Fête de l'Humanité

Concerts et débats du 13 au 15 septembre 2013

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Vous l'aurez sans doute noté, cette année La Fête de l'Huma commence un vendredi 13 ! Une date qui n'est pas forcément signe de malchance, si l'on considère qu'en moyenne 8 millions de personnes jouent au loto ce même jour en France. Pour son édition 2013, les superstitieux sont donc invités à se rendre en masse au festival qui se déroule au parc de la Courneuve, l'un des événements de la rentrée les plus attendus par les Parisiens, et pas seulement les communistes, leurs sympathisants et les syndicalistes durs à cuire, mais par tous les humanistes, philanthropes et amateurs de bons concerts et d'ambiance fraternelle.

Comme à son habitude, le festival organise débats politiques, littéraires et philosophiques, actions citoyennes et solidaires, animations sportives, théâtre et bien sûr des concerts, à prix minimum (le forfait 3 jours est à 30 euros) car l'esprit est de rendre l'événement accessible à tous. Moins attractive que l'an passé, l'affiche propose tout de même des valeurs sûres telles que Archive et son rock expérimental, -M- et ses tubes pop-rock, le désormais culte Asaf Avidan et les déjantés Asian Dub Foundation. Autant d'artistes réputés pour leur prestation live, et secondés par une trentaine d'autres groupes qui joueront dès l'après-midi aussi bien du jazz, que des musiques du monde, du rock indé ou du classique avec l'Orchestre national de France.

Comme toujours, des débats, des conférences, de la danse et des activités sportives font aussi partie de la fête, avec en point d'orgue le fameux 10 km de la Fête de l'Huma, mais aussi l'avant-première de l'exposition sur Pier Paolo Pasolini qui aura lieu à la Cinémathèque à partir du 16 octobre. A noter cette année, la Fête de l'Humanité accueille la venue exceptionnelle de Jamel Debbouze, le dimanche après-midi en clôture du week-end. La présence du célèbre humoriste sert sans doute à rehausser un programme un peu plus banal que d'habitude, et surtout à accentuer la dimension populaire et conviviale du festival, qui côtoie sa volonté d'être un laboratoire politique.

Réservations : forfait 3 jours à 30 euros, cliquez ici.

Vendredi 13 • Asian Dub Foundation

Impossible de dissocier la musique d’Asian Dub Foundation de leur engagement politique. Surgissant dans un Royaume-Uni raciste et anti-asiatique, la musique d’Asian Dub Foundation s’est immédiatement imposée comme une revendication. Fait de sonorités fiévreuses et percutantes, le style iconoclaste du groupe mêle dub, rock, hip-hop et drum’n’bass, tout en intégrant des instruments de musique populaire indienne. Leur dernier album en date, 'A History of Now' (2011), poursuit également la fusion, avec un “London to Shanghai” aux airs de ragga, une intro hispanisante dans “This Land Is Not For Sale”, ou encore du punk dans le titre éponyme. Depuis les débuts du groupe en 1993, les membres se sont succédés, et les albums aussi, puisque la formation a désormais une douzaine d’opus à son actif. S’ils sont connus pour leurs positions politiques, les membres d’Asian Dub Foundation bénéficient également d'une sacré réputation live, des performances légendaires, insufflant à chacun de leur concert la même énergie explosive.

  1. Grande scène
  2. 19h

Vendredi 13 • Archive

Radiohead aurait pu être leur grand frère, Pink Floyd leur arrière-grand-père : Archive s’inspire des grands pour sa musique, et ça s’entend. De Radiohead, on reconnaît les voix un peu plaintives, la musique lente et mélancolique, de Pink Floyd, l’aspect expérimental des mélodies, le tout réarrangé version trip-hop. Malgré ce recyclage de classiques, les membres piliers du groupe, Darius Keeler et Danny Griffiths, s’en sortent plutôt bien. Depuis 1996 et leur premier album, le style a changé, s’est affiné peut-être, ce qui est certain c’est qu’ils tâtonnent encore et se cherchent toujours. Ne vous étonnez donc pas si d’une chanson à une autre, la belle voix féminine qui vous avait séduit au début mue soudainement en une voix grave et virile, c’est le principe du fonctionnement en « collectif ». Leur dernier album, ‘With Us Until You’re Dead’ colle parfaitement à cette image. Leur nom est finalement bien trouvé : Archive, ou la compilation du meilleur de la musique d'avant. En attendant de trouver une personnalité qui leur serait vraiment propre.

