0 J'aime
Epingler

Notre sélection de concerts

Guide des concerts à ne pas manquer !

Badbadnotgood

Les jeunes Torontois de Badbadnotgood se sont fait connaître sur Internet en se réappropriant des titres d’artistes hip-hop avant-gardistes comme Odd Future, groupe dans lequel on retrouve le fameux Tyler the Creator. Via Twitter, ce dernier a d’ailleurs complimenté le trio de « fucking sick » (putain de malade). Ce qui n’est pas tout à fait rien. Et en écoutant leur album ‘BBNG2’, à mi-chemin entre du son 60's à la Miles Davis et du Flying Lotus, on ne peut que confirmer. Ces musiciens ne sont pas seulement des virtuoses, ils ont également un grand sens du groove et de la mélodie, ce qui leur évite de tomber dans le free-jazz abstrait. Qu’on se le dise, c’est de la balle. Il faut donc foncer sans hésitation à leur concert au Trabendo le 28 juin prochain.

En savoir plus

Nick Waterhouse

Feu Amy Winehouse et le très vivant Nick Waterhouse ne partagent pas qu’un nom de maison à boire (du vin pour l’une, de l’eau pour l’autre). Ils représentent aussi une tendance des années 2000 à ressusciter la soul et le R&B canal historique avec un respect teinté de talent. Sans innover, ces deux artistes ont prouvé qu’on pouvait tout à fait jouer la carte rétro et produire de véritables chansons qui plaisent au plus grand nombre. Bien sûr, Nick Waterhouse ne jouit pas encore d’une immense notoriété, mais ses singles, "Some Place" et la reprise des Them (bon choix) "I Can Only Give You Everything", ont déjà retenu l’attention des mélomanes. On apprécie en effet à coup sûr sa façon de mixer les cuivres ronflants, les clappements de doigts et les chœurs féminins sexy. Avec sa tête de gringalet blanc bien élevé à lunettes, entre Buddy Holly et Roy Orbison, il s’impose par une élégance costumière toute naturelle, qui jaillit à travers sa voix et sa guitare. Après avoir foulé les planches de petites salles parisiennes, le voici au Trabendo en juillet.

Votre avis
  • 5 sur 5 étoiles
En savoir plus

Louise Attaque

Il y a des moments comme ça, où les astres sont tous alignés. En 1997, c'est ce qui est arrivé à Louise Attaque, sympathique groupe dont le succès fulgurant a dépassé l'entendement. Dans les cours de récré ou à la fac, il n'était soudain plus question que d'invitation acceptée par erreur, de soirées belles à Sienne, de « je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas... artificiel », de « elle est pas jolie, elle est pas belle non plus » et tutti quanti. Matraqué sur toutes les antennes radio (mais mieux vaut ça que Maître Gims), le premier album de Gaëtan Roussel et ses copains se vend à 2,8 millions d'exemplaires. Est-ce que c'est bien ? Il s'agit de la cinquième meilleure vente d'albums français de tous les temps.Entre hiatus et projets parallèles (on pense à Tarmac de Gaëtan Roussel), le groupe connaîtra ensuite une activité plus erratique, même si les fidèles suivent toujours et les ventes restent bonnes. En 2007, tout s'arrête naturellement. C'est un peu le paradoxe de Louise Attaque, ils resteront à jamais identifiés à une époque et chacun se remémore toujours une partie de sa vie en écoutant leurs anciennes chansons. Un ancrage dans le temps qui les rend finalement éternels. Le nouveau single "Anomalie", pas désagréable, n'a pas suffisamment de force pour faire table rase du passé, et les fans qui se presseront en masse aux concerts réclameront sans faillir leur dose de "Léa" ou de "La Brune".

Votre avis
  • 2 sur 5 étoiles
En savoir plus

Commentaires

0 comments