Concerts : notre sélection

Les meilleurs concerts à venir, choisis par la rédaction.

Iona Hodgson

Festival 36h de Saint-Eustache

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Alléluia ! N’ayez crainte pauvres pécheurs : inutile d’être pratiquant ou même croyant pour mettre les pieds dans la magnifique église Saint-Eustache. Très active, l’équipe de programmation culturelle organise régulièrement des concerts et autres événements sous les voûtes du lieu. Ainsi, les 20 et 21 juin prochains, près de vingt groupes et ensembles s’y produiront pour le festival 36h de Saint-Eustache, avec une journée du jeudi bien chargée puisqu’elle commencera à 13h pour s’achever aux alentours de 5h ; vendredi, les concerts débuteront à 14h pour se terminer vers 22h. Au programme de ces deux jours de musique, des valeurs sûres comme Nicolas Ker (Poni Hoax), Etienne Jaumet ou Hugh Coltman, et des groupes plus confidentiels (Talisco, Enzyme, Arlt…). A lieu exceptionnel, concerts uniques : chaque groupe reprendra une œuvre liturgique de son choix, tandis que des formations plus classiques (et des messes) assureront le salut de tout ce beau monde (Conservatoire WA Mozart, Jean Guillou au grand orgue). Le tout en entrée libre, s’il-vous-plaît. De quoi trouver, enfin, la foi ? Le

  1. Eglise Saint-Eustache Rue du Jour, 1er
  2. Jeu juin 20 - Ven juin 21
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Love Overdose Release Party : Benjamin Diamond + Alan Braxe + Synapson

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Tout le monde connaît l’un des morceaux phares de la french touch, "Music Sounds Better With You", mais finalement rares sont ceux à savoir qui est l’un de ses compositeurs. Une bonne manière pour Benjamin Diamond de profiter du succès sans en ressentir l’ombre trop écrasante. Quinze ans après ce tube planétaire, l’artiste a su évoluer vers d’autres horizons en sortant l’EP 'Love Overdose', moins house, moins immédiatement fait pour le dancefloor, mais plus contemplatif et hypnotique. Produit en indépendant après la fermeture du label Diamondtraxx, le disque semble marquer un tournant pour le musicien. C’est en effet l’occasion de découvrir sa voix, sur des beats un brin funky et des nappes de synthé délicieusement lascives (le disque porte bien son nom). Une vraie voix, qui murmure et susurre, évoquant par conséquent Serge Gainsbourg et plus globalement l'air des années 1980. Pour fêter la sortie de 'Love Overdose', Benjamin Diamond assurera un DJ set au Wanderlust le 20 juin, accompagné d’Alan Braxe, autre figure incontournable de la french touch, et de Synapson.  Synapson est un

  1. Wanderlust 32 quai d’Austerlitz, 13e
  2. Jeu juin 20 - Ven juin 21
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-M-

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Avoir réussi à imposer une simple lettre de l’alphabet comme nom de scène est déjà un exploit en soi. Ses fans les plus accros oublieront peut-être même un jour qu’avant d’avoir été l’alter ego de Matthieu Chedid, « M » se plaçait entre « L » et « N ». Sans aller aussi loin, personne ne pourra nier que l’artiste a pris grand soin de cultiver et de faire évoluer son personnage dans les moindres détails, de la simple coupe de cheveux, à sa passion momentanée pour la couleur rose, jusqu'à faire de lui une véritable institution du paysage musical français. La voix un peu trop aigüe, il se fait connaître avec son deuxième album ‘Je dis aime’, et le single du même nom. Les tubes s'enchaînent ensuite très vite, "Onde sensuelle", "La Bonne Etoile", "Qui de nous deux ?" jusqu’à "Mojo", dernier single en date. Si les concerts au Bus Palladium en janvier et au Trianon en mars sont déjà complets, M revient en juin pour une série de huit concerts au Zénith pour lesquels il reste heureusement des places. Il y présentera son nouvel album, ‘Îl’, qui de la chanson humoristiquement maso "Faites-moi

  1. Le Zénith 211 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Mer juin 19 - Sam juin 29
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Eighteen Records party