  1. Grande scène
  2. 22h

Samedi 14 • Staff Benda Bilili

Le groupe Staff Benda Bilili vit une success story bouleversante, un conte moderne que même Hollywood aurait eu du mal à imaginer. Parti des bidonvilles de Kinshasa en 2005, cet orchestre composé uniquement de musiciens handicapés atteint de polyomélite – cette maladie qui touche les enfants dans les pays pauvres et contre laquelle nous sommes tous vaccinés – brûle aujourd'hui les planches partout dans le monde. Entre 2009 et 2012, le groupe a réalisé plus de 300 concerts en Europe, en Australie, au Japon et aux Etats-Unis. Ils chantent et jouent une musique dansante et joyeuse, inspirée de la rumba congolaise et enrichie de rythmes cubains, reggae, blues ou funk. En les découvrant sur scène, on est fasciné par leur énergie increvable, leur joie de vivre, leur personnalités extraordinaires.

  1. Grande scène
  2. 19h10

Samedi 14 • Asaf Avidan

A la croisée du folk, du rock et de la pop, Asaf Avidan égrène ses chansons avec ses tripes, sa voix éraillée éblouissante et poignante. Ce chanteur israélien, charismatique avec sa coupe à l’iroquoise et son look hors norme monte le quartet Asaf Avidan & The Mojos, accompagné d’une guitare, d’une basse et d’un violoncelle. Leur premier album ‘The Reckoning’ est couronné disque de platine et connaît un certain succès aux Etats-Unis avant d'exploser les charts en Europe grâce au tube "One Day/Reckoning Song" remixé par Wankelmut. Après un deuxième disque toujours couronné de succès, Asaf Avidan & The Mojos ont sorti un troisième album ‘Through the Gale’ qui raconte l’histoire d’un capitaine à la recherche de l’immortalité au Royaume des dieux. Une évasion spirituelle qui précèdera leur « pause créative indéfinie » qu’ils se sont donnée il y a un an. En tournée un peu partout en France cette année, notamment à l'Olympia à Paris en avril, le groupe repart de plus belle à la rentrée, à commencer par un passage à la Fête de l'Huma.

  1. Grande scène
  2. 20h30

Samedi 14 • -M-

Avoir réussi à imposer une simple lettre de l’alphabet comme nom de scène est déjà un exploit en soi. Ses fans les plus accros oublieront peut-être même un jour qu’avant d’avoir été l’alter ego de Matthieu Chedid, « M » se plaçait entre « L » et « N ». Sans aller aussi loin, personne ne pourra nier que l’artiste a pris grand soin de cultiver et de faire évoluer son personnage dans les moindres détails, de la simple coupe de cheveux, à sa passion momentanée pour la couleur rose, jusqu'à faire de lui une véritable institution du paysage musical français. La voix un peu trop aigüe, il se fait connaître avec son deuxième album ‘Je dis aime’, et le single du même nom. Les tubes s'enchaînent ensuite très vite, "Onde sensuelle", "La Bonne Etoile", "Qui de nous deux ?" jusqu’à "Mojo", dernier single en date. Trianon, Zénith à de multiples reprises, le chanteur remplit les salles avec une facilité déconcertante. A la Fête de l'Huma, il présentera également son nouvel album, ‘Îl’, qui brasse une grande variété de thèmes tout en restant dans le registre musical qu’on lui connaît : pop-rock à la française.

  1. Grande scène
  2. 22h

Dimanche 15 • Jamel Debbouze

On ne présente plus Jamel Debbouze, comédien devenu humoriste pour Canal +, acteur chez Jeunet ou Chabat en même temps qu'auteur de one-man shows et fondateur du Jamel Comedy Club qui accueille de jeunes talents sur le mode du stand-up à l'américaine. Sans surprise, c'est à ce showman aguerri et improvisateur brillant qu'échoit la lourde tâche de conclure la Fête de l'Humanité, une performance qui vaudra certainement le détour. Car on fait confiance à Jamel Debbouze pour mêler humour, jeux de mots et satire politique dans son speech, un cocktail qui ne réussit pas à tout le monde mais que le natif de Trappes parvient à maîtriser avec sincérité et brio.

  1. Grande scène
  2. 17h20

  1. 2013
  2. 2012

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