Bars pas chers : le top 10

Nos bars de quartier préférés, pour payer sa tournée sans vider ses poches.

Qu'ils sont doux avec nos fins de mois ces bars de quartier, ces vieux troquets qui parfois ne payent pas de mine, mais dans lesquels on se sent toujours bien. Ils sont souvent tenus par un patron ou une patronne charismatique qui connaît par cœur ses habitués et ne laisse personne s'échapper avant d'avoir payé sa tournée. Finalement, ce sont les meilleurs rades. Il y en aura toujours des plus beaux, des plus modernes, des plus clinquants, des meilleurs, mais peu importe. On a tous quelque part dans le cœur un comptoir qui résonne, comme un joyeux bordel. Vous avez sûrement le vôtre à l'angle de votre rue, qu'aucun guide n'a répertorié (et tant mieux). Le jour où vous ne serez pas à côté, voici quelques idées pour descendre un demi à petit prix.

Bars

Aux Folies

Ce bar est une institution à Belleville, toute la jeunesse de ce quartier animé s'y retrouve à toute heure, devant un petit noir pour feuilleter son journal l'après-midi ou pour prendre l'apéro le soir venu. Le Folies porte le nom d’une guinguette qui existait aux portes de Paris au XVIIIe siècle, lorsque le quartier s’appelait la Courtille et que le carnaval de Paris déchaînait les foules. Aujourd’hui ce bar n’est plus aussi bucolique, les rues ont remplacé les vignes, mais l’endroit est tout aussi populaire.

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Bars

Le Dude

The Dude. Ou His Dudeness. Ou The Duder. Ou El Duderino. Comme il vous plaira, mais certainement pas Lebowski, ça colle la poisse... On l’avait un peu fantasmé, ce bar rue Saint-Maur, ce rade qui s’annonçait comme le repère du super-lazy, méga-cool Dude des frères Coen. Pour commencer, on s’attendait à un tapis étalé là, sur le sol, et puis on avait aussi imaginé (oui, on est très optimiste) une piste de bowling, des quilles et des boules. Alors forcément, en arrivant on est un peu déçu par la décoration simplette du lieu. Hormis quelques accessoires de bowling posés sur une étagère et quelques affiches à la gloire du Dude, rien de très percutant. Rien qui ne reflète vraiment la quintessence de l’homme au peignoir, aux cheveux gras et aux lunettes de soleil. Mais qu’importe. Ce bar n’a pas besoin de colifichets : il y règne une atmosphère si relax que vous avez immédiatement envie de vous crasher dans l’un des fauteuils disponibles pour vous gratter le ventre en bâillant, un verre de russe blanc à la main. Dans un premier temps, on se demande s'il est possible – temps difficiles obligent – de payer nos breuvages avec des chèques en bois. Heureusement, le début de l’happy hour retentit (18h-21h). Sauvés par le gong, on réalise soudain que d’une, les verres sont moins chers et que de deux, les verres ne sont vraiment pas chers. Des pintes à 2,50 €, des verres de pastis et de vin à 1,50 €, tous les cocktails à 4 €… On ne sait plus où donner de la tête, mais l'on sait désormais

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Bars

Grand Hôtel de Clermont - Chez Ammad

Le Grand Hôtel de Clermont est un rade « dans son jus » comme on n'en fait plus, fidèle à lui-même depuis au moins cinquante ans, également appelé "Chez Ammad". Et pour cause, une équipe familiale – Ammad et son fils – réservent un accueil très chaleureux à leurs clients : une faune locale très « folklo » constituée de petits vieux du quartier pleins de gouaille, des excentriques et quelques habitués qui connaissent cette perle. Sous son plafond bas, on découvre un zinc à l’ancienne avec des fresques et des tableaux sans âge au mur. On ne s’ennuie jamais ici, la conversation est toujours animée, les consos données et la musique brésilienne/funk/jazz invite souvent à danser après quelques verres. Les toilettes sont à l’ancienne, dans la cour, pas très propres donc, avec des dessins rigolos sur les murs.

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Bars

La Cordonnerie

Il y a quelques années, ce petit rade dans l’ombre des peep-shows et des sex-shops était le refuge des habitants du quartier à la recherche de plaisirs moins charnels, mais plus alcoolisés. Avec ses happy hours proposant la pinte probablement la moins chère de tout Paris, des cocktails et des rhums arrangés à prix plancher, des bières importées et ses couscous gratos le jeudi et le samedi, cette vieille taverne populaire a commencé à attirer une clientèle jeune en quête de bons plans.

