Expositions • Notre sélection
Les meilleures expos du moment, vues par la rédaction
HEY! Part II
Quand on a croqué la pomme en poussant un grand « heeey ! » satisfait, on n'a envie que d'une chose : que ça recommence. C'est en 2011 qu'Anne et Julien, fondateurs de la revue HEY! dédiée à l'art « outsider », ont ouvert la boîte de Pandore en libérant une nuée d’artistes de leur magazine pour les voir s’accrocher aux murs de la Halle Saint-Pierre. Un an et demi plus tard, on jubile :
- Halle Saint-Pierre 2 rue Ronsard, 18e
- Jusqu'au vendredi 23 août
La Valise mexicaine
C'est presque étonnant qu'Hollywood n'en ait pas encore fait un film. En attendant, l'histoire rocambolesque de cette légendaire « valise mexicaine » tient du miracle. Après soixante-dix années de pérégrinations, elle est finalement réapparue en 2008 dans les mains d’un cinéaste mexicain qui l’avait héritée de sa tante défunte, elle-même l’ayant reçue de son parent, un général, ancien ambassadeur
- Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme 71 rue du Temple, 3e
- Jusqu'au dimanche 30 juin
Chagall, entre guerre et paix
Il était russe, de confession juive, et français d'adoption dès l'entre-deux-guerres. Au fil de ses pérégrinations, Marc Chagall a été marqué dans sa chair par la Révolution de 1917, par l'Occupation et par l'antisémitisme nazi qui le force à s'exiler à New York en 1941 – lui dont certains tableaux avaient été exposés à Munich avec d'autres représentants de « l'art dégénéré ». Et sa peinture s'en
- Musée du Luxembourg 19 rue de Vaugirard, 6e
- Jusqu'au dimanche 21 juillet
De l'Allemagne, 1800-1939
En braquant son regard outre-Rhin, le Louvre se penche sur une question aussi complexe que fascinante : l'affirmation du sentiment national en Europe, entre le XIXe et le XXe siècle. Dans une Allemagne géographiquement, politiquement et religieusement morcelée, c'est la notion de « Kultur », avec Goethe dans le rôle du phare, qui cimente les peuples. De l'occupation napoléonienne à l'avènement du
Keith Haring
Anti-apartheid, anti-guerre-atomique, anti-homophobie, anti-capitalisme, anti-destruction-de-l’environnement, Keith Haring (1958-1990) a milité contre à peu près tous les tords de sa société, prônant les causes qui lui tenaient à cœur et produisant tout au long de sa carrière une œuvre avant tout engagée et critique. C’est moins l’héritage artistique du peintre new-yorkais, tiraillé entre
- Musée d'Art moderne 11 avenue du Président Wilson, 16e
- Jusqu'au dimanche 18 août
Dynamo
Eblouissant. Monstrueux. Sur près de 4 000 m2, ‘Dynamo’ rugit, vibre, scintille dans tous les sens. Plein à craquer d’œuvres abstraites et hypnotiques, le Grand Palais vient encore taper dans l’œil de son public (après MONUMENTA, Helmut Newton, Hopper et autres blockbusters) avec cette exposition spectaculaire aux airs de jungle électrique. Décollant vers des ailleurs vertigineux, les deux étages
- Grand Palais 3 avenue du Général Eisenhower, 8e
- Jusqu'au lundi 22 juillet
Jesper Just
- Gratuit
Jesper Just maîtrise le langage du cinéma comme s’il avait tourné son premier court en couche-culotte. Sauf qu’à la construction de phrases pourvues d’un début, d’un développement et d’une fin, le Danois préfère jongler follement avec la grammaire, les codes et les références du septième art. A la manière d’un réalisateur qui aurait appris à parler la langue de Bergman sans ouvrir un Bescherelle,
- Galerie Emmanuel Perrotin 10 impasse Saint-Claude, 3e
- Jusqu'au samedi 15 juin
L'Ange du bizarre
Ancêtres des zombies de ‘Walking Dead’, des apocalypses de Cormac McCarthy et autres vampires-lovers-vikings-louisians de ‘True Blood’, des hordes de monstres, démons et sorcières envahissent le musée d’Orsay pour faire renaître le « romantisme noir » de ses cendres. Ils viennent presque tous du même endroit : d’un recoin obscur des XVIIIe et XIXe siècles qui, après quelques lueurs de Raison et
- Musée d'Orsay 62 rue de Lille, 7e
- Jusqu'au dimanche 9 juin
Vanessa Winship
- Note: 4/5
Sous l’objectif de Vanessa Winship, l’Amérique soupire. Vieilles bagnoles des sixties, buildings art déco, ponts rouillés, étendues désertiques, routes à n’en plus finir... Fruit de plus d’un an de voyage aux Etats-Unis, la dernière série de la photographe britannique, très belle, respire le classicisme et la sobriété. Du Montana à la Californie et du Mississippi à l’Illinois, la lauréate du prix
- Fondation Henri Cartier-Bresson 2 impasse Lebouis, 14e
- Jusqu'au dimanche 28 juillet
Musique et Cinéma : le mariage du siècle ?
« Qu’est-ce qu’une bonne musique de film ? Doit-on l’entendre où l’oublier ? » C’est sur cette interrogation que s’ouvre l’exposition ‘Musique et Cinéma’ à la Cité de la musique. Ne cherchez pas la réponse, les jugements esthétiques sont écartés d’un revers de la main. Une idée semble néanmoins se dégager assez distinctement : la musique a structuré le cinéma bien plus que le film n’a bouleversé
- Cité de la musique 221 avenue Jean Jaurès, 19e
- Jusqu'au dimanche 18 août
Winshluss, 'Un monde merveilleux'
Winshluss dans la Galerie des jouets du musée des Arts décoratifs, une intrusion qui sonne comme une évidence. Tout, chez l'auteur de 'Pinocchio', renvoie à l'univers de l'enfance : sa manière de se référer aux contes, aux fables, aux classiques de la littérature jeunesse et de la bande dessinée, ou de détourner l'imaginaire de Walt Disney dans un mélange d'admiration et de rage iconoclaste.
- Musée des Arts décoratifs 107 rue de Rivoli, 1er
- Jusqu'au dimanche 15 septembre