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Cette année, pour la Fête de la musique, votre programme c’était surtout d’éviter les fanfares et les sosies (ratés) de Peter Gabriel. Plus d’hésitation, une soirée du 21 juin sans groupe de reprise est encore possible ; et pour Eighteen Records ça se passera au Salon, dans le 18e arrondissement bien sûr et en accès libre. Le label propose un plateau alléchant de ce qui se fait de mieux (ou presque) à Paris versant rock garage à l’arrière-goût punk, soit La Secte du Futur, Jessica 93, Dame Blanche, Club Passion et Advent Nivid. Ceux qui n’aiment pas la musique et n’arrivent pas à rester enfermer pourront quand même profiter d’un atelier tatouage dans l’après-midi et de bières à bas prix (1 euro le demi). A ce régime-là, votre soirée devrait être gentiment agitée.

  1. Le Salon (atelier-galerie) 12 rue Ramey, 18e
  2. Ven juin 21
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Franz Ferdinand + Christophe + Zazie + La Grande Sophie + Balthazar

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Il y aura sans doute foule à l'Olympia pour la fête de la musique, mais si un chanteur justifie bien qu'on subisse l'attente, la sueur et la populace, c'est Christophe ! Auteur de certaines des plus belles chansons d’amour ("Aline", "Les Mots bleus"), de tueries pop méconnues ("Tu es folle"), d’un album insolite et génial ('Le Beau Bizarre', en 1978), puis d’expérimentations électro-pop fantastiques dans les années 1990 et 2000, Christophe est l’un des plus grands chanteurs français en activité. Un ténor de la musique, doublé d’une crème dans la vie, la vraie. Après un "intime tour" totalement hallucinant où il a joué tout seul au piano, au synthé et à la guitare ses chansons, il foulera la scène de l'Olympia le 21 juin prochain. Le concert risque d'être émouvant, fou, bavard (Christophe aime les digressions verbales passionnantes) et porté par sa voix unique.Autre affiche de la soirée, les Franz Ferdinand feront leur grand retour à Paris depuis 2009 en offrant un concert de 40 minutes, durant lequel le public aura certainement un bon aperçu de leur prochain disque : 'Right

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Ven juin 21 - Sam juin 22
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Five Horse Johnson + Don Cavalli

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Depuis la fermeture très regrettable des Combustibles, les soirées Stoned Gatherings ont trouvé refuge au Glazart, qui accueillait déjà des concerts de stoner et de metal. Résultat, les Five Horse Johnson joueront le 22 juin dans cette salle et on vous conseille fortement d’y faire un tour. S’il possède une étiquette stoner, le groupe navigue surtout entre les eaux du blues-rock et les terres du hard, ce qui donne un son assez proche de groupes comme Monster Magnet ou Clutch. Au menu, riffs bien gras, voix au régime whisky/clopes, rythmes boogie, harmonica qui chuinte le blues, musiciens carrés assurant un show parfait. Bref, « there’s no such thing as bad stoner » et vous verrez un concert du feu de Dieu, alimenté par les compos de leurs meilleurs albums, notamment 'The N°6 Dance' sorti en 2000 et le récent 'The Taking Of Black Heart' (2013). Sans oublier la présence de l'excellent Don Cavalli en première partie, raison de plus d'aller au Glazart ce samedi.

  1. Le Glazart 7-15 avenue de la Porte de la Villette, 19e
  2. Sam juin 22 - Dim juin 23
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The Smashing Pumpkins

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Qu’on les adore ou qu’on les déteste, difficile de nier l’importance des Smashing Pumpkins dans la musique des années 1990, notamment via leur chef-d’œuvre 'Mellon Collie And The Infinite Sadness', double-album somme qui a marqué son temps. D’autres disques décevants suivront, si bien que le groupe décide de mettre fin à sa carrière en 2000, époque où le son des nineties semble définitivement révolu. En vertu du cycle habituel du rock, les Smashing Pumpkins feront bien entendu de nouveau surface en 2007, avec le passablement raté 'Zeitgeist'. Il faut attendre 2012 et l'opus 'Oceania' pour que le nouveau guitariste Jeff Schroeder, qui remplace le fameux James Iha, trouve enfin son rythme de croisière au gré d’un son impeccablement peaufiné. Certains morceaux tranchent avec l’habituel style du groupe, comme la cavalcade "Quasar", une vraie réussite aux riffs percutants et métalliques, ou dans un registre plus doux, le très beau "Pale Horse", sans oublier "The Celestials". Comme l'explique le chanteur : « ce nouvel album revient aux origines psychédéliques de The Smashing Pumpkins :