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Bars

Le Dix Bar

Ce rade de quartier est miraculeusement conservé dans son jus (de sangria) depuis 1955. Difficile de faire plus authentique que ce micro-bar et sa cave qui sentent le renfermé, couverts d’affiches patinées par la nicotine. Les clients glissent quelques euros dans la fente, et un jukebox de collection se réveille pour jouer des tubes d’un autre temps, du Goldman, Brassens, Ferré... Les barmans moustachus, bourrus mais sympathiques sont là pour recadrer ceux qui braillent trop fort sur la musique, et pour essuyer la sangria maison qu'on renverse sur les tables après quelques tournées. La carte n'est pas des plus élaborées : à part quelques bières en bouteille et des tartines au chorizo ou fromage, ça sera sangria et sangria ! Elle est bonne, fruitée, pas chère, et on en redemande toute la soirée.

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Restaurants

Le Drapeau de la Fidélité

Pour trouver une petite place ici, il faudra jouer des coudes, se contenter d’un bout de table peut-être, et venir tôt (la cuisine ferme à 20h30, l’établissement à 22h). Mais le jeu en vaut largement la chandelle. Ouvert depuis 1985, ce restaurant caché dans une ruelle du 15e arrondissement n’a quasiment pas augmenté ses prix en vingt-cinq ans (la bière à 1,50 euros, qui dit mieux ?). Le patron, Monsieur Quan, ancien professeur de philosophie vietnamien, propose une cuisine simple et copieuse dans un décor hautement improbable. Les murs boisés sont tapissés de romans et d’essais métaphysiques, l’ancien drapeau de l’Etat du Vietnam flotte fièrement au-dessus du bar (le tenancier, débarqué en France en 1976 avec le statut de réfugié politique, n’est pas franchement fan des communistes) et l’interrupteur des toilettes déclenche une radio qui, pour accompagner votre moment d’intimité, crache le meilleur de la variété française des années 1980. Un joyeux bordel donc, mais peu importe, ici on aime la convivialité et la bonne humeur. Côté assiette, tout est à 6 euros (5 pour les étudiants et les chouchous du cuisinier) : bo-bun aux spaghettis, assortiment de nems, porc au caramel, entrecote et frites, etc. Les quelques plats au menu sont sans prétention mais maîtrisés et généreux. D’autant plus qu’ici, il ne s’agit pas seulement de se remplir la panse (même si vous sortirez largement repu). En effet, si l’envie vous prend de vous nourrir l’esprit, les essais philosophiques de Monsie

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Bars

Au Clair de Lune

Entre Château Rouge et Montmartre, au pied de la butte, le Clair de Lune est un bar sans prétention, toujours très animé en soirée, où les habitants du quartier aiment se retrouver à l'heure de l'apéro pour papoter. On profite de la longue happy hour de 18h à 22h, pendant laquelle on sirote des pintes de Stella à 3,5 €, des pintes de Leffe, de bière blanche à 4,70 € ou des cocktails à 5 €. Quelques vieilles affiches d’époque ont échappé à la rénovation du lieu il y a quelques années, tandis que les poufs orange et les tables seventies sont toujours là. On aime le néon rose au-dessus du comptoir à l’ancienne donne bonne mine,  les serveurs adorables qui connaissent tout le monde, la clientèle de bobos et de vieux habitués et les prix plancher. Dans ce coin de la salle, des petits groupes se produisent de temps en temps. Devant, une véranda donnant sur la rue propose des tables hautes et devient un coin fumeur en été, quand elle est entièrement ouverte. Les soirs de match, un écran attire une foule plus masculine qu’à l’ordinaire. Quand les télés sont éteintes, la programmation musicale funk/soul/reggae est vitaminée. 

