Cinémas & théâtres à Montmartre

Les meilleures salles de la butte

Studio 28

S’il ne fallait garder qu’un cinéma à Paris, il s’agirait sûrement du Studio 28. Perchée dans les hauteurs de Montmartre, cette salle mythique a vu défiler dans ses salles obscures, légendes vivantes et grands classiques du septième art. Résolument né sous une bonne étoile, le Studio 28 lève son rideau en 1928 sur le chef d’œuvre avant-gardiste d’Abel Gance Napoléon. Dès lors, ce cinéma de quartier ne cessera de proposer au public les meilleurs long-métrages de chaque époque : Charlie Chaplin, Luis Buñuel, Franck Capra ou encore le touche-à-tout Jean Cocteau y feront un détour.  Imaginé comme un carrefour entre le cinéma et les autres arts (photographie, peinture), le studio se démarque principalement par son atmosphère empreinte de nostalgie. Un thé dans un jardin ombragé ? Une exposition de photographies ? Une avant-première ? Rien ne semble impossible ici.

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18e arrondissement

Le Cinéma des cinéastes

Notre sélection

Ancien music-hall, le cinéma des Cinéastes a été créé à la fin des années 1990 par l’ARP, une société fondée dix ans plus tôt par le regretté Claude Berri et regroupant auteurs, réalisateurs et producteurs. Fervent défenseur de l’indépendance du cinéma, l’ARP a imaginé cette salle non pas comme une vitrine mais comme un lieu de rencontres et de débats où les réalisateurs viendraient raconter après la projection les aventures de leur film aux spectateurs. Se succèdent alors entre ses murs de pierres apparentes et ses structures métalliques (érigées par Eiffel lui-même) des documentaires, festivals, courts métrages, avant-premières et rétrospectives. Enfin, sachez que chaque premier dimanche du mois à 11h, le cinéma des Cinéastes propose une séance exceptionnelle d’un film réalisé par un membre de l’ARP.

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Nord de Paris

Théâtre de l'Atelier

Edifié à l’aube du XIXe siècle, le théâtre de l’Atelier portait à l'origine le nom de « théâtre Montmartre » – en raison de la butte où il se situe. Pourtant, malgré sa longue histoire, c’est sous l’impulsion du comédien Charles Dullin, nommé directeur en 1922, que le théâtre de l’Atelier se développe véritablement, jusqu’à devenir l’un des hauts lieux parisiens de la création théâtrale. Où, ne cédant rien aux pressions commerciales, Charles Dullin peut façonner sa vision d’un théâtre poétique. « On a l'impression en écoutant l'enseignement de Dullin qu'on retrouve de vieux secrets et toute une mystique oubliée de la mise en scène », écrit ainsi Antonin Artaud (dont l’Atelier accueille la pièce 'Les Censi') à son ami Max Jacob. Alors, parmi les mises en scène fameuses de Dullin se croisent Pirandello, Calderon, Aristophane ou Shakespeare... Plus tard lui succèdent à la direction André Barsacq, Pierre Franck ou Laura Pels qui actualisent, préservent et transmettent le remarquable héritage de Dullin, et l’exigeante aura du théâtre de l’Atelier.

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18e arrondissement

Théâtre Ouvert

1971, Festival d’Avignon. La troupe du Théâtre Ouvert se forme. Et les contours d’une ambition se dessinent déjà : la mise en relation de l’œuvre contemporaine, du metteur en scène et du public dans de nouvelles formes de théâtre entre spectacle et lecture. 2011, Paris. Le Théâtre Ouvert devient Centre national des dramaturgies contemporaines. En quarante ans, la troupe a suivi un parcours exemplaire. Un temps itinérante, elle a fini par s’établir dans le jardin d’hiver de la Cité Véron (18e). Le lieu ne tardera pas à être labellisé Centre dramatique national de création et sera le premier du genre en France. Au cours de ces quatre décennies, la troupe n’a pas changé de leitmotiv. La confrontation entre l’écriture et le jeu restent au cœur de la réflexion. Ainsi, le théâtre s’est-il engagé dans un travail où écrivains et praticiens du théâtre – sans oublier le spectateur – avancent de concert. Chaque année, l'équipe reçoit des centaines de manuscrits. Certains sont publiés dans l’une des deux collections – Tapuscrit et Enjeux – créées par le Théâtre Ouvert. D’autres encore sont travaillés, mis en scène et joués. Résolument tourné vers le répertoire contemporain, l’établissement promeut de nombreuses pièces inédites.

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18e arrondissement

Pathé Wepler

Douze salles (dont huit accessibles aux personnes à mobilité réduite) et deux adresses pour 2 176 places et plus de 450 séances hebdomadaires : le Pathé Wepler, salle historique du 18e arrondissement, est un mastodonte incontournable de la place de Clichy – à deux pas du joli cimetière de Montmartre où reposent Truffaut, Clouzot, Brialy, Degas, Rigaut, Picabia, Zola, Feydeau, Fred Chichin et Dalida. En outre, le confort y est assez incomparable (on parle du cinéma, pas du cimetière), avec accoudoirs doubles et porte-gobelets. Le tout pour une programmation hétérogène, en VO et en VF à la fois.

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18e arrondissement

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