Que faire à Paris en 2014 ?

On a gardé le meilleur pour demain

'Palermo Palermo' de Pina Bausch. En juin au théâtre de la Ville

Nous avons ouï dire qu'en 2014, aucun (oui, vous avez bien lu : AUCUN) jour férié ne tombait un dimanche. Bonjour double cuites, week-ends prolongés et vacances en douce. Et s'il fallait une autre excuse pour aimer la nouvelle année, nous vous en avons trouvé douze. De quoi occuper votre temps libre, accompagner vos sorties et savourer comme il se doit le programme culturel parisien.

• EXPOSITIONS •

Robert Adams, 'L'endroit où nous vivons'

Notre sélection

Wisconsin, Colorado, Missouri, Oregon… L’œuvre de Robert Adams est indissociable du décor dans lequel elle s’inscrit, qu’on dirait sorti d’un roman de Jim Harrison, James Crumley ou Edward Abbey. Des plaines à perte de vue, des paysages à couper le souffle, un horizon grandiose, des lignes de fuite infinies. Et, posé en plein milieu, sale et tapageur : l’homme. Chroniqué depuis les années 1960 par les clichés d’Adams, l’Ouest se fait le lieu d’un corps à corps brutal entre la nature majestueuse et les stations-service, autoroutes, centres commerciaux et centrales nucléaires qui dévorent l’Eden américain.Froide, documentaire, presque comme le ferait un entomologiste, la photographie de Robert Adams tend vers la pureté, évacuant toute charge émotionnelle au profit du seul témoignage. Captant le grignotage de l’urbanisation, mais aussi les panoramas bouchés par la fumée des usines ou le désespoir des banlieues désincarnées – comme ce profil de femme qui se découpe dans l’ombre de sa maison proprette tandis que le soleil brille dans son jardin. Réunissant plus de 250 photos provenant du fonds de la Yale University Art Gallery, mais aussi les publications réalisées par Robert Adams et certains des ses textes, l’exposition du Jeu de Paume reviendra sur quarante ans de photographie. Quarante ans qui ont vu l’Ouest américain changer de visage, la beauté des contrées sauvages le disputant au désespoir de l’implantation des hommes.> Horaires : du mardi au dimanche de 11h à 19h, nocturn

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Jeu de Paume Du mardi 11 février au dimanche 18 mai

Henri Cartier-Bresson

Notre sélection

« Le photographe devra respecter l'ambiance, intégrer l'habitat qui décrit le milieu, éviter surtout l'artifice qui tue la vérité humaine, et aussi faire oublier l'appareil et celui qui le manipule. » Voilà comment Henri Cartier-Bresson (1908-2004) décrivait son travail, lui l’inventeur du concept de « l’instant décisif », qui marqua profondément notre regard sur le XXe siècle. Car se pencher sur l’œuvre de Cartier-Bresson, c’est ouvrir les archives de l’un des grands témoins de la Guerre d’Espagne, de la Seconde Guerre mondiale ou de la décolonisation.Dix ans après la disparition de « l’œil du siècle », comme on le surnommait parfois, le Centre Pompidou réunit plus de 350 tirages, films, documents et archives pour tenter de tirer le portrait du cofondateur de l’agence Magnum, célèbre pour ses cadrages au cordeau et ses clichés pris sur le vif. Et raconter, au-delà du photographe, l’engagement politique d’un homme passionné de peinture et de dessin.> Horaires : du mercredi au lundi de 11h à 21h, fermé le mardi.

