Les clubs branchés gratuits
Guide des meilleurs plans pour sortir en boîte sans payer l'entrée
Chez Moune Luana Ferrari
Il est deux heures du mat', les bars ferment, vous êtes d'humeur festive mais vous vous retrouvez poussé sur le trottoir sans trop savoir où aller avec votre bande de potes. Vous n'avez pas envie de payer l'entrée d'une boîte où les consommations seront de toute façon chères, mais où aller ? Adepte des flasques camouflées sous le manteau et des nuits folles qui durent jusqu'au matin, voici une sélection de bars et de clubs qui passent du bon son, ferment à l'aube, où l'entrée est gratuite (ou symbolique) et où les videurs vous laisseront une chance si vous n'êtes pas trop mal habillé.
La Java
Au fond d’un superbe bâtiment art déco, la Java est le lieu de rendez-vous des rebelles noctambules parisiens depuis les années 1930. Dans ce Belleville populaire, Django Reinhardt, la môme du coin Edith Piaf et Jean Gabin s’y produisaient au son de l’accordéon. Puis la jeunesse bourgeoise et rebelle vient s’y lâcher sur du rock avant que dans les années 1980, la faune nocturne du Paris trash underground vienne y écouter du punk rock. Après des années de salsa ennuyeuses, la Java a retrouvé sa
- 105 rue du Faubourg du Temple, 10e
L'Alimentation Générale (ALG)
Malgré les apparences, l'Alimentation Générale n'est pas une épicerie, mais un bar, restaurant, salle de concerts et club. Les soirées à l’ALG (pour les intimes) sont colorées, chaleureuses, ultra festives et toujours abordables (l’entrée est souvent gratuite, à 5 ou 10 euros). Dans cette salle meublée de bric et de broc, on vit des concerts mémorables tout près des groupes et des chanteurs, on danse et on transpire à l’unisson. En début de soirée, l’ambiance est calme, on vient goûter le
- 64 rue Jean-Pierre Timbaud, 11e
Favela Chic
Danseurs de samba et amoureux du Brésil, ce lieu est pour vous : à partir de minuit, la foule est compacte et l’ambiance tropicale. La température grimpe pour atteindre le climat de Rio en plein carnaval caramba ! On monte sur les tables sur lesquelles on a dîné pour danser jusqu'au bout de la nuit, l’alcool coule à flot et tout le monde frétille sur des beats électro-tropico bien choisis jusqu’à 4h le week-end. La déco chiné shabby chic est assez réussie, la cuisine brésilienne est savoureuse
- 18 rue du Faubourg du Temple, 11e
L'OPA
L’avantage de l’OPA, c’est qu’il ferme tard. En plus l’entrée est gratuite, les consos raisonnables et le dancefloor toujours chaud. Le seul obstacle possible reste le vigile si vous êtes mal habillé. La déco de ce loft change du bistrot français branchouille : mur de briques à la new-yorkaise, projections sur le mur pendant les soirées clubbing et flash lights à gogo. A l’étage vous trouverez un second bar, des banquettes design, un petit dancefloor et un fumoir exigu. Du mercredi au samedi,
- 9 rue Biscornet, 12e
Batofar
Ce bateau-phare de la nuit parisienne balance tous les soirs jusqu'au petit matin des beats underground hip-hop, rock, électro, dancehall, house, minimale, techno, drum’n’bass, jungle et dubstep à des oreilles averties. Sur le pont la vue est fantastique. Au resto, le chef dans sa cuisine ouverte sur la salle concocte des plats du terroir. On salive devant un carré d’agneau en croûte d’herbe, palet de polenta et parmesan à 18 euros. De juin à septembre, on vient admirer le coucher du soleil
- Face au 11 quai François Mauriac, 13e
Chez Moune
Ah les soirées Chez Moune... inoubliables ! Cet ancien cabaret lesbien est aujourd'hui un club underground très apprécié de la faune nocturne parisienne, plutôt des hipsters de 20 à 30 ans qui viennent régulièrement finir leurs soirées ici. Dans cette petite salle en sous-sol sombre, moite et survoltée, on danse jusqu'au petit matin avec ses potes mais aussi avec ses voisins, car la promiscuité invite à discuter avec tout le monde. L'ambiance y est toujours festive, l'entrée toujours gratuite,
- 54 rue Jean-Baptiste Pigalle, 9e
4 Eléments
