Sauve qui peut (la vie) (1979)

Cinéma

Comédie dramatique

Sauve qui peut (la vie)
 

L’avis de Time Out

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Sorti en 1980, ‘Sauve qui peut (la vie)’ marque le retour de Jean-Luc Godard au cinéma narratif, après plus d’une décennie d’anonymat militant – au sein du groupe Dziga Vertov – et la parenthèse vidéo de ‘Six fois deux (sur et sous la communication)’ et ‘France tour détour deux enfants’, co-réalisés avec sa compagne Anne-Marie Miéville.

Partant d’un scénario de Miéville et Jean-Claude Carrière, ‘Sauve qui peut (la vie)’ se divise en quatre parties : 1/ « L’imaginaire » : Denise Rimbaud (Nathalie Baye) décide de partir vivre à la campagne. Comme son nom l’entend, elle rêve d’ailleurs. Mais rencontre des difficultés. 2/ « La peur » : Paul Godard (Jacques Dutronc), son mari, refuse de quitter la grande ville, où il croit encore que la solitude peut être trompée. Paul et Denise achèvent de se séparer. 3/ « Le commerce » : Isabelle (Huppert) est une jeune fille venue de la campagne. Elle vit à Paris en se prostituant et enseigne à sa sœur le commerce du corps. Quelques très belles scènes drôles, cruelles et corrosives. 4/ « La musique » : les partitions de chacun de ces personnages se mêlent aux autres. Paul Godard sombre.

D’une crudité de ton qui le rapproche sensiblement de ‘Week-end’ (1967), ‘Sauve qui peut (la vie)’ est un peu le second « premier film » de Godard : celui qui le resitue publiquement, en termes esthétiques et politiques. Et le côté réjouissant, c’est qu’il n’a rien perdu de son cinglant ni de sa verve formelle. Mais en plus, ses images diffusent désormais une étrange mélancolie, notamment due ici à l’usage récurrent de ralentis, qui tiennent lieu de ponctuations narratives et visuelles. Quant au discours sur la prostitution (la partie d’Isabelle), il offre un regard aigu de moraliste à l’humour noir sur l’ensemble de la société marchande, qui n’est pas sans rappeler celui de ‘Vivre sa vie’ (1962). Bref, une étape de plus dans la passionnante carrière de JLG.

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