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Notre sélection de concerts

Guide des concerts à ne pas manquer !

Kevin Morby

Si vous ne connaissez toujours pas ce petit génie originaire de Kansas City, il est plus que jamais temps de vous rattraper. Initié à la guitare à l’âge de 10 ans, tâtant aussi du piano, du micro voix et de la basse (notamment dans les groupes Woods et The Babies), Kevin Morby se taille depuis son premier album solo en 2013 (‘Harlem River’) une discographie à la mesure de son talent. Et son troisième et excellent disque (un « album de la maturité » à 28 ans ? oui c’est possible) ne fait que confirmer cela. D’abord parce qu’il contient au moins deux titres imparables, "I Have Been to the Mountain" et "Singing Saw", merveilles qui vous embarquent immédiatement pour une virée délicatement psyché sur les routes californiennes, où Morby traîne désormais ses guêtres. Ensuite parce que tout au long de l’album affleurent des influences plus ou moins évidentes dans la voix et les orchestrations, et pas des moindres : Bob Dylan ("Water"), Neil Young ("Drunk and On a Star"), Lou Reed ("Dorothy"), et une myriade d’autres dont on se souviendra plus tard, dans de futurs « eureka ! ». Enfin et surtout parce qu’on a du mal à s’empêcher de faire tourner cet album encore et encore sur notre platine. Bref, vous savez ce qu’il vous reste à faire : le voir, en live, le 6 mai à La Maroquinerie.

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Adam Green

Tout le monde connaît le mythe d’Aladin, ce célèbre héros du conte persan des ‘Mille et Une Nuits’ servi à toutes les sauces dans le cinéma, du formidable long métrage de Miguel Gomes à la prestation moins fameuse de… Kev Adams dans 'Les Nouvelles Aventures d'Aladin'. Ce qu’on ignorait, c’est que désormais Adam Green en a fait sa propre version, en quatre-vingt-dix minutes, pour un résultat qui serait plein d’humour et de poésie selon les termes mêmes de la Gaîté Lyrique. Ainsi, la salle parisienne diffusera le film en compagnie du néo-réalisateur le 9 mai prochain. Mieux encore, ce bon vieil Adam a composé lui-même la bande originale. Un film, de la musique, des bières, une bonne façon de commencer son lundi, non ?

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Anna Meredith

Il y a des artistes avec lesquels on devient presque familier. Du genre à tellement squatter les scènes parisiennes qu’on finit par les voir plus souvent que notre tata jacqueline dans le Vaucluse. D’autres, au contraire, sont tellement rares qu’on doit se contenter de quelques vidéos sur la plateforme Youtube. Anna Meredith fait sans aucun doute partie de cette deuxième catégorie. Après trois EP assez confidentiels mais très réussis, la Britannique s’est désormais ouverte à un public plus large grâce à un premier album « pitchforkisé » et une direction résolument plus pop. Mais ce n’est pas plus mal tant l’artiste déborde d’un talent indéniable. Signée sur le label Moshi Moshi (Hot Ship, Lykke Li…), elle construit sa musique comme un architecte, picorant dans les différentes influences (pop, électro, rock, musique classique) pour en dégager un produit personnel et très avant-gardiste. Mais surtout, l’auditeur n’est jamais laissé sur le bord de la route puisqu’au contraire, il est embarqué dans un voyage expérimental assez accessible. Désormais, on a l’occasion de vivre ce trip avec elle sur scène, au Point Ephémère. On ne se privera pas de ce plaisir.  

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Musique

Frankie Cosmos

Une cinquantaine. C’est le nombre de singles, albums et EP qu’a sortis Greta Klein, leader du groupe Frankie Cosmos depuis 2009. Si certains artistes se font plutôt rares, publiant un disque toutes les décennies façon D’Angelo, Dr. Dre ou dans un autre genre Laurent Voulzy, cette Américaine, elle, ne fait pas dans la demi-mesure. Pourtant, si on avait pu imaginer un écœurement résultant de cette boulimie artistique, il n'en est rien, le dernier album de la bande étant sans débat possible leur meilleur projet. En enchaînant les tracks très courtes (à peine deux minutes), Greta nous conte des histoires touchantes, honnêtes parfois poétiques, le tout sur fond d’univers pop et de musique rock. C’est simple et subtil à la fois, et bougrement efficace. Définitivement, un vent de fraîcheur souffle sur la scène musicale américaine et, accessoirement, sur l’Espace B dans le 19e arrondissement.   

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Musique

Ibeyi

Révélation de l'année 2015, Ibeyi, duo composé des sœurs jumelles Lisa-Kaindé et Naomi Diaz, partagées entre Paris, Cuba et le Venezuela, se réapproprie la soul sur un premier album où percent des percussions afro-cubaines, des samples hip hop et de discrètes touches électro. Chantant en anglais et en yoruba, une langue africaine importée à Cuba, il offre un alliage qui sort des sentiers battus de la pop mondiale.

