Festival Suresnes Cités Danse

Du 10 janvier au 2 février 2014 au théâtre Jean Vilar

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  • Un casse-noisette

    © Camille Triadou

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    © Dan Aucante

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Un casse-noisette

© Camille Triadou

Le hip-hop dans tous ses états


Voilà vingt deux ans que Suresnes Cités Danse invite danseurs et chorégraphes issus du hip-hop à venir secouer leur baggy sur la scène du théâtre de Suresnes Jean Vilar. Breakdance, tap, b-boying : un savant mélange de genres et d’artistes pour faire éclater les clichés qui leur collent aux sneakers. Pendant un mois, jeunes des cités et chorégraphes réputés viennent comparer leurs « head spins » (tours effectués sur la tête) le temps d’une trentaine de représentations. Mettre en lumière leur virtuosité artistique souvent éclipsée par leur technicité : un credo de taille et un pari réussi pour ce festival de danse imaginé par Olivier Meyer en 1993.


Un brassage culturel assumé

Des danseurs qui troquent leur bitume contre des planches, des chorégraphes qui intègrent des adolescents de quartiers chauds à leur corps de ballet : voici en quelques mots l’essence de Suresnes Cités Danse. Un festival où émergent de jeunes talents et où d’autres se confirment. Un festival qui ne s’embarrasse pas des étiquettes, et qui les décolle plus volontiers. Si bien sûr la danse hip-hop y est reine, elle est tout de même chahutée par d’autres formes. En 2007, les pointes de Marie-Agnès Gillot, étoile de l’Opéra de Paris partageaient l’affiche avec les influences tango de Mey-Ling Bisogno. Quelques années auparavant, c’était au tour des claquettes de Jean-Pierre Douterluigne de venir côtoyer popping et krump.

Révélateur de talents

Rage

Rage © Pierre Planchenault


La salle Jean Vilar n’est plus exclusivement réservée d’un côté à la post-modern dance ni de l’autre au camel walk, mais s’offre tout entière à leur rencontre. Espace de dialogue certes, mais aussi tremplin, aime à rappeler Olivier Meyer, son directeur. « Pour beaucoup de chorégraphes et de danseurs, Suresnes Cités Danse a constitué leur première grande aventure artistique sur une scène de théâtre. Ce festival leur a servi de révélateur et souvent d’étape essentielle dans leur parcours, leur permettant ainsi de se faire connaître partout en France et même dans le monde. »

Ils furent nombreux depuis 1993 à venir faire crisser leurs baskets sur le sol du théâtre, à commencer par le New-Yorkais Doug Elkins, pionner dans l'art de mélanger danseurs professionnels et jeunes de banlieue, mais aussi José Montalvo, élevé au grain Cunningham, Karine Saporta ou encore Dominique Rebaud. Si aujourd'hui la danse urbaine a pris quelques galons, soutenue par de nombreuses institutions, elle le doit en partie à la ferveur de ces festivals.
Olivier Meyer peut se féliciter d'avoir relevé un défi de taille : créer un rendez-vous unique dans le paysage haut-seinais.

Un Casse-noisette

Un Casse-noisette © Camille Triadou

• 2014

Il y a quelque chose d'impertinent à venir applaudir les danses urbaines dans un département aussi favorisé que les Hauts-de-Seine. Mais les clichés auraient eu assurément la vie trop facile, si le festival avait eu lieu au Pour cette vingt-deuxième édition, la programmation affiche pas moins de cinq créations, chorégraphiées par John Degois, Amala Dianor ou encore Laura Scozzi. Des spectacles qui rappellent à l'enfance ('Barbe-Neige et les Sept Petits Cochons au bois dormant'), qui interrogent le processus créatif ('Ma nuit américaine'), ou qui abordent des thèmes fragiles et sensibles comme le corps blessé du danseur. Le langage chorégraphique utilise alors les corps et les émotions pour brouiller les pistes de la danse traditionnelle, cantonnée à son propre vocabulaire, pour explorer des territoires parfois très personnels, pour prendre la parole et la donner. Lire notre dossier

Moortown

Moortown © David Bazemore

• 2013

Karine Saporta, Doug Elkins, Abou Lagraa, Mourad Merzouki... La liste des artistes de la cuvée 2013 de Suresnes Cité Danse offre une exploration toujours plus ouverte du hip-hop. Racines et filiations, métissages divers, inspirations éclectiques, même si vous ne connaissez aucun des noms cités plus haut, il serait dommage de vous priver d'un tel voyage au cœur des danses urbaines. Une programmation exigeante qui ne manquera pas de mettre tout le monde d'accord : sensibles aux arts asiatiques ('Tam Taï'), amateurs de musique classique ('Lastminutes.org') ou encore fans de groove ('Mo(or)town /Redux'). Mention spéciale aux Cités Danse Connexions qui en deux volets (les 12,13 et 14 janvier pour le premier puis les 19, 20 et 21 janvier) proposeront six spectacles et autant de manières d'appréhender la danse. L'occasion d'applaudir le travail poétique de Sonia Duchesne ou encore l'énergie gourmande de Nabil Ouelhadj. Lire le dossier

Electro kif

Electro kif Dan Aucante

• 2012

L'édition 2012 s'annonce alors comme une joyeuse manière de fêter le succès toujours croissant de Suresnes Cités Danse et de tous ses chorégraphes et danseurs. Pionniers (Farid Berki), jeunes chorégraphes (John Degois) et mastodondes (Angelin Preljocaj) pour un total de dix créations et de vingt-sept représentations. Et pour varier les plaisirs, le festival propose plusieurs pièces chaque jour. Vous pourrez ainsi applaudir le même soir Blanca Li dans une version courte de son 'Electro kif', Farid Berki et son 'Vaduz 2036' et Monica Casadei avec 'Rigoletto' du 24 au 29 janvier ou encore venir assister au 'with astonishment we note the dog... part 3 / remix' de Robin Orlyn et à la nouvelle création d'Angelin Preljocaj, du 20 au 24. Et puis il y a cette soirée d'anniversaire en deux parties électrisée par un chœur de trente chanteurs et voulue comme un feu d'artifice au milieu des pirouettes. Un rendez-vous hivernal à ne pas rater, donc. Lire le dossier


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