JEFF The Brotherhood • 'Hypnotic Nights'

Rock alternatif

JEFF The Brotherhood 'Hypnotic Nights'

La note de Time Out:

<strong>Evaluation: </strong><span class='lf-avgRating'>4</span>/5
 

L’avis de Time Out

Incroyable mais vrai, deux frangins du Tennessee ressuscitent le grunge des années 1990 avec une pincée de psychédélisme seventies. Nés en 2001, les JEFF The Brotherhood ont pris depuis quelques années le parti de mélanger le son lo-fi avec l’énergie du punk. Après avoir sorti une pléthore d’albums qu’ils renient depuis (à tort, car certains sont très bons), le groupe a peaufiné sa méthode en sortant coup sur coup 'Heavy Days' et 'We Are The Champions', deux superbes réussites où la guitare à trois cordes de Jake Orrall fait des merveilles. Sorte de shredder brut et peu intéressé par la technique, le garçon graisse ses guitares à la saturation. C’est sale juste comme il faut : les riffs percutent et l’impact sonore est violent. Même recette, ou presque, avec ce 'Hypnotic Nights', alternant bijoux punk comme "Staring At The Wall", titres plus pop tels que "Hypnotic Winter", et formidables bluettes grunge comme "Wood Ox" et ses chouettes « ah i ah i aye ». Plus étrange pour un fan du groupe, on entend même du sitar et du saxo sur "Region Of Fire" ! A leurs débuts, Jake et Jamill Orrall étaient plus foufous, capables de jammer de longues minutes psychédéliques en trippant sur un ou deux accords ultra saturés joués à fond. C’était bien. Ils se sont calmés. C’est toujours bien. Désormais, les chansons sont plus carrées, plus courtes, plus cohérentes, plus heavy. Elles sont même parfois aguicheuses, à l’image du single "Sixpack" et sa mélodie entêtante qui fait penser à du Weezer, ou de "Leave Me Out" et son cocktail nineties entre Nirvana, Presidents Of The USA et Bush. L’histoire ne dit pas si les JEFF The Brotherhood ont mis de l’eau dans leur vin pour enfin cartonner mais ils le méritent. Il est par ailleurs certain que le duo aimerait passer à la vitesse supérieure et c’est pourquoi les deux frères ont fait appel à Dan Auerbach pour produire 'Hypnotic Nights'. Le leader des Black Keys a étoffé la formule de JEFF The Brotherhood sans l’altérer, offrant à leur musique une opportunité de marquer les esprits. Dans la même optique, la distribution du disque est assurée par Warner alors que les précédents étaient uniquement produits par leur label familial Infinity Cat Recordings, qui continue toutefois d’héberger le groupe. Si 'Hypnotic Nights' n'est pas le chef-d’œuvre des frangins, il n'en reste pas moins une parfaite porte d'entrée dans leur univers, un univers rempli de bières, d'ados attardés, de flirts, et de foutue bonne musique.

Label : Warner Bros/Infinity Cat Recordings

Pour en savoir plus : http://www.jeffthebrotherhood.com/

>> Lire les autres critiques de notre dossier sur les meilleurs albums de 2012.

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