Rock en Seine : vendredi

Franz Ferdinand, Belle And Sebastian, Alt-J, Hanni El Khatib...

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Notre sélection de concerts pour le vendredi

Franz Ferdinand

Franz Ferdinand

Franz Ferdinand

« I say don’t you know, you say you don’t know, I say »... tous en chœur ! Menés par le charismatique Alexander Kapranos, les Ecossais de Franz Ferdinand ont envahi toutes les radios en 2004 avec leur tube "Take Me Out". Certes, depuis le morceau nous a bien saoulés et ne fait plus danser grand monde, mais leurs deux premiers albums, condensés pop-rock légèrement barrés, restent très efficaces. "Jacqueline", "The Fallen", "Come on Home" ou encore "This Boy", autant de morceaux euphoriques et sacrément dansants qu’il fait bon redécouvrir en ce début d’été. S’il vaut mieux taire leur troisième opus, qui flirtait un peu trop dangereusement avec des influences dance et électro, le nouvel album du quatuor, 'Right Thoughts, Right Words, Right Action', pourrait bien être le retour aux sources tant attendu. C’est en tout cas ce que semble indiquer "Right Action", premier morceau entraînant et tout à fait prometteur, qu'on ira découvrir à Rock en Seine.

  1. Grande scène
  2. 20h45

©Matt Saville

Tame Impala

Parfait chaînon manquant entre Cream, Led Zeppelin, les Beatles et Black Sabbath, ce groupe australien originaire de Perth a bien digéré ses classiques et repris la formule du power trio avec un succès indéniable : Kevin Parker (guitare, chant), Dominic Simper (basse) et Jay Watson (batterie) ne sont jamais meilleurs que lorsqu’ils sont heavy et puissants. Les passages aériens de leur premier 'Innerspeaker' et du 'Lonerisms' paru fin 2012 sont un peu moins inspirés que leurs cavalcades de saturation. Depuis la sortie de ce dernier, le groupe a gagné en popularité et pris une dimension scénique digne de ses modèles.

  1. Grande scène
  2. 18h45
Kendrick Lamar

Kendrick Lamar

Kendrick Lamar

Par son phrasé, volontairement à contretemps, comme par les thèmes qu’il aborde, le rap de Kendrick Lamar détonne. Alors que les autres ne parlent que de swag, de drogues et de grosses cylindrées, lui est plutôt considéré comme l’élément le plus « sensé » (« conscious ») de la scène rap américaine. D’abord connu comme K.Dot, le jeune Californien a rapidement abandonné ce pseudo pour reprendre son vrai nom. Surdoué qui n’avait que des 20/20 à l’école, il sort sa première mixtape à l’âge de 16 ans, et ne tarde pas à collaborer avec des grands noms comme Dre, Lil’ Wayne, Drake et Snoop Dogg, avant même la sortie de son premier album. Dans ses morceaux, d’une grande sincérité, Kendrick Lamar parle moins de pouffes huilées que de questions sociales. Et lorsqu’il aborde effectivement les thèmes de la fête ou de la violence, c’est avec une ambivalence qui fait défaut à beaucoup de ses pairs, comme dans ses très remarqués “Ignorance Is Bliss” (« bienheureux sont les ignorants »), “Drank”, faux hymne à la fête qui semble plutôt condamner l’alcoolisme, et “Bitch Don’t Kill My Vibe”, dont le clip dénonçait la consommation de drogues. Sorti en octobre 2012, son dernier album, 'Good Kid, M.A.A.D City', est un succès retentissant, et donne raison à tous ceux qui désignent Kendrick Lamar comme le meilleur espoir de la West Coast.

  1. Scène de la cascade
  2. 22h

Alt-J

Clairement, les Alt-J possèdent le petit quelque chose en plus qui fait la différence. Là où la plupart des nouveaux groupes indie rock paraissent tristement interchangeables, Joe Newman, Gus Unger-Hamilton, Gwil Sainsbury et Thom Green ont tracé une voie originale. Leur premier disque, 'An Awesome Wave', est un modèle de songwriting et d’arrangements, servi qui plus est par une cohérence à toute épreuve. Si leur écriture s'épanche avec génie dans l'intimité du studio, le groupe peine davantage à retrouver cette perfection sur scène. C'est là tout le défi qui attend les Alt-J, en espérant qu'ils franchiront un palier sur les planches de Rock en Seine.

  1. Scène de la cascade
  2. 19h45

© Nick Walker

Hanni El Khatib

Cheveux gominés, tatouages ostentatoires, personnalité casse-cou charismatique, Hanni El Khatib a tout du parfait rocker californien. D'autant plus que cette belle gueule joue et chante un rock sale et primitif, entre garage et rockabilly, inspiré par le rock’n’roll proto-punk des Sonics et la furie des Cramps. Pourtant cet électron libre de la scène rock indé se joue habilement des codes de la culture populaire américaine qui le fascine et le façonne. Fils d’immigrés palestiniens et philippins arrivés dans les années 1970 aux States, ce pur produit made in USA a été projeté sur le devant de la scène l’année dernière grâce à son single "Dead Wrong", extrait de son premier album 'Will the Guns come out' sorti en 2011. La suite, un 'head In The Dirt' produit par Dan Auerbach des Black Keys, n'a hélas pas autant convaincu. Infatigable bête de scène, Hanni el Khatib a tout de même enchaîné les concerts et galvanisé le public partout sur son passage

  1. Scène de l'industrie
  2. 23h05
Johnny Marr

Johnny Marr

Johnny Marr

Pour ceux auxquels le nom Johnny Marr ne dit rien, peut-être que celui des Smiths sera plus évocateur. Membre essentiel du groupe de Manchester avec Morrissey, Johnny Marr a donné au son des Smiths une couleur unique, grâce à un jeu de guitare très reconnaissable. Après la séparation du groupe en 1987, des centaines de guitaristes vont s’inspirer de lui dans les grandes largeurs, tandis qu’il ira mettre son talent au service d’autres formations. Johnny Marr a la bougeotte : entre 1988 et aujourd’hui, il participera à six groupes et jouera sur des dizaines d’albums comme invité. En février 2013, il sort son premier album sous son seul nom, 'The Messenger', qui reçoit l’éloge des critiques. Vous l’aurez compris, c’est un guitariste culte qui se présentera sur la scène de l’industrie fin août prochain.

  1. Scène de l'industrie
  2. 18h50
Chk Chk Chk

Chk Chk Chk

Chk Chk Chk

Peut-être connaissez-vous mieux les Chk Chk Chk (prononcer Tchik Tchik Tchik) sous le symbole « !!! », qu’on retrouve apposé sur leurs disques et affiches. Ce groupe originaire de Sacramento est devenu la coqueluche des magazines indie et du public branché à partir de son deuxième album 'Louden Up Now' (2004), un petit vivier de tubes idéal pour shaker son booty. Les choses deviennent sérieuses avec 'Myth Takes' (2007), nouvel essai transformé qui assoit définitivement leur réputation de faiseurs de hits pour dancefloors énervés et malins. Car les Chk Chk Chk ne sont pas que des fabricants d’électro ou de disco, il s’agit aussi d’un collectif (presque une dizaine de membres !) à l’énergie punk. Dr. Jekyll sur disque, le groupe se transforme en Mister Hyde pendant ses concerts, lors desquels les musiciens délaissent la production léchée du studio pour se laisser aller à la furie rock. A vérifier sur la scène pression live le vendredi 23 août.

  1. Scène pression live
  2. 23h20


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