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Centre Pompidou (Musée national d'Art moderne) Du mercredi 12 février au lundi 9 juin

Gustave Doré (1832-1883), 'L'Imaginaire au pouvoir'

On a tous été marqués par une image de Gustave Doré (moi c’était celle du couteau aiguisé et des yeux exorbités de l’ogre dans le 'Petit Poucet'). Artiste précoce, caricaturiste à 15 ans, Gustave Doré fut graveur, dessinateur, peintre, mais aussi sculpteur, et forgea une imagerie dont l’impact reste immense, encore aujourd’hui. En plus de sa technique graphique remarquable (et capable d’appréhender presque tous les supports), Doré, c’est surtout une esthétique marquante, tantôt sombre tantôt amusée, toujours mise au service d’une roublardise désinvolte. Lui seul a réussi à illustrer des textes déjà très imagés en imposant sa patte unique face aux mots de Rabelais, Dante, Perrault, Cervantès ou Milton, de pressentir la bande dessinée, ou d’influencer des artistes aussi différents que Van Gogh ou Terry Gilliam. Pour la première fois depuis trente ans, une rétrospective tentera de dévoiler toutes les facettes d’une œuvre colossale (plus de 10 000 pièces furent recensées à sa mort), où la noirceur, la fantaisie, le baroque, l’humour foisonnent avec une verve inégalée. > Horaires : du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, le jeudi de 9h30 à 21h45.

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Musée d'Orsay Du mardi 18 février au dimanche 11 mai

Bill Viola

Ce n’est pas tous les jours que le Grand Palais fait la part belle à la vidéo. Depuis les années 1970, Bill Viola a fait partie de ces explorateurs qui ont fait de la vidéo l’un des supports les plus intéressants de l’art contemporain. Musicien, marqué par la peinture de la Renaissance italienne, par Goya ou Bosch, l’Américain ne se cantonne pas à travailler autour de l’image, mais fait de chacune de ses projections une véritable installation visuelle, sonore, sensorielle presque, qui absorbe le spectateur.De la pièce sonore à la sculpture vidéo, du langage intimiste à des œuvres plus proches du cinéma, Bill Viola essaie sans cesse de repousser les limites de son medium pour répondre aux questions majeures de l’existence – l’exposition sera d’ailleurs construite autour des trois questions : Qui suis-je ? Où suis-je ? Où vais-je ?Reste à savoir comme le Grand Palais construira ce parcours riche de vingt œuvres magistrales, soit plus de trente écrans, pour que les heures d'images proposées ne soient pas indigestes. > Horaires : ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 20h le lundi et le dimanche et de 10h à 22h du mercredi au samedi.(Attention, les horaires sont modifiés pendant les vacances scolaires. Plus de détails ici.)

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Grand Palais (nef et galeries) Du mercredi 5 mars au lundi 21 juillet
Plus d'expositions

• SPECTACLES •

Orchidées

Le théâtre de Pippo Delbono ne laisse pas indifférent. Il émeut. Il déchire. Il détient une beauté à la fragilité dure, une puissance tourbillonnante. Chacun de ses spectacles devient alors pour ses spectateurs une sorte de rituel que l’on ne manquerait pour rien au monde. Parce qu’au fur et à mesure des années, Pippo, Bobo et les autres sont devenus comme une famille. Des parents que l’on ne voit pas assez et que l’on est toujours heureux de retrouver. Après l’émouvant ‘Doppo la battaglia’, après ‘Amore carne’, Pippo revient avec ‘Orchidées’, pièce en forme de voyage à travers l’âme humaine... Lors de notre rencontre en juin 2013, le metteur en scène italien nous confiait la difficulté avec laquelle il vivait depuis la mort de sa mère. ‘Orchidées’ évoque ainsi ce sentiment prégnant d’être perdu, « d’avoir perdu des choses précises, le sens du théâtre, de la représentation ». « L’orchidée, tu ne sais jamais si c’est vrai ou si c’est un mensonge » raconte l’homme de théâtre. Pour son spectacle, Pippo Delbono a fait appel au théâtre bien sûr, mais également à la danse, au cinéma et à la photo. Il a convoqué des pontes de l'écriture théâtrale (Shakespeare, Tchekhov) et a mélangé tout ça à son quotidien. « Un mélange explosif dans lequel tu retrouves le sens du théâtre et le sens de la vie. » Joli programme.

