Elle s'appelle Ruby

Cinéma

Comédie

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La note de Time Out:

<strong>Evaluation: </strong><span class='lf-avgRating'>3</span>/5

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L’avis de Time Out

Elle s’appelle Ruby, car il l’a prénommée ainsi. Elle, créature issue de son imagination à lui, écrivain et Pygmalion. Calvin est un jeune auteur à succès aux prises avec l’angoisse de la page blanche. Sur les conseils de son psy, il se met à imaginer l’héroïne de ses rêves. La muse fictive déclenche alors son inspiration... jusqu’au point de se matérialiser un beau jour dans sa cuisine. Deuxième film du duo Jonathan Dayton/Valerie Faris, à qui l’on doit le truculent ‘Little Miss Sunshine’, ‘Elle s’appelle Ruby’ est une histoire de couples : un couple de réalisateurs pour diriger le couple d’acteurs que forment, à l’écran comme dans la vie, Zoe Kazan (également scénariste) et Paul Dano (‘There Will Be Blood’, ‘Gigantic’, ‘Little Miss Sunshine’...).

Des films romantiques et fantaisistes à la sauce indé, on en a soupé, avec plus ou moins de délectation. Et pourtant, ‘Elle s’appelle Ruby’ parvient à rafraîchir le genre. Le ton, plutôt enlevé au départ, s’épaissit au fur et à mesure et monte en tension. Car si l’histoire se fonde sur du surnaturel, c’est bien l’enjeu de la relation amoureuse qui sert de propos central : comment passer le cap de l’idéalisation de l’autre, pour réussir à l’accepter et l’aimer tel qu’il ou elle est, et de là instaurer un lien et des sentiments plus authentiques ? A cette question, le film n’offre pas de réponse, mais propose un début de solution.

Si Zoe Kazan a voulu créer et interpréter un personnage plus profond qu’une simple fée mutine et ensorceleuse, Ruby demeure mystérieuse aux yeux du spectateur. Sa personnalité, dépendante de la volonté de Calvin, qui peut la modifier au gré de ses envies, en devient difficilement saisissable. Au final, c’est donc Calvin, l'auteur, qui s’avère le plus intéressant. Son interprète, Paul Dano, acteur sans équivalent dans sa génération, se promène dans le paysage cinématographique américain entre films indépendants et blockbusters, tel un électron libre. Ici, une facette plus légère de sa palette de comédien se révèle, toujours servie par une sensibilité complexe. Le film, même s’il aurait gagné à pousser plus loin son sujet, donne lieu à une réflexion tendre sur le syndrome amoureux et les difficultés qui vont avec. Pour les fleurs bleues, mais pas que.

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Détails

FR sortie :

Mer oct 3, 2012

Durée :

103 minutes

Casting et Equipe technique

Réalisateur :

Jonathan Dayton, Valerie Faris

Avec :

Valerie Faris, Paul Dano, Annette Bening, Steve Coogan

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