Bars alternatifs et concepts : le top 10

Envie de sortir des sentiers battus ? Guide des bars-concepts de Paris

Le Comptoir Général

Voici un lieu alternatif et vaste comme on en trouve souvent à Barcelone ou à Berlin, mais rarement à Paris. Ce bar militant et décalé à la déco faussement coloniale a été aménagé dans une ancienne étable de 600 m2 en pierres apparentes, avec un sol en damier, un mobilier shabby chic et des curiosités d'Afrique entassées dans tous les coins, donnant un côté mystique à l'endroit. Seuls les initiés connaissent le Comptoir Général, caché derrière un îlot de maisons au bord du canal Saint-Martin. On s'y donne rendez-vous entre amis à l'heure de l'apéro pour discuter dans une ambiance relax sur un fond musical afro très doux. Dès l'entrée, un couloir habillé de lustres anciens et d'un tapis rouge donne le ton, avec une expo sur la Françafrique : des portraits des dictateurs africains accrochés au mur vous escortent jusqu'à la première salle. Puis on est bluffé par l'immensité du lieu : une pièce assez sombre sous de hauts plafonds et des poutres apparentes meublée avec des canapés dépareillés, chaises d'écoliers et tables déglinguées. Dans un coin, on découvre, émerveillé, un cabinet de curiosités qui vaut vraiment le coup d'œil : squelettes, plumes d’oiseaux rares, animaux empaillés, objets de sorcellerie africains sont soigneusement exposés et éclairés. Dans un autre coin, on observe les ossements d'un dinosaure retrouvés dans la forêt du Bassin du Congo. On remarque évidemment le jardin de végétation tropicale dans une immense verrière éclairée qui fait office de fumoir (jusqu'

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Canal Saint-Martin

Barbershop

Le Barbershop est un repère arty qui vaut le détour et rappelle les bars new-yorkais branchés de Brooklyn. Des expos temporaires de street art décorent les murs. Les toiles réalisées par des jeunes artistes parisiens sont à vendre à prix abordable, un super plan pour redécorer son salon. On peut aussi consulter des beaux-livres d’art ou de design confortablement installé dans un fauteuil Chesterfield capitonné ou dans des vieux canap' de récup’ shabby chic. Tous les week-ends, des DJs viennent y mixer des sons hip-hop funk et soul, souvent pour des vernissages d’expos. On peut aussi mettre un bon coup de fourchette dans des assiette abordables pour des plats très appétissants. En entrée, on se délecte des œufs pochés bio en cocotte à la crème de champignons. Le cheeseburger maison reste une option classique mais généreuse en plat de résistance. On peut aussi opter pour un tendre faux-filet de boeuf Angus et sa sauce Roquefort, tandis qu'en dessert on peut déguster un tiramisu aux spéculoos démoniaque. Le menu du midi est vraiment abordable (13 euros sauf le week-end) et il vous en coûtera 22 euros pour un brunch. A l'extérieur, vous pourrez profiter d'une terrasse très agréable, chauffée en hiver.

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Oberkampf

Le Kremlin

Un bout de Russie en plein Pigalle ? Il ne s’agit pas d’un bar à hôtesses russes mais d’un nouveau bar branché totalement lénifiant. Le lieu est à peine ouvert mais déjà, il est difficile de se frayer un passage dans la foule jusqu’au comptoir pour commander l’une des merveilleuses vodkas importées ou un cocktail original (entre 8 et 11 €). Ici une jeune équipe n’hésite pas à mettre un fond musical de bon goût assez fort et mixer alcools locaux et importés. Testez par exemple le Negroni Lenin (Vodka 42, Below miel, Gran Classico et Campari), le Red Star (mescal, betterave fraiche et Carpano) ou bien le Red Army (Gin Carpano, Chartreuse verte et Bitters Orange). Si vous préférez la bière, optez pour l’une des bouteilles importées : la Kremlin bien sûr ou l’une des nombreuses Baltika, à prix plus que raisonnables (entre 3,5 et 5 € la bière).  Une fois votre boisson enfin obtenue, profitez-en pour jeter un œil à la déco somptueuse toute rouge communiste, à grand renfort d’affiches de propagande et du mobilier vieillot rappelant l'ère soviétique. La clientèle en revanche est elle bien parisienne. On profite d’une pause dans la petite impasse à l’extérieur pour prendre l’air.