  1. Le Zénith 211 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Lun juin 24
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Busdriver

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MC avant-gardiste de la West Coast, Busdriver n'a jamais eu peur de mixer hip-hop, musique classique, free jazz, électro... de nombreux styles musicaux sur lesquels il pose son flow ultra rapide bien identifiable. Regan Farquhar de son vrai nom est un rappeur cérébral, lyrique, et drôlement inventif, ciselant ses productions à l'extrême et poussant toujours plus loin son délire expérimental. Fervent défenseur des « open mic » depuis les années 1990, Busdriver ne sort son premier album solo qu'en 2001, 'Memoirs of the Elephant Man', l'un de ses meilleurs opus, et rencontre un succès inattendu en Europe alors qu'il sort ses disques dans une relative indifférence aux Etats-Unis. Il devient le fer de lance de Big Dada, le sous-label hip-hop de Ninja Tune. Sur ses trois premiers albums solo, on retiendra surtout "Me - Time", qui sample la marche turque de Mozart sur lequel il pose son flow cinétique, ou encore "Imaginary Time", où Bach côtoie du jazz, le tout impeccablement produit. Il viendra sur la plage du Glazart jouer son dernier album sorti en 2012, 'Beaus$Eros', toujours au

  1. Le Glazart 7-15 avenue de la Porte de la Villette, 19e
  2. Mar juin 25
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Time Out Paris Live #3 : No + Chinoi

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Les soirées Time Out Paris Live n’aiment pas se vanter, mais il faut reconnaître qu’elles bénéficient d’une bonne programmation. Ce mois-ci, le groupe d’indie rock No partage l’affiche avec les Parisiens de Chinoi. Originaires de Los Angeles, les premiers pratiquent une indie pop romantique, capable d’alterner beats disco à la Franz Ferdinand et morceaux plus mid-tempo façon R.E.M. Leur premier EP est disponible en téléchargement gratuit ici, histoire de connaître les morceaux pour pouvoir les comparer à leur version live.Quant aux Chinoi, contrairement à ce que leur nom indique, il s’agit d’un duo français d’électro-pop débridée. Alexandre Brihat et Mathieu Rosen jouaient auparavant dans le groupe Eldia une pop sixties, mais désormais les sonorités technoïdes ont remplacé les guitares. Leur premier single, "Peaches", est une vraie réussite, un titre agressif (un morceau de leur EP s’intitule d’ailleurs "Anger") qui entraîne l’auditeur dans un puits sans fond de mélancolie.

  1. L'International 5-7 rue Moret, 11e
  2. Mer juin 26 - Jeu juin 27
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Tame Impala

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Pas une famille du rock des années 1970 qui n’ait aujourd’hui un continuateur ! Glam, krautrock, prog rock, punk, new wave, blues-rock et maintenant heavy metal et hard rock psychédélique, grâce à Tame Impala. Parfait chaînon manquant entre Cream et Black Sabbath, ce groupe australien originaire de Perth a bien digéré ses classiques et repris la formule du power trio avec un succès indéniable : Kevin Parker (guitare, chant), Dominic Simper (basse) et Jay Watson (batterie) ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils sont heavy et puissants. Les passages aériens de leur premier EP sorti en 2008 et de leur disque 'Innerspeaker' sont en général plus dispensables, tandis que les véritables titres hard fonctionnent sans souci, que ce soit  le terrible "Half Full Glass of Wine" ou l’excellent "Remember Me", face B du single "Sundown Syndrome". Autant de talent a fini par attirer les oreilles du monde entier, qui attendent de pied ferme le prochain disque, 'Lonerisms', prévu pour début octobre. La suite s’annonce en effet encore plus intéressante, c’est du moins ce que laissent augurer les

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Mer juin 26 - Jeu juin 27
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The Black Crowes