Dernier-né de la très agitée rue Amelot, le 4 Eléments est un bar-club électro qui programme des DJs sets de minimale, house, techno… pourvu que ça pulse ! Nouveau rendez-vous des clubbeurs 100 % électro, sa programmation pointue encourage les fidèles à revenir, tout comme son entrée gratuite et son videur sympa. Autres avantages : l'happy hour dure de 18h à 21h, et le week-end, il joue les prolongations jusqu’à 4h. La deco design est pensée selon les quatre éléments : l’eau, la terre, le feu
- 149 rue Amelot, 11e
Raidd Bar
Le Raidd Bar est un spot incontournable du Marais LGBT, connu pour ses barmans torse nu, tout droit sortis d’une agence de mannequins, et pour son show de gogo dancers bodybuildés en boxer plein de mousse savonneuse sous les douches encastrées de la devanture du bar (seulement en été). Le show qui a lieu toutes les 30 minutes fait le buzz chez les gays mais aussi chez les minettes qui veulent voir des tablettes abdominales et des pecs bien gonflés. On est parfois proche de l’émeute tant
- 23 rue du Temple, 4e
SanZ SanS
Les frères Sanz ont installé leur bar-restaurant à deux pas de la place de la Bastille. Depuis presque 20 ans, le SanZ SanS assure des soirées trendy qui démarrent dès l’apéro et ne ralentissent pas jusqu’à l’aube. La déco est chic et baroque avec des sièges recouvert de tissus zébrés, d’immenses miroirs aux moulures tape-à-l’œil, un lustre énorme tout aussi clinquant et du rouge velours du sol au plafond. La carte est assez classique et propose des plats de brasserie. A la tombée de la nuit,
- 49 rue du Faubourg Saint-Antoine, 11e
Panic Room
Le Panic Room est devenu en quelques années l’un des spots-clé de la vie noctambule rue Amelot, déjà réputée pour ses bars comme le Pop In et le Zéro Zéro. D’ailleurs, un quatrième bar vient d’ouvrir : les 4 Eléments, davantage branché électro. Cette boîte qui a pourtant eu du mal à se positionner à ses débuts, en changeant plusieurs fois de propriétaires, a définitement trouvé son public. Aujourd’hui, on y programme des DJs pointus aux univers éclectiques : pop, rock, électro, 80's, soul,
- 101 rue Amelot, 11e
Le Blue Note
Avec un nom pareil on s’attend à découvrir un club de jazz à l'ancienne. Ce bar-boîte ouvert du vendredi au dimanche soir programme bien de la musique live, mais brésilienne ! C'est une institution pour la communauté de Carioca et Paulistos résidant à Paris qui veulent chanter de la MPB (musique populaire brésilienne), danser la samba et écouter du jazz brésilien. Ici, deux à trois groupes se succèdent chaque soir sur la petite scène, jusqu’à 5h du matin. Le samedi, les têtes d'affiches sont
- 13 rue Feutrier, 18e
Le Soleil de la Butte
Le soleil de la Butte connaît deux visages : le jour, ce restaurant pittoresque de la butte Montmartre attire les touristes comme le miel attire les abeilles grâce à sa terrasse ensoleillée au pied des escaliers, à l’abri de la pollution et des voitures. La nuit, il attire les noctambules du quartier en quête d’un dernier verre. Le week-end, les lieux sont ouverts jusqu’à l’aube. La carte est celle d’une brasserie parisienne classique avec des prix abordables. Un bon argument pour y déjeuner
- 32 rue Muller, 18e
Le So What !
Ce bar-club est un repère des lesbiennes parisiennes. So what ?! Ici pas de discrimination à l’entrée ou à la tête du client, les femmes sont libres et plutôt matures, entre 30 à 40 ans. On vient profiter entre filles de sets très hots pour rencontrer des nanas stylées mecs, lesbiennes chics ou branchées, il y en a pour tous les goûts. Les taulières Marie et Karine épaulées par des DJettes chauffent l’ambiance jusqu’à ce que quelques gazelles montent sur les tables pour se déchaîner. La
- 30 rue du Roi de Sicile, 4e
Le Troisième Lieu
La Cantine des Ginettes armées est un autre bastion lesbien de jeunes femmes assumées qui ici se lâchent et s’extravertissent. La spécialité de la maison : la bière Fargo aromatisée au miel en pichet. On peut aussi y manger sur le pouce plus pour se nourrir que pour déguster des mets raffinés. Le soir, des DJettes s’installent aux platines à l’arrière d’une caravane ramenée on ne sait comment jusqu’ici, dans son décor kitsch pétillant et coloré : un baby-foot, des strings qui sèchent au-dessus
- 62 rue Quincampoix, 4e
Camille Griffoulières