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Pigalle

La Féline

La Féline est un minuscule bar rock’n’roll près de Ménilmontant, avec sa faune, ses posters de groupes de rock des fifties et surtout sa musique rockabilly, que le label éponyme dans les locaux voisins produit. La Féline est fréquenté par des punks à chiens, des faces tatouées-percées, des hipsters et des rockers à l’ancienne. Les fille très glam rock accoudées au bar sont terriblement sexys : robe léopard, jupe en cuir, escarpin en panthère, petit perfecto, rouge à lèvres très rouge, tout le monde est ultra looké et on se croirait dans un film. Mais l’ambiance ne pâtit pas de cette mise en scène personnelle, au contraire, les gens sont sympas, discutent debout en petits groupes en buvant leur bière. Le lieu est tellement connu que beaucoup de jeunes touristes viennent y faire un tour par curiosité. Tout ce petit monde fait des aller-retours entre ici et Chez Zack, un autre micro-bar pile en face, mais la Féline reste leur quartier général. Des petits concerts y sont organisés régulièrement, quelquefois des projections, mais arrivez tôt pour avoir une place assise.

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20e arrondissement

Marlusse et Lapin

A deux pas des sex-shops de Pigalle et des bars à touristes de Montmartre, Marlusse et Lapin est un ovni. C’est plus extactement le surnom du couple qui tient ce petit bar totalement déjanté rue Germain Pilon. Ils rigolent tout le temps, avec les vieilles figures montmartroises qui viennent ici jacter avec les bobo habitués du coin. Ici les fermetures sont ultra festives, arrosées d’absynthe et de shooters fous qui vous donneront envie de revenir très vite, surtout au prix des consos, pour discuter avec cette faune locale. Nénanmois, évitez les heures de grande aflluence si vous imaginez trouver une table car elles sont rares. Le comptoir est microscopique, mais dans la salle de derrière, on découvre une surprise de taille : la chambre de mémé. Avec ce papier peint fleuri sans âge, des photos noir et blanc d’arrières-grandes-tantes et oncles qui n’ont pas l’air de plaisanter, un lit ancien transformé en double banquette, un vieux téléphone de l’époque du 22 à Asnières, une machine à coudre et une armoire normande, on s’attend presque à voir débouler mamy en chemise de nuit. Les propriétaires n’organisent pas des cours de tricot et des tournois de rami pour autant : on y organise des projection de vieux films le dimanche après-midi.

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Pigalle

Point Ephémère

Le Point Ephémère est un ancien magasin de matériaux de construction de style art déco, idéalement piéton et près de l'eau, le long du canal Saint-Martin. Transformé en squat artistique de 1 400 m2 en 2004, le spot devient vite populaire et plus du tout éphémère grâce au soutien de la Mairie de Paris. Cette pépinière organise expos, concerts et soirées de musique indé pointue plutôt branché pop, rock, électro et hip-hop, à la portée des bourses juvéniles (10 à 20 euros l’entrée).
On aime bien ce cadre berlinois avec ses centaines de graffitis, le béton nu, la verrière immense, des petites expos. L’été de 18h30 à 21h30 les apéromix, attirent beaucoup de monde ; atteindre le bar relève alors de l’exploit. On peut y déjeuner et y dîner sur sa jolie terrasse ensoleillée, l'assiette sera bonne mais un peu chère pour la portion servie. On se pousse à chaque sortie d'ambulance des pompiers de la caserne voisine, mais on est bien assis au bord de l'eau.

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Canal Saint-Martin

Le Vieux Léon

Autour des Halles, on ne peut pas dire que les bars donnent une furieuse envie de s’arrêter boire un verre. Souvent peu accueillants, coincés entre deux kebabs, froids et fréquentés par les consommateurs du forum, ils invitent le badaud à passer son chemin sans demander son reste. Mais c’est compter sans le Vieux Léon, petit bar de quartier sympathique qui vous tend ses bras pleins de pintes bon marché, de planches de charcuterie et de concerts gratuits. Mieux, le bar accueille également un blindtest hebdomadaire avec une bouteille de champagne offerte au mélomane le plus averti. Attention, celui qui gagne doit organiser le blindtest suivant, en prenant soin de trouver des questions bonus un brin tatillonnes. L’hiver, les batailles acharnées autour de l’auteur original d’une reprise ou du film d’où provient une chanson permettent de se réchauffer, tandis qu’en été la terrasse offre un coin de soleil réparateur.

