Les meilleurs cafés pour se changer les idées

Culture, bière et spectacles à portée de bourse

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Depuis la fermeture de Megaupload, vous ne pouvez plus télécharger gratuitement des films obscurs, des albums rares ou la dernière série humoristique américaine ? Qu'à cela ne tienne, la culture, on la trouve aussi dans les rues de Paris, à l'intérieur de cafés ou bars qui ont fait vocation de partager librement une modeste part de notre patrimoine. Ces endroits mettent toute leur passion à proposer des concerts de groupes prometteurs, des spectacles d'impro euphorisants, des projections de films pointus ou encore des livres à bouquiner, sans que vous ayez à débourser un centime. La culture à portée de tous, « in real life » donc, qui retrouve sa fonction de lien social et humain. Rien de mieux pour faire des rencontres, et une fois que vous aurez goûté à ces cafés un peu particuliers, vous ne pourrez plus vous en passer.


L'Oya

Oyez ! L’Oya est un bar atypique dans un quartier qui n’en compte pas tant que ça, le 13e arrondissement au niveau du métro Gobelins. Moins bar que café récréatif, on s’y rend plus volontiers à l’heure du goûter pour tester l’un des 500 jeux de société que contient l’endroit. Venus du monde entier, chinés par les propriétaires eux-mêmes en vrais passionnés, ces jeux couvrent un si large éventail (sport, stratégie, réflexion, hasard, adresse, mémoire, culture) que tout le monde y trouve son compte. Pour 5 euros, vous pourrez boire un verre et jouer à celui de votre choix sans limites, il faudra ajouter 3 euros pour chaque nouveau jeu. Les patrons du café, eux, se feront une joie de vous expliquer les règles, ce qui, avouons-le, permet d’économiser du temps et des querelles infinies à propos de l’alinéa 3 de l’article numéro 4. Précisons pour finir que les jeux sont également disponibles à la vente, pour des prix qui varient du modique au très cher quand il s’agit d’une belle et imposante rareté. Une adresse à connaître, en somme.

  1. 25 rue de la Reine Blanche, 13e
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© Emmanuel Chirache

© Emmanuel Chirache

La Gouttière

Kamel et Barth ont aménagé ici un coin de Sud, à deux pas de la rue Oberkampf. Grâce à ce duo toujours de bonne humeur, l’ambiance est décontractée, on finit souvent par pousser les tables pour danser sur n’importe quoi dans une atmosphère très festive, surtout le week-end. On peut y manger une cuisine kabyle délicieusement préparée à partir de recettes de famille (couscous, tagine, bricks...), mais aussi des plats français et des salades qui sont bons et peu chers. Le concept du café en lui-même est intéressant : il organise des expos, pièces de théâtre, concerts et des tournois de tarot et de belote couinche marseillaise. Le grand rendez-vous des habitués est le bal du premier samedi de chaque mois, où un trio guitare-basse-chant reprend des hits qui groovent, de Michael Jackson à Beyoncé.

  1. 96 avenue Parmentier, 11e
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© Chloé Chester

© Chloé Chester

Karambole Café

Cosy par sa taille mais minimal dans sa déco, le Karambole est un bar-restaurant qui accorde autant de soin à la musique qu’aux tapas. Donc prêtez vos papilles pour des petits plats tendances à partager comme les croquetas au chorizo ou des rouleaux d’aubergine au chèvre frais et au romarin (3 euros la portion). Les grandes faims seront apaisées par le plat du jour ou un copieux hamburger. On nous émoustille également les oreilles avec un programme de musique groovy. House, minimale, électro, dubstep : des DJ’s ou des compositeurs électroniques issus des labels indépendants et underground nous livrent des beats pointus et des basses lourdes. Le Karambole réserve aussi une grande place aux sons funk, soul et hip hop. Le Karambole Café fait un grand effort dans la promotion des cultures actuelles à travers des expos photo (vernissages le premier mercredi du mois), des conférences sur la musique et des projections de courts métrages (infos sur la page myspace).

  1. 10 rue Hégésippe Moreau, 18e
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© Emmanuel Chirache

© Emmanuel Chirache

Le Vieux Léon

Autour des Halles, on ne peut pas dire que les bars donnent une furieuse envie de s’arrêter boire un verre. Souvent peu accueillants, coincés entre deux kebabs, froids et fréquentés par les consommateurs du forum, ils invitent le badaud à passer son chemin sans demander son reste. Mais c’est compter sans le Vieux Léon, petit bar de quartier sympathique qui vous tend ses bras pleins de pintes bon marché, de planches de charcuterie et de concerts gratuits. Mieux, le bar accueille également un blindtest hebdomadaire avec une bouteille de champagne offerte au mélomane le plus averti. Attention, celui qui gagne doit organiser le blindtest suivant, en prenant soin de trouver des questions bonus un brin tatillonnes. L’hiver, les batailles acharnées autour de l’auteur original d’une reprise ou du film d’où provient une chanson permettent de se réchauffer, tandis qu’en été la terrasse offre un coin de soleil réparateur.

