Last Barons • 'Cheval de Troie'

Scène française

Last Barons 'Cheval de Troie'

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L’avis de Time Out

Originaires de Coutances dans la Manche, quasi inconnus au bataillon qui participaient encore l’an passé au Tremplin des Vieilles Charrues, les Last Barons viennent tout simplement de sortir l’un des meilleurs albums de l’année. Si leur précédent 'Elephantyasis' était déjà remarquable, les musiciens franchissent ici une étape avec une assurance hallucinante. Qu’un groupe français ait réussi la fusion entre Alice In Chains, Queens Of The Stone Age et Faith No More laisse déjà pantois. Mais le plus étonnant reste le niveau de qualité qui traverse toutes les composantes de l’album. Qualité de l’écriture tout d’abord, qui fait de 'Cheval de Troie' une œuvre éminemment riche, facile d’accès par instants, plus complexe à d’autres. Certains titres n’auraient d’ailleurs pas à rougir dans la discographie de mastodontes (et on pense aussi à Mastodon, dont le morceau "The Last Baron" a inspiré le nom du groupe) du stoner, du metal ou du grunge. Qualité foudroyante de la production, qui a eu lieu au studio Sainte-Marthe à Paris du côté de Belleville, là où les Français de Kickback ont également enregistré. Qualité de l’exécution enfin, puisque tous les musiciens impressionnent par leur maîtrise : Julien Soler, caméléon vocal qui ressuscite la plupart du temps Layne Staley (il suffit d’écouter "Soul Grinder"), mais parodie aussi le Marylin Manson des débuts ("Shaman’s Warning Song") ou convoque pour notre plus grand plaisir Mike Patton ("The Violent Kind") ; Damien Landeau et David Mazeline aux guitares tricotent des riffs tout droits sortis de la cuisse de Josh Homme (putain, ces gimmicks sur "Going To Varzi" !) et n’hésitent pas à dégainer un bon vieux solo pour bien calmer tout le monde ; pour finir Ludovic Landeau à la batterie et Laurent Tostain à la basse composent une section rythmique du feu de Dieu. A la fois très cohérent et éclectique, le disque s’inscrit parfaitement dans l’esprit fusion rock des années 1990 que les Last Barons affectionnent. Il contient de grands moments dès le titre "Nomad Soul", puissant et intelligent, où les accords saturés sont accompagnés par des nappes de violon. Julien Soler y chante comme un crooner metal, à la manière d’un Patton auquel il emprunte aussi les costards dans le clip de "Ovies Aries". Le temps d’enchaîner un "Rubber Boots" agressif et un "Hidden Sun" insolite, plus groovy et tout en cuivres, voici venir deux apothéoses grunge : le dévastateur "The Violent Kind", où le groupe se permet quelques arabesques à la twang guitar façon surf rock avant d’enchaîner sur un riff dantesque à la Metallica. Il faut l’oser, et le réussir avec autant de classe. Puis c’est le parfait "Going To Varzi", lui aussi très chiadé, dont le hiatus dynamique entre refrain et couplet débouche sur de fantastiques parties de guitares, notamment un break bluesy et acoustique admirable. En réalité, chaque morceau se doit d’être écouté à l’envi si l’auditeur veut en découvrir toute la profondeur. Espérons que ce 'Cheval de Troie' porte bien son nom et s’insinue dans les pages des magazines et sur les ondes radio, car le problème de la France n’est pas le niveau de ses groupes mais encore et toujours la culture rock de ses médias et de ses élites.

Label : Klonosphère

Pour écouter et acheter le disque : http://www.lastbarons.fr/

>> Lire les autres critiques de notre dossier sur les meilleurs albums de 2012.

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