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Des gardiens du temple rock. Voici comment on pourrait décrire ces Américains fans de blues rock, d’americana, de country et de rock sudiste. Depuis 1989, les Black Crowes n’ont en effet jamais cessé de témoigner leur attachement aux racines de cette musique populaire, en s’inspirant des Rolling Stones, de Led Zeppelin, du Allman Brothers Band, ou plus généralement de tout ce qui touche au blues, pour le remettre au goût du jour. En plein boom du rock alternatif au début des années 1990, ils connaîtront un joli succès, aux Etats-Unis surtout mais aussi en France, où la popularité du groupe ne s’est jamais démentie depuis ce qui reste certainement leur album le plus réussi à ce jour : 'Amorica' (1994). Certes, les frères Rich et Chris Robinson ont connu quelques déboires et conflits durant la décennie suivante. Pourtant, le groupe est toujours actif, comme le prouve le récent 'Croweology' (2010), une réinterprétation acoustique d’anciens titres. Résultat, un concentré de slide guitar sexy, de chœurs soul entraînants et de riffs qui groovent. Tout amateur de blues rock se doit d’être

  1. Cigale 120 boulevard Rochechouart, 18e
  2. Jeu juin 27 - Ven juin 28
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Blind Digital Citizen

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Intrigant groupe que ces Blind Digital Citizen. Tout d'abord parce qu’ils ont sorti courant 2012 un EP de la série Podium chez Third Side Records, absolument indispensable. Un bijou d’électro planante, chantée en français s’il-vous-plaît. On y trouve à la fois un morceau trippant comme "Reykjavik 402", sa basse funky, ses nappes de synthé à l’ancienne et ses paroles gentiment idiotes (« j’admets sans complaisance que les ports de plaisance sont plus confortables que les mouillages »), un titre qui monte méchamment en puissance tel que "War", grandiose et obsédant, enfin deux chansons plus douces, "Strauss" et "Valhalla". Ensuite parce que leur tout nouvel EP 'L'Enfant Flamme', toujours chez Third Side, est tout aussi hallucinant et rappelle les premiers accouplements entre rock progressif et musique électronique dans les années 1970. Il y a quelque chose de sombre, de solennel et d'eschatologique dans les chansons de cette espèce de « dernier groupe avant la fin du monde en l'an 2000 », une mélancolie qui nous donne déjà envie de redécouvrir le groupe en 2029. A voir au Point

  1. Point Ephémère 200 quai de Valmy, 10e
  2. Jeu juin 27
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Marcus Miller

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Multi-instrumentiste surdoué, Marcus Miller a donné à la basse électrique ses lettres de noblesse. Il entre dans la légende dans les années 1980 en composant avec Miles Davis le mythique album 'Tutu'. Un an après avoir rendu hommage à son mentor avec Herbie Hancock et Wayne Shorter, il présente en 2012 son nouvel album, 'Renaissance'. Le bassiste et compositeur de jazz fusion y signe en effet sa « renaissance », un passage de témoin entre lui et la jeune génération, comme l’a fait vingt ans plus tôt Miles Davis avec le jeune homme qu’il était. Pour enregistrer cet opus, il s’est entouré de la nouvelle garde new-yorkaise qui n’a pas plus de 25 ans : Alex Han aux saxophones, Louis Cato à la batterie, Maurice Brown à la trompette et Kris Bowers aux claviers principalement. Avec son sens du groove incomparable, Marcus Miller excelle dans l’art de composer et jouer un jazz-funk très groovy, presque sans guitare. Son slapping impressionnant mais pas ostentatoire laisse place à la virtuosité et aux solos de chacun. Les huit compositions sont jalonnées de cinq reprises surprenantes,

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Jeu juin 27
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Le festival de l'Association

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A l’orée des années 1990, la maison d’édition L’Association a fait souffler un vent frais sur une bande dessinée hexagonale assoupie. Héritière d’éditeurs alternatifs de la décennie précédente comme Futuropolis, mais aussi de l’esprit défricheur des fanzines, L’Association est parvenue en quelques années à remodeler le paysage de la BD et à faire émerger une nouvelle génération d’auteurs talentueux : Lewis Trondheim, David B., Killoffer, Joann Sfar, Marjane Satrapi, Guy Delisle... Principal point commun à tous ses auteurs, la liberté totale qui émane de leurs œuvres. Pas de format préétabli (adieu les 46 pages réglementaires), variété des sujets abordés (humour, autobiographie), styles personnels et singuliers (BD animalière, « gros nez », ou esthétique plus graphique, voire crayonnée) tout est fait ici pour laisser libre cours à l’imagination des dessinateurs.  Malgré de graves différends entre Jean-Christophe Menu et les autres fondateurs, qui menèrent au départ du premier en 2011, L’Association reste une référence majeure de la bande dessinée française. Au Point Ephémère, elle

