Expositions • Chamarande VS Versailles

Deux escapades d'art contemporain en région parisienne pour l'été

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L'art contemporain s'invite aux châteaux de Versailles et de Chamarande tout au long de l'été, histoire de passer un gros coup de plumeau sur les vieilles pierres d'Ile-de-France. Deux monuments historiques pour deux visions totalement différentes de la création actuelle. A l'ouest de Paris, chez le Roi soleil, on paye son entrée 15 euros, on se promène, on admire mais, attention, on ne touche surtout à rien : après Koons et Murakami, l'artiste lusophone Joana Vasconcelos investit le domaine avec une série d'œuvres monumentales inspirées des arts déco portugais, magnifiées par l'aura de musée qui règne sur les lieux. Au sud de la capitale, du côté de Chamarande, l'heure est au contraire aux expositions collectives et à l'interaction avec le public. On ne paye rien, on se balade librement et surtout, on sème la zizanie en s'appropriant un ensemble d'œuvres « praticables » dispersées dans le parc et le palais. Barbecues, hamacs, tables, sauna, chaises à bascule géantes... Dans cet immense domaine situé à l'orée de la forêt de Fontainebleau, l'art contemporain se mue en objets fonctionnels, cocasses ou poétiques, façon jeu de piste bucolique. Chemin faisant, grâce aux contributions audacieuses et intelligentes d'une flopée de jeunes artistes, on y prend aussi un bon bol de culture, farniente et réflexions (sur l'écologie, l'esthétique, le monde actuel) se croisant et s'entrecroisant à l'envi au fil de cette escapade, idéale pour une sortie en famille ou entre amis, avec séance de bronzette intégrée, pause pique-nique obligatoire et barques à disposition le long du canal.

Autant dire que les deux expériences sont pour le moins distinctes : entre prestige et fantaisie agreste, il va falloir choisir. On a adoré la détente ludique de Chamarande, mais Versailles reste Versailles, flamboyant, grandiose et enfin (quoique timidement) prêt à s'ouvrir aux extravagances de l'art d'aujourd'hui. Alors, à défaut de trancher, on vous aide à peser le pour et le contre de ces virées culturelles et champêtres à portée des lignes C5 et C6 du RER. En vous conseillant, quoiqu'il arrive, de sauter dans le train !


J. Vasconcelos au château de Versailles

  • Note: 3/5

Art contemporain, le retour. Dans le sillage de Jeff Koons, Takashi Murakami, Xavier Veilhan et Bernar Venet, Joana Vasconcelos est venue mettre un coup de pied dans les fourmilières cousues d’or du château de Versailles. De la chambre de la reine aux jardins, l’artiste lusophone a saupoudré la demeure des rois d’objets inspirés de la culture populaire et des arts déco portugais, à grand renfort de dentelles, de tissages et d’objets du quotidien. Du fado (musique traditionnelle du cru) à fond les baffles dans le palais de Louis XIV : de quoi scandaliser une fois de plus les puristes, faire débat chez les conservateurs du Patrimoine et infuser un peu de couleurs « sacrilèges » dans la cour de France... La suite

  1. Château de Versailles Place d'Armes, 78000
  2. Jusqu'à dimanche 30 septembre 2012
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'Salons' au domaine de Chamarande

  • Note: 4/5
  • notre sélection
  • Gratuit

Vous croyez dur comme fer que l’art contemporain ne sert strictement à rien ? Le domaine de Chamarande, blotti à l’orée de la forêt de Fontainebleau en Essonne, vous prouve le contraire cet été avec une série d’œuvres « praticables ». Entre sauna travesti en salle de projections, tables-hamacs pour vous dorer la pilule et barbecues rectangulaires plantés dans le parc en rang d’oignon – un habile clin d’oeil aux sculptures minimalistes de Donald Judd –  pour griller vos merguez, la saison est à la détente et à l’art fonctionnel. Mais pas seulement : derrière ses airs de jeu de piste farfelu, l’exposition collective qui investit parc et château regorge surtout de poésie et d’intelligence... La suite

  1. Domaine de Chamarande 38 rue du Commandant Maurice Arnoux, 91730
  2. Jusqu'à dimanche 30 septembre 2012
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Un été à Paris

Ca y est, les jupes raccourcissent, les bouches de métro dégagent leurs premières bouffées de sueur et vous êtes sur le point de vous apercevoir que votre ventilateur antédiluvien (celui qui ne brasse de l'air que 4 jours sur 365) est (encore) en panne. Eh oui, l'été arrive, et même si


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