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Les Halles

Café Babel

Dès l’entrée du Café Babel, on se sent embarqué dans un rêve de Miró ou de Matisse : tout rappelle la rencontre artistique entre l’Afrique et l’Europe. Les murs sont recouverts de peintures stylisés, de vers poétiques et de couleurs débordantes. Des libellules en fil de fer sont accrochées au plafond. On aime y boire un petit café noir en levant le nez en l’air pour profiter du cadre. Ce café de quartier dépeint les cultures qui font vibrer Ménilmontant à travers sa musique. Raï, zouk, jazz manouche, swing, chanson française : de nombreux styles musicaux se croisent sur scène du jeudi au dimanche. Le Café Babel est une véritable institution dans le quartier. Il a vu passer les époques sans perdre son identité populaire, apprécié par des personnalités comme Manu Chao ou Zebda. Pour cet accueil chaleureux et ces prix très démocratiques, d’anciens habitués se mêlent aux gens branchés dans un brouhaha de rires.

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11e arrondissement

Lou Pascalou

Lou Pascalou est un café culturel de Ménilmontant que l’on s’approprie volontiers comme cantine de quartier, car on ne s’y ennuie jamais. Rien de branché ici, mais plutôt un endroit gentiment bobo avec sa terrasse sur une placette à l’abri des pots d’échappement et sa clientèle jeune du quartier. Les verres sont à prix plancher (2,50 euros), les plats aussi (hachis parmentier à 6,50 euros) et les animations proposées sont variées. Ainsi le premier mercredi du mois se tient une projection de courts métrages et le troisième, un match d’improvisation théâtrale organisé par la Ligue d’improvisation de Paris. Tous les dimanches, vous pouvez assister à des concerts de swing manouche, musique brésilienne, chanson française, flamenco, rock, fanfare, variété underground… pourvu que ce soit festif ! Dans ce bar sympathique, on peut aussi profiter des expos temporaires qui changent tous les mois, participer à un débat citoyen ou jouer à des jeux de société à disposition. Le week-end le bar est bondé, n'arrivez pas trop tard si vous voulez une place assise.

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Ménilmontant

Mama Kin

Le plus récent des bars installé dans le quartier du canal de l’Ourcq, le Mama Kin s’est jeté sans retenue dans un programme de musique live et soirées DJ dès son ouverture en mai 2011. Dévouée, l’équipe se charge d’organiser des concerts acoustiques réguliers en invitant des groupes de jazz manouche, rock, funk, blues et folk ou des DJ’s mixant hip hop, reggae, groove et soul. Séparé en deux salles, le bar est peint couleur sable. On se croirait sur une plage où des bibelots ethniques auraient étés rejetés par la mer. Une belle fresque à la bombe de l’artiste Da Cruz s’étale sur les murs de l’autre pièce où se jouent les concerts. Ce cadre unique et vibrant vaut la visite à lui-seul. Une fois sur place, on peut se laisser tenter par un large choix de bières belges. Ouvert aussi pendant la journée, on peut y boire un café ou manger sur le pouce une tarte ou un « welsh » ; une version galloise du croque-monsieur.

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Bassin de la Villette

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Fuyez les bars à bobos et les bistrots traditionnels, découvrez les bars alternatifs de Paname, des « bars concept » où on ne s'ennuie jamais car la déco y est follement originale ou le programme d'animations très chargé. Bar à la mode russe, chambre de grand-mère transformé en rade, usine désafectée retapée en espace artistique, anciennes étables transformées en bar, expos, débats militants, jeux de société et livres à disposition, projection de films et de documentaires, concerts, DJing, café-théâtre, matchs d'impros : suivez le guide des meilleurs bars alternatifs et concept de Paris.  La suite

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