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Théâtre du Rond-Point Du mercredi 29 janvier au dimanche 16 février

Une année sans été

Est-ce le théâtre parisien qui ne peut plus se passer de Joël Pommerat ou est-ce le spectateur ? Assurément, les deux. Programmés à la fois au théâtre de l’Odéon et aux Bouffes du Nord, le metteur en scène nous invite cette année à de multiples voyages. On remontera même un peu nos montres avec ‘Une année sans été’. L’histoire de Gérard et Anna, 40 ans à eux deux et la valise pleine d’espoirs. Pour réaliser leurs rêves, les deux jeunes gens vont voguer jusqu’aux portes de la capitale et même au-delà du tunnel de la Manche, poussés par un besoin urgent d’écrire, de vivre, de se frotter au mouvement du monde. Le texte de Catherine Anne, inspiré de la vie de Rainer Maria Rilke, nous invite à rencontrer six personnages, à toucher du doigt leur envie de s’exposer aux autres, leur besoin violent d’amour, d’amitié, d’expériences. Un sujet fragile et universel que l’on imagine sans mal transcendé par la poésie scénique de Joël Pommerat.

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Théâtre de l'Odéon Du vendredi 4 au mercredi 30 avril

Minuit

Si vous avez aimé ‘Wu-Wei’ et que ‘L’Art de la fugue’ vous a donné envie de vivre sur un trampoline, il y a de grandes chances pour que ‘Minuit. Tentatives d’approches d’un point de suspension’ vous plaise à son tour. Car comme toujours, et en témoigne le titre de sa dernière création, il y a chez Yoann Bourgeois, un soin tout particulier donné à l’imaginaire et à la beauté visuelle. Comme si avant l’acrobatie, avant le trampoline, il y avait la poésie. Ses spectacles sont comme des histoires pleines de grâce qu’il nous raconte tendrement à l’oreille, s’offrant ici et là bien sûr quelques frayeurs avec l’apesanteur. Le résultat est un cirque onirique où l’exploit physique n’existe que pour sublimer la beauté, où il n’est jamais question d’enchaîner les numéros. Un cirque sensible, narratif, aussi fin et délicat que le fil du funambule.

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Théâtre des Abbesses Du mercredi 16 au jeudi 24 avril

Palermo, Palermo

C’est sous le soleil doré de la Sicile et au terme d’une résidence de trois semaines que Pina Bausch a monté ‘Palermo, Palermo’. Une œuvre à part entière dans son parcours de chorégraphe puisqu’il s’agit de sa première création réalisée hors des murs de Wuppertal. Scénographiée par Peter Pabst, ‘Palermo, Palermo’ commence par l’explosion d’un mur de parpaings sur toute la longueur de la scène. Un mur de ruines sur lequel les danseurs évolueront pendant les deux heures de spectacle. Nous sommes en 1989. Depuis l’île italienne, la chorégraphe allemande ressent la pression des habitants de RDA. Inspirée par les événements ou visionnaire ? Interrogée à ce sujet, la chorégraphe a toujours nié avoir été directement influencée par l’effondrement du mur de Berlin. Reste que ‘Palermo, Palermo’, par son énergie, sa rythmique et sa manière subtile de mêler l’expérience du changement aux traditions ancestrales, détonne. L’art libérateur de Pina Bausch n’a pas fini de tout faire voler en éclat.

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Théâtre de la Ville Du samedi 21 juin au samedi 5 juillet
Plus de spectacles

• CONCERTS •

Edward Sharpe and The Magnetic Zeros

Si vous ne connaissez pas leur nom à rallonge, sans doute connaissez-vous leur tube "Home" ? Un tube simple et efficace, une chanson, une vraie, à l’ancienne, dont le refrain s’entonne en chœur. Il se retient si bien, ce refrain, qu’il a fait les beaux jours de Youtube quand une petite fille de 5 ans l’a chanté en compagnie de son père à la guitare. Emmené par le charismatique Alex Ebert (et pas du tout par Edward Sharpe, qui est un personnage fictif), le groupe est un gigantesque collectif d’une dizaine de musiciens, d’où une impression de petite symphonie pop à l’écoute de leurs albums (un peu comme Arcade Fire). Leur nouvel album, 'Here', est sorti l'an dernier et reste dans cette veine pop délicate et fignolée avec amour. Les concerts du groupe ressemblent à d'improbables communions un brin hippies, où Alex Ebert semble capable de tout et n'importe quoi, incontrôlable messie en toge blanche et longue barbe, prêt à enflammer la foule grâce à son charisme. Le groupe aime la France et celle-ci lui rend bien, puisque le groupe revient au Trianon en janvier 2014.

