Prochainement

Films, concerts, théâtre, expos... Les événements les plus attendus

Film • Jauja

Notre sélection

Gagnez des places pour découvrir 'Jauja' au cinéma, en participant ici à notre jeu-concours. Dès les premières secondes du nouveau long métrage de l’Argentin Lisandro Alonso (qui se révèle à la fois comme son plus accessible et son plus ambitieux), 'Jauja' est présenté comme une mythique terre promise, lointaine, au-delà d’un désert perdu au fin fond de la Patagonie, dont personne n’est jamais revenu – et où, paraît-il, pourrait résider le bonheur. Poésie décharnée, rêverie légendaire, laconisme sensuel : le film d’Alonso, merveilleusement étrange, ressemble à une fantasmagorie stoïque, un conte minéral, mais aussi – et surtout – à une forme de retour aux origines du cinéma. Format carré, stricts plans fixes, jeu sur la profondeur de champ : au fond, le langage filmique que développe, souvent brillamment, le cinéaste de Buenos Aires à travers ce film s’apparente peu ou prou à celui des frères Lumière. Mais comme un rêve en couleur – et quelles couleurs ! Producteur et principal acteur du film, Viggo Mortensen y interprète un ingénieur danois, le capitaine Gunnar Dinesen, débarqué en Patagonie à la fin du XIXe siècle avec sa fille d’une quinzaine d’années, Ingeborg, pour travailler sur un camp militaire aux ambitions coloniales (où l’on s’apprête assez manifestement à massacrer quelque mystérieuse population aborigène). Bientôt, les soldats se font de plus en plus inquiétants, d’autant qu’Ingeborg apparaît comme la seule présence féminine à des kilomètres à la ronde… avant

En savoir plus

Expo • Anselm Kiefer

Un événement de la fin 2015 que l'on attend avec impatience : le Centre Pompidou, rhabillé par les toiles monumentales d'Anselm Kiefer (né en 1945). Après la grande rétrospective de Gerhard Richter en 2012, c'est un tout autre pan de « l'école allemande » qui s'exprime dans cette œuvre sombre et vertigineuse, taraudée par l'Histoire. Empâtements houleux, paysages carbonisés, inscriptions, objets rouillés accrochés à la toile, références à la Seconde Guerre mondiale, à Wagner, aux Romains, aux légendes nordiques... Environ 80 tableaux réalisés entre les années 1960 et aujourd'hui, accompagnés d'installations, de bouquins et de sculptures, nourriront cette rétrospective de celui qui se perçoit, au fond, « comme un romantique, dans le sens philosophique du terme ». Plus d'art et d'expositions Trouver une exposition à Paris Les expositions à voir en ce moment à Paris Les meilleures expositions Cecily Brown C'est à la fin des années 1990 que Cecily Brown se fait connaître, avec une série de grandes toiles qui imposent son style viscéral, chaotique, elle qui compose ses peintures comme un tourbillon de couleurs brillantes et de formes sensuelles. Débordantes d'énergie, ses œuvres troublent d'abord par leur apparente confusion, comme si on ne pouvait qu'apercevoir les choses au lieu de les voir. Le tout exhale un mélange d'érotisme, de vitalité et d'ironie, pétri de références à l'histoire de la peinture – de James Ensor à Georgia O'Keeffe, en passant par Degas... La suite John Smit

En savoir plus

Film • Fidelio, l’odyssée d’Alice

Notre sélection

Embarquer une femme dans un film nautique n’a rien d’anodin. Les vieilles légendes marines, par une superstition que l’on sait forte chez les hommes allant en mer, les ont toujours bannies des navires ; ce que le cinéma, malgré toute la facilité que celui-ci a à recréer le réel, n’a jamais tout à fait su corriger. Des récents et splendides 'Hijacking' ou 'Kon-Tiki' au plus ancien ‘Les Sacrifiés’ de John Ford, rares sont les occasions de voir voguer une quelconque actrice sur les pellicules de 8, 16 ou 35 mm. C’est d’ailleurs sous forme de documentaire qu’est né dans l’esprit de Lucie Borleteau le film ‘Fidelio, l’odyssée d’Alice’, qu’elle écrira finalement sur un bateau-container dont elle était la seule passagère et, par-dessus tout, la seule femme à bord. De l’histoire initiale, inspirée par une amie elle-même enrôlée dans la marine marchande, la jeune réalisatrice finira par développer un triangle amoureux au centre du film, porté par un impressionnant trio d’acteurs, composé d’Ariane Labed (nouvelle coqueluche du cinéma européen et prix de l'interpétation féminine), de Melvil Poupaud et d’Anders Danielsen Lie, révélation du splendide ‘Oslo 31 Août’, dont la prestation en tant que jeune dessinateur rêveur ne laisse planer aucun doute quant à son talent. Époustouflant, le jeune acteur-musicien confirme tout le bien que l’on pouvait déjà penser de lui aux côtés d’une des actrice les plus en vue du festival de Locarno - et que le public français ne devrait pas tarder à mieux