La note de Time Out
  • 3 sur 5 étoiles
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Bars

Charlie

Que peut-on bien faire avec deux balles ? Jongler ? Trop compliqué. Charlie a trouvé un jeu bien plus plaisant : avec deux « balles », on paye des bières à ses copains. Imaginez-vous à cinq sur une table, dans la capitale, votre banquier a tenté de vous joindre cinq fois, et tout le monde a soif. Les règles, on les connaît bien mais on ne peut les appliquer tant qu’il n’y a pas le terrain. Après prospection, on a peut-être une solution. Et c’est Charlotte qui nous donne la réponse. Pour tenir le pari d’une bière accessible, elle contacte ses fournisseurs qui la conseillent sur une bière allemande, la Leeft. La biérologie n’en ferait pas son emblème mais elle est d’une qualité tout à fait convenable. En juillet 2014 ouvre « Charlie et sa bière à deux balles », slogan qui prête son nom à la devanture ainsi qu’à la nouvelle tireuse. Cette découverte nous fait pousser de petits bonds d’excitation. Enfin ! Enfin un endroit où notre porte-monnaie peut se mettre à l’aise et s’étaler dans un large canapé en cuir en sympathisant avec une bière ou un cocktail. La règle du 2 € le demi et 4 € la pinte à toute heure, fait de la tournée d’amis notre jeu favori. Les guitares laissées à disposition donnent le ton sur lequel le lieu a envie de jouer : grattons, buvons et sympathisons. Le houblon, bien que chouchouté, n’est pas l’enfant unique de la maison. L’autre curiosité se trouve sur la liste au-dessus du bar : les cocktails. On en trouve deux sortes, d’une part, les classiques (tels q

La note de Time Out
  • 4 sur 5 étoiles
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Chez Georges

Ne comptez pas ressortir d'ici sans tache de vin sur vos habits ! Le soir, dans cette cave à vin voûtée toute en pierre, cachée au cœur du quartier huppé de Saint-Germain-des-Prés, des étudiants branchés s'encanaillent comme des ouvriers. Ils dansent collés à la sueur de leurs voisins ou même sur les tables quand le sol est déjà trop densément occupé, et ils boivent, ils trinquent, ils chantent à tue-tête des chansons françaises, comme un hymne à la gloire de Bacchus, à fond les ballons de rouge ! Georges, qui tenait cette authentique taverne française depuis toujours, ne patine aujourd’hui son zinc qu'avec son coude, qu'il soulève allègrement à la moindre occasion. Chez Georges est une institution « depuis 1952 », lit-on sur sa façade. Une cave à vins comme il en reste peu, qui a gardé son charme d'antan avec ses photos de célébrités oubliées jaunies par la nicotine et son horloge Raphaël Quinquina, aussi désuète que cet apéritif qui était à la mode au siècle dernier. Dans la torpeur de l'après-midi, on entend encore son « tic-tac » qui ponctue le silence des parties d'échecs auxquelles s'adonnent certains habitués l'après-midi. Le soir venu, ne vous laissez pas décourager par le monde, il faut parfois attendre avant de descendre à la cave.

La note de Time Out
  • 5 sur 5 étoiles
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Bars

Le Mauri7

Souvent opposé à son rival d’en face, le très branchouille Chez Jeannette, le bar Mauri7 en est le parfait antipode : quand le premier ne désemplit pas et compte une clientèle guindée dans un cadre précieux, le second offre toujours une petite place au milieu d'un public varié, dans un environnement plutôt kitsch et tendrement moche. Aux murs, des pochettes de disques ringards entourent des affiches de cinéma, tandis que derrière le comptoir, un néon rouge pas très glamour déroule le nom du bar. Et pourtant, on aime le Mauri7.

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Commentaires

4 comments
Nomis N
Nomis N

Le rivolux au 16 rue de rivoli. Pinte de bière de spécialité belge a 5€ pendant l'happy hourra de 18h à 21h (22h30 le jeudi) et les cocktails aussi. Ambiance rockńroll au coeur du marais, on ne s'y attend pas du tout. Belle terrasse.

romain D
romain D

le cafe le voltaire métro oberampf fait un happy hour jusqu'a 2h00 du mat pinte de pelforth a 4,50

Dominique L
Dominique L

Ya le café des antiquaires Paris 9, cest toute la soirée la pinte a 3,5 et le cocktail a 5€

Christisdevil
Christisdevil

Je suis désolé mais le bar Ourq est cher! 5-6 euros pour une pinte de bière, ça n'a rien de donné. C'est le prix régulier sur paris. Seul le vin est bon marché (mais ce n'est pas de la qualité, bien sûr).