  1. Point Ephémère 200 quai de Valmy, 10e
  2. Ven juin 28 - Dim juin 30
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The Lumineers

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Ils auraient pu être le groupe d’un seul tube, ce "Ho Hey", qui tourne en boucle aux Etats-Unis, utilisé dans une pub, mais aussi pour le trailer du prochain Eastwood et du prochain Gondry, 'L’Ecume des jours'. Le morceau est tout mignon, avec ses guitares et son banjo, il donne envie de chanter et les paroles se retiennent assez facilement (hé ho, du bateau). Ça sentait le one-hit-wonder à plein nez, mais en fait non. Le disque du groupe s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires outre-Atlantique et il n’y a pas de raison que ça ne cartonne pas chez nous, où le folk fait toujours recette. Résultat, ils enchaînent depuis fin 2012 le Trabendo, le Trianon en mars et l’Olympia en juin. A voir à plusieurs, une bière à la main et les cordes vocales prêtes à envoyer du bois.

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Sam juin 29
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The Pharcyde

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Les nostalgiques d'abstract hip-hop old school et cérébral made in L.A. ne passeront pas à côté de The Pharcyde pendant le Hip Hop Festival à Paris. Groupe de rap West Coast, The Pharcyde se démarque de ses origines californiennes en composant un hip-hop très jazzy. Leur premier album, 'Bizarre Ride II the Pharcyde', est resté culte grâce à des arrangements jazz remarquables à cette époque, et à des morceaux comme le magnifique "Passin' Me By". Ils sont les pionniers d'une vague de rap intello des 90's. Si les deux albums suivants ont moins marqué les esprits, on appréciera les sons old school très vitaminés et bondissants de "Oh Shit", "Drop" et "Runnin". Ils viendront célébrer les 20 ans de leur album mythique sur la plage du Glazart (façon L.A. donc) et rapper leurs meilleurs morceaux pour les nostalgiques qui écoutaient leur son à fond sur leur ghetto-blaster à double cassette autoreverse. Si vous ne les connaissez pas, c'est le moment de réviser vos oldies hip-hop.

  1. Le Glazart 7-15 avenue de la Porte de la Villette, 19e
  2. Lun juil 16 - Mar juil 2
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OFWGKTA

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Vous avez du mal à prononcer « OFWGKTA » ? C’est normal, ce crew de hip-hop alternatif originaire de L.A. s’appelle en réalité Odd Future Wolf Gang Kill Them All. Mené par Tyler The Creator, il compte une nouvelle génération de rappeurs californiens qui en ont sous la casquette et savent l’exprimer. Il compte, entre autres, le soulman Frank Ocean et le producteur Left Brain, les rappeurs Hodgy Beats, Earl Sweatshirt, Domo Genesis et Mike G, des noms qui commencent à être connus en France mais qui le sont davantage outre-Atlantique.Depuis deux ans, le collectif s’est doté d’un label indé sur lequel a été lancé l’album solo ‘Bastard’ de The Creator et le premier album du crew ‘The OF Tape Vol 2.’, une séquence de leur mixtape originale ‘The Odd Future Tape’. Ce premier opus remarqué par les magazines Pitchfork et Rolling Stone n’est pas sans rappeler le Wu Tang Clan a ses débuts par la qualité des productions et le talent de certains MCs comme Domo, aux lyrics complexes et percutants, Ocean, Tyler et Sweatshirt, les trois artistes les plus matures du collectif. Cette nouvelle

  1. Bataclan 50 boulevard Voltaire, 11e
  2. Mar juil 2
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Ultramagnetic MC's

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Venu du borough le plus chaud de New York, le Bronx, les Ultramagnetic MC's ont marqué le hip-hop dit « new school » qui a fait la réputation de la côte Est durant les années 1980. En 1988, leur premier album, 'Critical Beatdown', est reconnu comme un chef-d’œuvre très rapidement. C’est simple, le groupe est monté si haut si vite qu’il lui faudra quatre ans pour donner une suite, toujours brillante, à son coup de maître. Comme pour beaucoup de groupes de rap new school à l’époque, les années 1990 seront de plus en plus difficiles au fur et à mesure que le gangsta rap s’impose dans les charts. L’inspiration s’en ressent, chaque MC partant entamer une carrière solo, notamment Kool Keith qui sous le nom de Dr. Octagon réalisera de belles choses. Quelques années de séparation ne feront qu’attiser l’impatience des fans et les Ultramagnetic MC's reviendront au fil des années 2000. L’album 'The Best Kept Secret' sort en 2007, point de départ de nouveaux concerts et d’une tournée en 2013, qui passe par le festival Paris Hip-Hop au Trabendo.

