De Norma Jean... à Marilyn

Ajoutez à votre coupes de coeur
0 J'aime
1/6
Alfred Eisenstaedt, 'Marilyn on Patio Outside of Her Home', Doheny Drive, Los Angeles, 1953 / Courtesy de la galerie de l'Instant
Alfred Eisenstaedt, 'Marilyn on Patio Outside of Her Home', Doheny Drive, Los Angeles, 1953
2/6
Bert Stern, 'The Last Sitting (Pearls)', 1962 / Courtesy de la galerie de l'Instant
3/6
Joseph Jasgur, 'Frank & Joseph’Advertising', Los Angeles, 1945 / Courtesy de la galerie de l'Instant
4/6
Andre de Dienes, 'La Mort', Malibu Beach, California, 1946 / Courtesy de la galerie de l'Instant
5/6
Ed Feingersh, 'Shooting for Redbook', New York, 1955/ Courtesy de la galerie de l'Instant
6/6
Milton H. Greene, 'Black Session', New York, 1956 / Courtesy de la galerie de l'Instant

Les icônes éteintes du rock, du cinéma et de la mode peuvent toujours compter sur la galerie de l'Instant pour se glisser sous les projecteurs et faire quelques étincelles. Après Steve McQueen l'an dernier, c'est au tour de Marilyn Monroe de se figer, cet automne, dans l'éternité vaporeuse du glamour des années 1950.

De la nudité voluptueuse et elliptique prélevée par Bert Stern, à l'élégance désinvolte de la vedette immortalisée par Milton H. Greene, la comédienne, tantôt intime et secrète, tantôt d'une extravagance rugissante, se dévoile sous (presque) toutes ses coutures au fil de cette brève exposition. Gravitant autour des clichés de Stern et d'Alfred Eisenstaedt (les plus connus et les plus nombreux), la crinière peroxydée papillonne devant les objectifs d'une douzaine de photographes. Qu’elle soit sculptée dans le noir et blanc des clichés d'Andre de Dienes, John Ioengard ou Joseph Jasgur, Monroe semble toujours osciller entre une sensibilité qui laisse transparaître une réalité spontanée, parfois mélancolique (celle de Norma Jean ?), et ce masque emblématique, désarmant, qui ne semble plus vraiment lui appartenir (Marilyn ?).

En découle un bel éventail d'expressions, de poses et de situations, galvanisé par les différentes énergies, plus ou moins complices, qui circulent entre le modèle et ses photographes. Mais aussi plaisante soit-elle, la sélection nous laisse dubitatifs. Une question nous titille : peut-on encore surprendre, interpeler ou innover avec des portraits de Marilyn ? Difficilement. Et certainement pas sans faire le moindre effort de présentation ou la moindre tentative d'apporter un éclairage inattendu sur le sujet. Il faudra vraiment être un admirateur inconditionnel pour se laisser charmer, faire abstraction du propos archi-convenu, un brin racoleur, et se contenter de cet accrochage, chaotique, qui trahit une intention de faire vitrine bien plus qu'une volonté de faire exposition. Bref, un hommage sans saveur qui reste, pour les Marilynomanes, une occasion de voir, peut-être, quelques portraits pour la première fois. Et se rappeler que candide, sensuelle, douce, sculpturale et furieusement vive, Marilyn Monroe savait être l'une, l'autre ou toutes ces choses à la fois – avec une grâce et une aisance inégalables.

> Horaires : du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 14h30 à 18h30

Site Web de l'événement http://www.lagaleriedelinstant.com
LiveReviews|0
1 person listening