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Olympia Mardi 28 janvier

Bootsy Collins

Bootsie Collins est sans doute la première véritable superstar de l'histoire de la basse. C'est lui par exemple qu'on entend sur le mythique Sex Machine, pépite culte du funk. Il faut dire que William Collins fait ses armes avec son frère guitariste au sein des JB’s de James Brown en personne, où il apprendra rigueur et sens du rythme imparable. C’est ensuite dans la caravane de George Clinton qu’il montera, jouant pour Funkadelic quelque temps, avant de créer son propre groupe, le Bootsy’s Rubber Band dont la discographie a été réédité en 2010 par Repertoire. Un délire mégalo amusant, dans la droite lignée de Funkadelic : costumes outranciers, science-fiction délirante, collages textuels, instrumentation orchestrale surchargée avec cuivres et tout le toutim. Commencé en 1975, ce projet solo évoque un art aujourd’hui oublié, un funk quasi progressif qui s’étire au fil de morceaux interminables pendant lesquels chœurs et instruments copulent joyeusement. Avec sa « space bass » en forme d’étoile, Bootsie produit une palette de sons étranges à partir de pédales d’effets sophistiqués qui deviendront sa marque de fabrique, sorte d’effet wah-wah au résultat improbable entre bulles qui éclatent et voix de Donald Duck... Les années 80 seront une lente descente aux enfers cocaïnée pour le bassiste qui, après des featurings pour Snoop Dogg, revient aujourd'hui pour une série de concerts exceptionnels.

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Trianon Jeudi 20 février

Black Rebel Motorcycle Club

Les Black Rebel Motorcycle Club ont le mérite de surprendre leurs fans. Capables de se rater totalement (et là on pense à 'The Effects of 333', leur 'Metal Machine Music' à eux), ils parviennent toujours à rebondir en publiant des choses excellentes. Le premier disque éponyme avait lancé le groupe sur des chapeaux de roue, le long de tubes noisy vaguement psyché rappelant The Jesus And Mary Chain, les Stones ou le Velvet Underground. Au fil des ans, les BRMC se sont intéressés au blues pour un résultat souvent enthousiasmant ('Howl', ou le récent 'Beat The Devil’s Tattoo'), sans jamais oublier leur penchant garage-noise. Il y a toujours un bon riff à sauver chez ces Américains, qui ont remplacé Nick Jago par la batteuse Leah Shapiro en 2008. On aime le son saturé des guitares, le feeling blues de la slide, l’esprit rock’n’roll des morceaux. Un groupe qui a su s’inspirer de ce qui existait déjà pour faire d’excellents albums, c’est déjà beaucoup, alors pas question de les rater au Trianon en février.

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Trianon Lundi 24 février

The Notwist

Parti d'une base punk et noise, le groupe allemand The Notwist, auteur notamment du chef-d’œuvre "Neon Golden", a peu à peu intégré des éléments synthétiques et électroniques autant que des mélodies pop et des influences jazz et avant-gardistes, soutenus par le chant de Markus Acher. Quand Radiohead se lancera dans le même genre d'expérimentations avec 'Kid A' et 'Amnesiac, le groupe profitera de leur notoriété pour s'engouffrer dans la brèche et connaître un certain succès. Aujourd'hui, The Notwist sort d'une réserve qui dura six ans pour sortir en février 2014 'Close To The Glass', dont l'extrait éponyme promet un disque passionnant, entre envolées lyriques et musique répétitive industrielle. On attend le disque avec autant d'impatience que le concert à la Maroquinerie.

