Les Sept Samouraïs, version restaurée

Cinéma

Action & Aventure

Les 7 Samouraïs

La note de Time Out:

<strong>Evaluation: </strong><span class='lf-avgRating'>5</span>/5

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L’avis de Time Out

De toute façon, il y aurait mille et une raisons de (re)voir ‘Les 7 Samouraïs’. La première, sans doute la plus évidente, est que le chef-d’œuvre de Kurosawa ressort en copie restaurée et en version longue, agrémenté d’une poignée de minutes et d’un interlude que les versions précédentes avaient ignoré. Bref, ‘Les 7 Samouraïs’ tel que Kurosawa l’avait pensé : voilà qui justifie largement un saut en salles, n’est-ce pas ? Cela dit, d’autres arguments viennent, pêle-mêle, pour s’y ruer. D’abord, le fait que ce monument du cinéma, matrice d’œuvres aussi diverses que ‘Les 7 Mercenaires’ ou ‘Star Wars’, et influence évidente de la majeure partie des films d’action à venir, n’a pas pris une ride : épique, drôle, shakespearien – carrément, oui – dans son crescendo et pour son sens de la fatalité, ‘Les 7 Samouraïs’ possède un ton inoubliable, héroïque et humble, de mythe à dimension sociale.

Le synopsis tient à la fois du conte et de la tragédie : au XVIe siècle, un petit village de province japonais se trouve ravagé par des hordes de truands. Terrorisés, les villageois demandent l’aide d’un samouraï qu’ils croisent, et qui se charge de recruter six comparses, afin de protéger le village et mettre les bandits en déroute. Dit comme cela, ça a l’air tout simple ; pourtant le souci du détail quant aux personnalités de chacun des héros rend passionnantes leurs interactions. En outre, le dernier samouraï à rejoindre la troupe, Kikuchiyo, est l’occasion pour son interprète, le génial Toshiro Mifune (acteur-fétiche de Kurosawa, qui joua dans pas moins de seize de ses films) de montrer l’étendue de ses talents : tour à tour flippant, hilarant, provocateur, anarchisant ou héroïque, le comédien parvient à synthétiser théâtre kabuki, arts martiaux et spontanéité zen avec une singularité époustouflante.

Enfin, sous ses dehors de magnifique fresque de près de 3h30, ‘Les 7 Samouraïs’ reste aussi, profondément, un film d’auteur : à la fois coscénariste, réalisateur et monteur, Kurosawa fut en effet présent à chacune des étapes de l’élaboration du film, lui conférant une densité thématique et une cohérence narrative extrêmement fortes. Bref, si vous ne l’avez pas vu, préparez-vous à prendre une claque. Pour ceux qui connaissent déjà le film, ce sera un plaisir renouvelé. Banzaï !

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Détails

FR sortie :

1991

Durée :

206 minutes

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