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Musique

Porches

Greta Kline et Aaron Maine sont en couple. Les deux sont musiciens, chanteurs et producteurs. Ils partagent le même studio et accessoirement la même chambre. Ils travaillent ensemble, font du rock aux accents électroniques, et ont sorti leurs albums cette année, encensés par la même critique un peu hype. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’ils partagent un autre point commun : ils viendront défendre, le même mois, leurs disques respectifs dans la capitale. Pour elle, ça se passera à l’Espace B le 17 mai. Pour lui, ça sera le 25 au Point Ephémère. Il sera accompagné de son groupe, Porches, qui vient de signer un brillant premier album, gorgé de synthé pop et de mélancolie. Et après avoir vu les deux, nul doute qu’on se fera la même remarque : à côté, notre couple, c’est vraiment de la merde

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Musique

Charles X

Malgré un pseudo s’apparentant à un roi de France renversé par une révolte, Charles X, originaire de L.A., est bien un artiste très contemporain dont la seule révolution est musicale. Mêlant dans un subtil équilibre chants soul et rap au flow habile, le bonhomme évite en permanence les mélanges trop convenus dans lesquels trop d’artistes R'n'B s’enfoncent. Lui, au contraire, dégage dans ses œuvres un vrai univers personnel, porté par des instrus secs et une belle maîtrise vocale. Le tout en redessinant les contours de la zik, comme le faisaient ses idoles d’Outkast. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter son formidable dernier album, ‘The Revolution… and the Day After’, ou d’assister le 25 mai à son concert à la Maroquinerie. Un conseil, n’emmenez pas votre meuf avec vous, elle risque d’en tomber amoureuse.  

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Tortoise

Une chose est sûre, Tortoise sait entretenir le désir : bien que toujours actif, notamment avec un dernier album (‘The Catastrophist’) sorti en début d’année, le groupe de post-rock américain se fait plutôt rare du côté de la capitale. Autant dire que leur prochaine date à Paris, dans le cadre de la Villette Sonique, est particulièrement attendue : Tortoise ne ressemble à aucun autre groupe, et ne fait jamais deux fois le même concert. Ces parrains du post-rock n’ont en effet plus rien à prouver depuis longtemps, trop occupés à nourrir leurs différents projets et sans cesse travailler leurs instruments respectifs. Ce 31 mai, au Trabendo, les Chicagoans risquent bien d'illuminer la fin du printemps de leur sublime rock aux reflets jazz.

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Musique

Kamasi Washington

Kamasi Washington est-il la nouvelle superstar du jazz ? Récemment, un quotidien britannique s’est posé la question après que le bonhomme a entamé une tournée avec le fumeur de weed le plus célèbre du monde : Snoop Dogg. Et la question est légitime tant le virtuose a surpris, l’an dernier, avec la sortie de son triple album ‘The Epic’. Cent mille ventes rien qu’en Europe : un score un peu léger pour n’importe quel autre genre populaire, un exploit pour un disque de jazz. Pourtant, contrairement à ses collègues de Brainfeeder, notamment Flying Lotus ou Thundercat qui ont collaboré comme lui sur le formidable ‘To Pimp a Butterfly’ de Kendrick Lamar, le saxophoniste de L.A. révolutionne moins le genre, mais n’en est pas moins talentueux dans son registre. Dès les premières notes de son album, on ressent les influences classiques de ses aînés, type Coltrane, alors que la suite de l’album se permet plus de libertés avec des tendances gospel, du hip-hop, du classique voire parfois du reggae. Et croyez-nous, son album n’est pas loin du chef d’œuvre. Si l’an dernier, le concert de Kamasi avait dû être annulé à la suite des attentats, il sera cette fois-ci bel et bien présent pour un show à la Philharmonie de Paris. Un moment à ne pas louper. Et comme on dit si bien en Scat : « Boop-boop-a-doo. »

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Louise Attaque

Il y a des moments comme ça, où les astres sont tous alignés. En 1997, c'est ce qui est arrivé à Louise Attaque, sympathique groupe dont le succès fulgurant a dépassé l'entendement. Dans les cours de récré ou à la fac, il n'était soudain plus question que d'invitation acceptée par erreur, de soirées belles à Sienne, de « je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas... artificiel », de « elle est pas jolie, elle est pas belle non plus » et tutti quanti. Matraqué sur toutes les antennes radio (mais mieux vaut ça que Maître Gims), le premier album de Gaëtan Roussel et ses copains se vend à 2,8 millions d'exemplaires. Est-ce que c'est bien ? Il s'agit de la cinquième meilleure vente d'albums français de tous les temps.Entre hiatus et projets parallèles (on pense à Tarmac de Gaëtan Roussel), le groupe connaîtra ensuite une activité plus erratique, même si les fidèles suivent toujours et les ventes restent bonnes. En 2007, tout s'arrête naturellement. C'est un peu le paradoxe de Louise Attaque, ils resteront à jamais identifiés à une époque et chacun se remémore toujours une partie de sa vie en écoutant leurs anciennes chansons. Un ancrage dans le temps qui les rend finalement éternels. Le nouveau single "Anomalie", pas désagréable, n'a pas suffisamment de force pour faire table rase du passé, et les fans qui se presseront en masse aux concerts réclameront sans faillir leur dose de "Léa" ou de "La Brune".

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