En savoir plus

Expo • Mi Buenos Aires

Après 'My Winnipeg' et 'My Joburg', la Maison Rouge s’aventure une nouvelle fois loin de Paris, Londres, New York, Berlin ou Los Angeles pour dresser le portrait d’une métropole située à la périphérie de la grande machine de l’art occidental. Comme Johannesburg avant elle, Buenos Aires devrait y révéler sa scène artistique débordante de création, tout en peignant un autoportrait composé, comme une sorte de tableau impressionniste, de petites touches d’art, d’histoire, de critique sociale et de mythologies.> Horaires : du mercredi au dimanche de 11h à 19h ; nocturne le jeudi jusqu'à 21h.

En savoir plus
Maison Rouge samedi 20 juin 2015 - dimanche 20 septembre 2015

Expo • Henry Darger

Lorsque ce petit employé sans envergure meurt en 1973, ses logeurs trouvent dans sa chambre une œuvre colossale : des centaines de toiles, ainsi que trois textes monumentaux de plusieurs dizaines de milliers de pages. Depuis, le nom d'Henry Darger est devenu le symbole de ce que l'on appelle, avec une certaine condescendance, « art brut » ou « art outsider », pour caractériser en gros un type qui ne s'est jamais pensé comme un artiste. Affranchi de tous les codes et de tous les genres, il a fomenté une œuvre visionnaire, entre la peinture de Bosch, l'imagination de Peter Pan, les comics de Superman et 'Le Magicien d'Oz' (pour schématiser). Après avoir été récemment présent lors d'expositions à la Maison rouge ou à la Halle Saint-Pierre, l'artiste américain force cette fois la porte du très officiel musée d'Art moderne, qui a récemment bénéficié d'un don de 45 œuvres de la succession Darger. De quoi confirmer ce que l'on percevait nettement depuis quelques années : l'art brut/outsider a le vent en poupe. Espérons simplement que ce nouvel intérêt des musées n'affadira pas la spontanéité et la fantaisie de ce pan alternatif de l'art, à grands coups de discours universitaires et de cartels pompeux... > Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h ; nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

En savoir plus
Musée d'Art moderne vendredi 29 mai 2015 - dimanche 11 octobre 2015

Expo • Germaine Krull

On les compte sur les doigts d'une main - allez, de deux mains -, les rétrospectives qui ont été consacrées, à ce jour, à Germaine Krull. Etonnant, quand on sait que l'Allemande fut sans doute la femme-photographe la plus respectée des avant-gardes, pour ne pas dire l'une des plus influentes de tous les temps. Encore plus surprenant peut-être : le Jeu de Paume, pourtant expert en hommages aux grandes photographes du XXe siècle, aura attendu près de dix ans depuis sa première rétrospective féminine (Cindy Sherman, 2006) avant de se tourner vers l'évidente, l'intouchable, la légendaire Fräulein Krull.C'est que la carrière de cette artiste liée corps et âme aux mouvements parisiens de l'entre-deux-guerres s'avère finalement assez courte, un brin dispersée, et que son œuvre souffre, dans l'ensemble, d'un manque criant d'archivage. Chose qui n'aura tout de même pas empêché le Jeu de Paume de rassembler un fonds significatif de tirages pour rendre hommage, l'été prochain, à ce monstre du huitième art. Au total, 150 clichés viendront retracer les pérégrinations parisiennes, les expérimentations visuelles et les innovations apportées au livre photographique qui ponctuent la vie artistique de Germaine Krull. Elle qui, malgré ses affinités avec les grandes et folles idées des avant-gardes, se montra toujours prête à sacrifier l'esthétisme et la théorie au profit du reportage de terrain - suivi, de préférence, d'une publication. Chez cette gauchiste invétérée, il s'agit d'abord de docum

En savoir plus

Expo • La Prostitution en France

Si Marie-Madeleine a longtemps rempli, à elle seule, le rôle de la prostituée dans l’histoire de l’art occidental, le XIXe siècle aura vu de nombreuses péripatéticiennes (nettement moins pieuses) faire leur entrée dans les ateliers d’artistes. Manet, Degas, Toulouse-Lautrec, Munch, Vlaminck, Van Dongen, Picasso… Autant de peintres qui ont crevé l’abcès en conjuguant le plus vieux métier du monde à l’impressionnisme, au cubisme et au fauvisme. De quoi nourrir une riche exposition socio-culturelle au musée d’Orsay, à la rentrée prochaine.> Horaires : tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h ; nocturne le jeudi jusqu'à 21h45.

En savoir plus
Musée d'Orsay mardi 22 septembre 2015 - mercredi 20 janvier 2016

Commentaires

0 comments