Lunch Beat à l'Institut Suédois

♪ Les démons de midi ♫

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Dedans / © Valérie Toumayan


60 minutes, pas une de plus. C’est le temps que vous aurez demain midi pour danser comme des fous tout en dégustant un sandwich à la viande de renne. Non, vous n’êtes pas tombé sur la tête. Enfin si, justement. Un petit peu. Voilà deux ans maintenant que l’Institut Suédois de Paris organise des Lunch Beat. Un concept de soirée adapté à la pause déjeuner. Le projet est né dans les méninges d’une jeune Suédoise, Molly Range, en 2010. Lassée de s’ennuyer le midi entre deux tranches de bureau, elle décide de convier une dizaine de potes dans un garage pour passer de la musique, manger et se défouler un peu avant de retourner travailler.

Depuis, l’idée a fait son chemin. Ayant débuté dans de modestes espaces, le projet s'est depuis invité dans des lieux toujours plus grands et visibles, a fait le tour du monde et s’est arrêté dans la capitale française. C’est vous dire si cette drôle de fête fait des émules. Même le public parisien, pas toujours enclin à bouger facilement ses fesses, se prête au jeu avec plaisir. Dans la salle de cinéma de l’Institut Suédois, les volets ont été tirés façon club. Quand la musique retentit, quelques minutes à peine suffisent pour que tout le monde se lance sur la piste. Bien sûr, le choix de l’artiste y est pour beaucoup. Pas de concerto en ré mineur, pas de chants grégoriens, mais de la bonne techno retentissante ou de l’électro bien léchée, parfait pour entraîner même les plus réticents à se laisser aller.

Dehors / © Time Out Paris - CG


Après Yan Wagner le 26 septembre dernier, c’est au tour de Superpoze de faire trembler l’heure du déjeuner. Rares sont les artistes qui déclinent l’invitation. La peur de la piste blanche s’efface vite devant l’envie de changer un peu les codes de la fête. Le Lunch Beat a des règles bien à lui, un manifeste pensé dès les débuts de l’aventure, qui dessine point par point l’esprit de l’événement. Pas d’alcool. Jamais. Le but étant de pouvoir repartir au bureau juste après, sans tituber ou vomir sur son clavier. Autre point incontournable : le Lunch Beat n’est pas une organisation lucrative. Le but est bien évidemment de rentrer dans ses frais, mais sans engranger de profit. La fête doit rester démocratique. Le banquier du coin peut venir s’y trémousser, au même titre que l’étudiant désargenté. A l’Institut Suédois, on danse et on mange pour 8 euros. Une raison de plus pour se laisser entraîner par les démons de midi.

Quelques places encore disponibles, ici.
La page Facebook à suivre pour avoir toutes les infos sur les prochains Lunch Beat, par là.

Avec l'aide précieuse de Baptiste Pepin, de l'Institut Suédois.


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