Lorna Simpson

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'Chess', 2013 / Courtesy de l’artiste, Salon 94, New York, et Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles / © Lorna Simpson
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'Chess', 2013 / Courtesy de l’artiste, Salon 94, New York, et Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles / © Lorna Simpson
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'Stereo Styles', 1988 / Collection Melva Bucksbaum et Raymond Learsy / © Lorna Simpson
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'Momentum', 2010 / Courtesy de l’artiste, Salon 94, New York, et Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles / © Lorna Simpson
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'Please remind me of who I am', 2009 / Collection Isabelle et Charles Berkovic / © Lorna Simpson
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'Waterbearer', 1986 / Courtesy de l’artiste, Salon 94, New York, et Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles / © Lorna Simpson
'Waterbearer', 1986
Jeu de Paume, 1er arrondissement mercredi 29 mai 2013 11:00 - 19:00
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Nom : Simpson, Lorna. Sexe : féminin. Nationalité : américaine. Couleur de peau : noire. Profession : artiste dont le statut de femme-américaine-noire traverse l’ensemble de l’œuvre, au point d’en constituer la moelle épinière. Photographe et vidéaste, Simpson explore depuis plus de trente ans les notions d’identité (raciale, sexuelle, sociale…) et d’histoire collectives. Si, à ses débuts dans les années 1980, elle travaille surtout avec un modèle, c’est désormais elle-même que la New-Yorkaise met le plus souvent en scène, dans des œuvres aux noirs et blancs tranchants qui lorgnent toujours vers le dédoublement, le déguisement, le travestissement. Ici, elle se clone en se glissant dans la peau de joueurs et de joueuses d’échecs vêtus de costumes des fifties (‘Chess’, une exploration du culte de la personnalité réalisée spécifiquement pour l’expo, en clin d’œil au ‘Five-Way Portrait’ de Marcel Duchamp) ; ailleurs, elle compare des touffes de cheveux pour interroger leur « personnalité ». Saisis tantôt de face, tantôt de dos, les personnages qu’elle imagine se multiplient et se répètent jusqu’à ce que leurs particularités s’effacent. L’individu vient incarner le groupe : le visage de Lorna n’est plus vraiment le sien, mais celui de toute une minorité.

Qu’elle associe des textes (des bouts de phrases qu’elle a entendues aux infos, des bribes de conversations qu’elle a perçues ici ou là) à ses photos pour en faire des sortes de contes philosophiques, qu’elle crée des sérigraphies pour évoquer la sexualité dans l’espace public ou qu’elle dégote des images d’archives pour imiter, avec ironie, les poses de coquettes photographiées dans les années 1950, Lorna Simpson cherche toujours à défricher les souvenirs de la communauté afro-américaine des Etats-Unis, et à souligner les vieux stigmates qui lui collent encore aujourd'hui à la peau. Sa révolte et son sens critique s’expriment au premier degré, rappelant un peu les luttes ethniques et féministes des années 1960-1970, dont le message s’échinait à frapper le spectateur de plein fouet, sans détours. Et pourtant, malgré son évidence et sa limpidité, on peine parfois à entrer dans ce parcours qui ressemble davantage à une proposition de réflexions, distillées dans des symboles et de belles images, qu’à une véritable exposition personnelle. La faute, peut-être, à un manque d’explications (même les traductions des textes de Lorna Simpson n’ont pas été mises en évidence – il faut aller les chercher sur des cartons placés à l’entrée de chaque salle) et à une œuvre finalement assez lisse qui aurait tendance à se calfeutrer dans ses codes et ses références. 

> Horaires : le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h

Nom du lieu Jeu de Paume
Contact
Adresse 1 place de la Concorde
8e
Paris

Heures d'ouverture Le mardi de 11h à 21h et du mercredi au dimanche de 11h à 19h
Transport Métro : Concorde ; Bus : 24, 42, 72, 73, 84 ou 94
Prix De 5,50 à 8,50 euros