Festival d'Automne 2012
De septembre à décembre en Ile-de-France
Soixante-trois manifestations entre musique, théâtre, danse, cinéma et arts plastiques dispersées aux quatres coins de la capitale : si on ne voyait pas les premières feuilles se détacher des arbres, on se croirait presque à Avignon.
La création contemporaine à l'honneur
Valeur sûre du paysage artistique francilien, le festival imaginé par Michel Guy vient juste de souffler ses quarante bougies. De septembre jusqu'à fin décembre, ce sont plus de soixante spectacles et performances qui sont présentés. Un festival pluridisciplinaire (théâtre, danse mais aussi arts plastiques et cinéma) qui ne s'arrête pas aux frontières hexagonales mais qui invite chaque année de nombreux artistes étrangers (La Ribot, Raimund Hoghe, Romina Paula en 2011) et collabore depuis sa création en 1972 avec de nombreuses productions espagnoles, chinoises, italiennes... « Visages familiers, et nouveaux venus s'y rencontrent, les continents et les langues s'y croisent. » Après le décès d'Alain Crombecque, ce fut le duo Marie Collin et Joséphine Markovits qui tint les rênes en intérim jusqu'à la récente nomination d'Emmanuel Demarcy-Mota (également directeur du théâtre de la Ville).
Topographie du spectacle vivant
© Jaime Roque de la Cruz
Outre son exceptionnelle longueur (quatre mois), le Festival d'Automne se distingue par les moyens mobilisés pour l'événement : mécénat (Fondation Pierre Bergé - Yves Saint-Laurent, Arte, Société Générale) partenariats, donateurs... et de fait par la qualité de sa programmation. N'hésitant pas à faire appel à de grands noms de la scène (Meg Stuart, Robert Wilson, Trisha Brown, Claude Régy, Christoph Marthaler) et à de prestigieux lieux de culture parisiens (théâtre de la Ville, musée du quai Branly, Centre Pompidou) pour faire de ce festival l'un des plus plébiscités en Europe. Pourtant derrière cette apparence de grosse machine à spectacles, le festival fait la part belle à de plus petits créateurs comme Joris Lacoste ou le collectif des Possédés et à des scènes moins fréquentées par le gratin (scène Watteau, théâtre de l'Agora). On retiendra de la saison 2011 l'émergence d'un duo de danseurs plus que prometteurs : Cecilia Bengolea et François Chaignaud, omniprésents cette année (Pompidou, théâtre de Gennevilliers...), et bien sûr l'adieu de la Merce Cunningham Dance Company. Du théâtre et de la danse, mais aussi des expositions et du cinéma. En 2011, le Festival d'Automne a ainsi été marqué par la rétrospective intégrale du cinéaste hongrois Béla Tarr et par la performance plastique de Zuleikha et Manish Chaudhari / Raqs Media Collective. Pointu, on vous dit.
L'année 2012 sera l'occasion de (re)découvrir l'incroyable travail de la chorégraphe française Maguy Marin. Trente ans de spectacles seront ainsi déployés dans huit théâtres franciliens : 'Cendrillon' à Chaillot, à la MAC et théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines ou encore 'Faces' au théâtre de la Ville.