  1. Le Trabendo Parc de la Villette, 75019
  2. Mar juil 2
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Beck

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Jeune surdoué de la pop nineties, Beck avait mis un monumental coup de pied dans l’industrie de la musique californienne avec ses collages œcuméniques, ralliant tout à la fois le folk, la country, le rap, le rhythm’n’blues, ou le rock. Une poignée d’albums – 'Odelay', 'Mutations', 'Midnite Vultures' – vont alors l’imposer comme figure de proue de l’avant-garde pop, avant un petit coup de mou dans les années 2000. Mais ce multi-instrumentiste sait rebondir en travaillant pour d’autres (Charlotte Gainsbourg, Jamie Liddell, Thurston Moore) ou encore en réalisant la musique originale de l’excellent film 'Scott Pilgrim'. Fils d’artistes un peu perchés, Beck fait aussi partie du mouvement scientologue depuis toujours, une info sur laquelle il est longtemps resté extrêmement discret. De quoi faire de lui un « loser » ? Sans doute pas, car sa venue à la Cité de la musique pour le festival Days Off risque d’en émoustiller plus d’un. D’autant plus que son concert sera un set acoustique en solo, une forme intimiste qui promet de grands moments. Les places sont mises en vente le mardi 30 avril

  1. Cité de la musique 221 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Mar juil 2 - Mer juil 3
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The Who

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Ils ne sont plus que deux. Le batteur virtuose et lunatique Keith Moon est décédé depuis 1978 et le bassiste impassible John Entwistle nous a quittés en 2002. Pendant longtemps, c’est d’ailleurs pour renflouer les dettes de ce dernier que les Who ont continué à tourner malgré la lassitude et les stades pas très intimes. C’est en faisant la première partie des Who en 1982 et en voyant ces musiciens déprimés que Joe Strummer du Clash décide qu’il ne fera jamais de vieux os avec son groupe punk : trop triste, trop pathétique. Pour autant, tous les fans de rock rêvent encore d’apercevoir un moulinet de Pete Townshend, ou un jeté de micro de Roger Daltrey, même avec des musiciens de session pour les accompagner. Les Who sont des légendes, qu’il faut avoir accroché à son tableau de chasse. A une époque où le rock ne produit plus d’icônes, le public se tourne naturellement vers son glorieux passé, d’autant plus que celui-ci pâlit et se meurt doucement. C’est pourquoi un Dylan vieillissant et abîmé continue de vendre ses places par milliers alors qu’il n’a plus de voix. C’est pourquoi les

  1. Palais Omnisports Paris-Bercy 8 boulevard de Bercy, 12e
  2. Mer juil 3 - Jeu juil 4
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Pendentif

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  • Gratuit

Dans le sillon d’Aline, La Femme ou Fauve, toute une pléiade de groupes qui chantent en français tracent à leur tour leur chemin, formant presque une petite famille. Parmi eux, les Pendentif sont probablement l’un des plus talentueux. Originaires de Bordeaux, Cindy Callède et ses acolytes ont développé un son plus surf, plus californian way of life (d’où les refrains en anglais), fait pour sentir la houle et la brise sur une plage atlantique. C’est frais, léger, presque naïf, et ça fonctionne admirablement bien. Exemple avec les premiers singles du groupe, "Riviera", "Jerrycane" ou encore "Embrasse-moi", des sucreries pop joliment troussées qui n’attendent que le succès. Avant la sortie d’un album à la rentrée. Pendentif jouera à la Cité de la musique début juillet dans le cadre de la scène IDTGV jeunes talents. On s'y rendra d'autant plus volontiers que l'entrée est libre.