  1. 18 rue de la Grande Truanderie, 1er
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Champmeslé

Champmeslé

La Champmeslé

La Champmeslé, Marie de son prénom, était une actrice tragédienne française du XVIIe siècle, qui joua notamment au théâtre du Marais le rôle de Vénus, dans la comédie pastorale-héroïque La Fête de Vénus de l’abbé Claude Boyer. A part cette anecdote ? Aucun lien avec ce bar ! Ouvert dans les années 1980 par Josy, La Champmeslé est le plus ancien bastion lesbien de la capitale et a gardé l'autorisation d'ouvrir jusqu'à 4h du matin. Il accueille aujourd’hui aussi bien des filles que des garçons sans délit de faciès, car il reste hors des modes du Marais. Ici on est très LGBT, les trans, les bi, et les hétéros sont aussi les bienvenus. Josy est toujours là, aussi accueillante qu’aux premiers jours. Chaque mois de nouveaux tableaux de jeunes artistes sont exposés donnant un bol d’air à la déco, et des cabarets lesbiens sont régulièrement programmés. Le mardi, venez vous faire tirer les cartes du Tarot de Marseille par Patricia à partir de 19h.

  1. 4 rue Chabanais, 2e
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L'Entrepôt

L'Entrepôt E.P.

L'Entrepôt

Dans le désert culturel du 14e arrondissement, l’Entrepôt est une véritable arche de Noé musicale et cinématographique. Une oasis qui draine une faune hétéroclite d’habitués : quelques bobos parisiens et autres cinéphiles du quartier attirés tantôt par le bar-restaurant et son luxurieux jardin, tantôt par la programmation exigeante des trois petites salles coincées au sommet de quelques marches d’escaliers.
Concerts, lectures, expositions… L’atmosphère décontractée et le joyeux programme attirent chaque soir côté Pernety de nombreux Parisiens. Une salle née en 1971 sous l’impulsion de Frédéric Mitterrand, et qui n’oublie pas ses jeunes spectateurs. Mercredis et samedis sont ainsi dédiés au cycle « Ecran animé » pour découvrir en douceur toutes les facettes du septième art et ceci bien sûr autour d’un petit goûter.

  1. 7-9 rue Francis-de-Pressensé, 14e
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Z'indems café

Z'indems café DR

Z'indems Café

Juché au sommet de la rue de Bagnolet, le Z’indems Café est une petite perle : un bar de quartier à la fois bobo et authentique. Plein d’animations, il vaut le détour malgré son éloignement du centre. L’intérieur art déco du bar est conservé, et si les murs portent les témoignages des décennies passées, le lieu n’a pas dépéri. Au contraire ! Il s’est bonifié comme un bon vin. Des jeunes, des vieux, des habitués s’accoudent au bar ou s’installent à des tables pour papoter autour d’un verre.
Le week-end, des concerts soul, funk, jazz, reggae, chanson ou folk y sont programmés. Et de temps à autre, des documentaires y sont projetés. En 2012, l’équipe du Café des Artistes dans le 14e arrondissement va reprendre le Z’indems. On ne sait pas encore si l’esprit du lieu sera conservé et quels changements seront effectués, mais le café prendra sans doute une forme plus chic et raffinée. Heureusement, le zinc et le vieux carrelage à fleurs ne bougeront pas : ils sont répertoriés au patrimoine national. On espère que la diversité de la clientèle ne changera pas trop non plus.

  1. 144 rue de Bagnolet, 20e
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© Emmanuel Chirache

Gossima ping-pong bar

  • Note: 4/5
  • prix: 2/4
  • notre sélection

« Houla, ça fait au moins quatre ans que je n'ai pas joué au ping-pong ! » Voici sans doute la phrase de mauvaise foi que vous direz en entrant au Gossima, premier bar dédié au tennis de table à Paris. Oui, incroyable mais vrai, il n'existait jusqu'alors aucun établissement où bière et ping-pong allaient de pair, alors qu'on en trouve depuis longtemps ailleurs (New York, Londres, Berlin, Stockholm et on en passe -ing shot). Situé à Ménilmontant, dans la prolongation de la rue Crespin du Gast qui accueille depuis peu le Perchoir, ce bar s'est construit sur les ruines d'un ancien garage, ce qui explique la taille non négligeable des locaux. Et heureusement, compte tenu qu'il vous faudra pas mal de recul pour envoyer quelques bon revers top-spinés dans la face de votre adversaire en évitant d'éborgner la pauvre fille qui sirotait son cocktail juste à côté. Cocktails, bières, la carte est d'ailleurs plutôt bien achalandée et curieusement, ce n'est pas du racket. Comptez 7,50 € la pinte en moyenne et 6 € la demi-heure de ping-pong (5 € avant 18h), une somme un peu élevée mais qui s'explique par la qualité impeccable du matériel, depuis les raquettes jusqu'aux magnifiques tables Cornilleau. Il faut signaler que le Gossima a été créé par d'anciens champions de tennis de table, notamment Jean-Philippe Gatien, seul Français à avoir été champion du monde de la discipline. Attention, même si l'endroit dispose d'une carte sympathique et de bancs pour converser, il reste d'abord dédié à l

  1. 4 rue Victor Gelez, 11e
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Petit guide anti-crise

Théâtre, cinéma, bars, restos, expos... Ils se font rares, mais ils existent, les bons plans de sorties parisiennes, peu chers ou gratuits. Plus excitant que la Banque centrale européenne, plus subversif que les recommandations d'Angela Merkel : découvrez le plan anti-crise de Time Out et ses bonnes adresses.

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