Parisienne en été

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© Roger-Viollet
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© Gaston Paris

Baignade dans la Seine, près du Pont-Neuf. Paris, vers 1935. Gaston

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© Roger-Viollet
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© Roger-Viollet
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© Camille Tissot
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© Gaston Paris

"La Fête de l'Eau". Piscine Molitor, Paris (XVIEme arr.), vers 1930.

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© Boris Lipnitzki

Dames prenant le thé dans le jardin de l'hôtel Ritz. Paris, vers 1930.

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© Camille Tissot
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© Albert Harlingue

Familles au Bois de Boulogne. Paris, vers 1925.

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© LAPI / Roger-Viollet

Pré-Catelan, Paris, juin 1941.

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© Roger-Viollet

Paris, août 1958.

« Passent les jours et passent les semaines. Ni temps passé. Ni les amours reviennent. Sous le pont Mirabeau coule la Seine. » C’est l’été 1920 à Paris et le moment est venu de se jeter à corps perdu dans la Seine. Avec des mots, comme Guillaume Apollinaire, ou pour de vrai. Une idée qui a sans doute titillé tout Parisien au moins une fois dans sa vie, dès que le thermomètre commence à grimper. Eh bien il y a encore soixante-dix ans, c’était tout à fait possible. Ainsi, il n’était pas rare de croiser un homme en train de piquer une tête face à Notre-Dame, des enfants barboter sous le pont Neuf ou des femmes exposer leur premier bikini près du Louvre… Un temps forcément idyllique présenté dans l’exposition ‘Parisienne en été’ à la Cité de la mode et du design, qui met en avant 48 clichés en noir et blanc des photographes Boris Liptnitzki et Henri Roger, de l’agence Viollet-Roger, pris entre 1880 et 1960. Un parcours en libre accès et en extérieur, qui permet d’admirer ces photos de bain tout en profitant d’une vue directe sur le quai d’Austerlitz.

De ces œuvres conservées par la Parisienne de Photographie, on retiendra surtout ce sentiment de bien-être fixé sur la pellicule, ces instants de bonheur captés pour toujours : l’abandon du corps au plaisir simple, les rires de femmes pris sur le vif, le mouvement d’un visage cherchant le soleil. Des clichés originaux puisqu’ils s’éloignent des cadres classiques et conventionnels au profit d’un angle de vue plus intimiste, voire par moments légèrement voyeuriste. Ces photos, mises bout à bout, illustrent parfaitement le vent de légèreté qui plane à Paris pendant l’été, l’insouciance même, retrouvée dans des plaisirs et loisirs simples : tremper les pieds dans la fontaine de la Concorde, se retrouver à la piscine Molitor pour la fête de l’eau, se balader dans Montmartre, s’endormir au bois, faire voguer des maquettes de bateaux aux Tuileries, se délecter sur les pierres chaudes des berges…

De quoi faire un bond dans le temps bien agréable, et imaginer les vacanciers de passage et les Parisiens avertis croisant dans le même temps les cyclistes en maillot et les dandys en décapotables. Une vision de charme idéaliste et positive, qui profite des effets du blanc pour retranscrire cet ensoleillement du bonheur parisien.

> Tous les jours de midi à minuit. Entrée libre

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