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La Maroquinerie Jeudi 13 mars

• FILMS •

Nymphomaniac Part one

Scindé en deux parties par ses distributeurs, ‘Nymphomaniac’ est très clairement le film le plus attendu du début d’année. Il faut dire que le dernier Lars Von Trier bénéficie d’un casting hors norme : Charlotte Gainsbourg (avec, comme alter ego, la jeune Stacy Martin), Uma Thurman, Shia LaBeouf, Christian Slater, Willem Dafoe… Film a priori ultra-sulfureux, ‘Nymphomaniac’ ne se réduit pourtant pas au porno hardcore qu’on aurait pu imaginer. Bien plus malin que ça, Von Trier en surprendra donc plus d’un avec ce nouveau film… dont on ne peut encore rien vous dire de plus, la presse étant tenue par écrit de respecter un embargo jusqu’au 17 décembre. Patience donc, vous en saurez bientôt plus. Ah, que de préliminaires, tout de même !

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12 Years a Slave

Après ‘Lincoln’ et ‘Django Unchained’, voici donc le troisième film en moins d’un an à traiter de l’esclavage aux Etats-Unis au XIXe siècle. Et on ne peut que regretter qu’il ne soit pas sorti plus tôt : ça nous aurait au moins dispensés du pensum historique de Spielberg et du complaisant western de Tarantino. Car ’12 Years a Slave’ apparaît sans conteste comme le film définitif sur la question, l’abordant de l’intérieur en se fondant sur les écrit de Solomon Northup (brillamment incarné ici par Chiwetel Ejiofor), un homme noir et libre ayant été réduit pendant douze ans en esclavage. Autour de lui, Michael Fassbender, Paul Dano, Benedict Cumberbatch et Brad Pitt interprètent tous impeccablement leurs partitions, au gré de magistraux plans-séquences. Au final, de la même manière que ‘Shame’, précédent film de McQueen, partait de l’addiction sexuelle pour traiter plus généralement de l’addiction, ’12 Years a Slave’ ouvre son thème à l’exploitation, à la soumission à l’arbitraire d’un pouvoir. Plus qu’un film d’époque : une réflexion profonde sur les mécanismes de l’âme humaine.

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Only Lovers Left Alive

Tilda Swinton et Tom Hiddleston en vampires rock chez Jarmusch : voilà qui a de la gueule ! Mariés depuis des siècles, leurs personnages, en dépit de canines acérées, n’ont absolument pas la raideur d’un Nosferatu ou le sadisme d’un Dracula. Simplement, ils sont über-cool, et s’ennuient avec une élégance assez baudelairienne, de Détroit à Tanger. Humour, références culturelles décalées et guitares électriques les aident à survivre (avec quelques litres de transfusions sanguines) à un monde qu’ils voient s’écrouler au fil des époques. Fable mélancolique, douce et classieuse, ‘Only Lovers Left Alive’ est un film où il ne se passe presque rien, mais avec un art de vivre mortel. L’un des films de Jarmusch les plus agréables depuis longtemps.

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Wrong Cops

Depuis ‘Steak’ (2007) et ‘Rubber’ (2010), les amateurs d’humour absurde connaissent bien Quentin Dupieux, cinéaste, également producteur de musique électronique (et jouissivement régressive) sous le pseudonyme de Mr. Oizo. Et ils peuvent se réjouir, car ‘Wrong Cops’ s’affirme comme son film le plus agressivement drôle, où l’on suit une brigade de flics tous plus tarés et mesquins les uns que les autres. L’un arrête les jolies filles sous des prétextes fallacieux pour les contraindre à montrer leurs seins, un autre (Eric Judor) rêve de devenir roi de l’électro tubesque en binôme avec un type agonisant, un troisième se met en tête de parfaire l’éducation musicale d’un ado attardé interprété par Marilyn Manson… Corrompus, débiles, malsains, tous se révèlent franchement hilarants, d’autant que la réalisation elle-même bénéficie d’un humour délicieusement pince-sans-rire et d’une BO réjouissante. Inattendu, provocateur, sale, bête et méchant : ‘Wrong Cops’ a donc tout pour plaire.

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