  1. Cité de la musique 221 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Mer juil 3
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George Thorogood & The Destroyers

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Vous avez déjà entendu au moins une fois dans votre vie son méga tube "Bad To The Bone", une variation sur le « Bo Diddley beat » qui a été utilisé dans 425 672 films, le plus mémorable étant Terminator 2. S’il reste l’homme d’un seul hit planétaire, Thorogood possède tout de même un vaste public, celui du blues blanc bien gras, avec des riffs à la slide guitar pas très subtils mais tout à fait sympathiques quand on sait apprécier les sucreries. Alors oui, George n’est ni Johnny Winter, ni Eric Clapton, ni Rory Gallagher, mais il assure dans son genre.

  1. Trianon 80 boulevard de Rochechouart, 18e
  2. Mer juil 3
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Atoms For Peace

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Dans le jargon, on appelle ça un « supergroupe », soit l’association provisoire (ou pas) de musiciens déjà célèbres au sein d’autres groupes. Ici, Thom Yorke a convoqué autour de lui et sa voix diverses personnalités du rock : le bassiste Flea des Red Hot Chili Peppers, le fameux producteur Nigel Godrich, les batteurs Joey Waronker et Mauro Refosco, qui ont participé à diverses formations telles que R.E.M., Beck ou encore David Byrne. La musique d’Atoms For Peace est dans la continuité du travail de Thom Yorke sur 'The Eraser', c’est-à-dire un mélange d’électronique et de rock expérimental très contemplatif, qui s’accompagne de vidéos. A la Gaîté Lyrique, seuls le chanteur de Radiohead et Nigel Godrich seront présents, tandis que le groupe entier se retrouvera pour un concert au Zénith en juillet. La formation présentera son premier album, 'Amok'.

  1. Le Zénith 211 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Sam juil 6
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Edward Sharpe & The Magnetic Zeros

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Si vous ne connaissez pas leur nom à rallonge, sans doute connaissez-vous leur tube "Home" ? Un tube simple et efficace, une chanson, une vraie, à l’ancienne, dont le refrain s’entonne en chœur. Il se retient si bien, ce refrain, qu’il a fait les beaux jours de Youtube quand une petite fille de 5 ans l’a chanté en compagnie de son père à la guitare. Emmené par le charismatique Alex Ebert (et pas du tout par Edward Sharpe, qui est un personnage fictif), le groupe est un gigantesque collectif d’une dizaine de musiciens, d’où une impression de petite symphonie pop à l’écoute de leurs albums (un peu comme Arcade Fire). Leur nouvel album, 'Here', est sorti l'an dernier et reste dans cette veine pop délicate et fignolée avec amour. Les concerts du groupe ressemblent à d'improbables communions un brin hippies, où Alex Ebert semble capable de tout et n'importe quoi, incontrôlable messie en toge blanche et longue barbe, prêt à enflammer la foule grâce à son charisme. Après sa venue au Trabendo en juillet 2012, le groupe revient cet été au Trianon, un joli moment en perspective.

  1. Trianon 80 boulevard de Rochechouart, 18e
  2. Lun juil 8 - Mar juil 9
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Otis Taylor

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Après avoir entamé une première carrière dans la musique à la fin des années 1960, Otis Taylor laisse tout tomber par dépit en 1977 pour se lancer dans le business de l’antiquité. Au milieu des années 1990, il décide de tenter une dernière fois sa chance et publie coup sur coup deux albums excellents, 'White African' (2001) et 'Respect The Dead' (2002), qui l’imposent comme un grand bluesman moderne. Car si le blues de Otis Taylor doit beaucoup aux ancêtres, auxquels il emprunte le finger-picking, qui permet le jeu de basses alternées avec le pouce et le jeu de la mélodie avec l’index et le majeur, sa musique se démarque aussi par l’ajout d’instruments divers, comme la mandoline ou le banjo, généralement utilisés dans la country. A l’arrivée, cela donne un « trance-blues » acoustique fascinant, à la fois proche des transes africaines et des complaintes répétitives des premiers blues, mais pourtant radicalement nouveau. Un concert de Otis Taylor n’est pas une « machine » réglée au centième de seconde près, ce serait plutôt une humeur spontanée, une performance pleine d’humanité,

  1. New Morning 7-9 rue des Petites Ecuries, 10e
  2. Lun juil 8
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