Keith Haring, 'The Political Line'

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'Monkey', 1982 / © Keith Haring Foundation
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'Untitled', 1982 / © Keith Haring Foundation
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'Untitled', 1982 / © Keith Haring Foundation
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'The Tree of Monkeys', septembre 1984 / Courtesy Fondazione Orsi / © Keith Haring Foundation
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'Untitled', 1982 / © Keith Haring Foundation
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Vue de l'exposition / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition (Centquatre) / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition (Centquatre) / © TB - Time Out
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Vue de l'exposition (Centquatre) / © TB - Time Out
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'The 10 Commandments (détail)', 1985 / © Keith Haring Foundation
Musée d'Art moderne de la ville de Paris, Champs-Élysées & l'Ouest de Paris mardi 30 avril 2013 10:00 - 18:00
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Anti-apartheid, anti-guerre-atomique, anti-homophobie, anti-capitalisme, anti-destruction-de-l’environnement, Keith Haring (1958-1990) a milité contre à peu près tous les tords de sa société, prônant les causes qui lui tenaient à cœur et produisant tout au long de sa carrière une œuvre avant tout engagée et critique. C’est moins l’héritage artistique du peintre new-yorkais, tiraillé entre street art et pop art, que sa manière d’élaborer un langage – codifié, mordant, accessible à tous et emprunté de la BD – pour diffuser son message de justice sociale, qui forme la substantifique moelle de cette belle rétrospective du musée d’Art moderne.

De Times Square au mur de Berlin et du bicentenaire de la Révolution française à la promotion du « safe sex » pendant les années sida (dont il sera victime), le Haring du MAM lutte sur tous les fronts, propageant ses gros coups de pinceau à une vitesse folle, tout au long des années 1980. On redécouvre un observateur perspicace et satirique de son époque, soucieux de bousculer les consciences en exploitant l’espace public (rue, métro, bars…). La société de consommation, les dollars, la télé, la guerre, l’individualisme : tout le monde en prend pour son grade, au fil de ce long labyrinthe de dessins, de sculptures et de peintures, tous plus tranchants et stylisés les uns que les autres. A l’image du langage plastique de l’Américain, l’exposition prend le parti d’être très explicite : tout est détaillé, interprété, analysé, parfois au risque d’affleurer un premier degré un peu trop pédagogique. Mais qu’importe : on ne prendra que l'essentiel de toutes ces explications pour mieux se laisser emporter par cette grande cascade de formes (plus de 200 œuvres au total), dont les convictions rouges, vertes, jaunes et roses fluo font revivre, quelques instants au moins, un homme prêt à tout pour partager sa vision d’un monde meilleur.

En parallèle de l'exposition au musée d'Art moderne, une quinzaine de grands formats est accrochée au Centquatre.

Nom du lieu Musée d'Art moderne de la ville de Paris
Contact
Adresse 11 avenue du Président Wilson
16e
Paris

Heures d'ouverture Du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne (22h) le jeudi pour les expositions
Transport Métro : Alma-Marceau
Prix De 5,50 à 11 €
Site Web de l'événement http://www.mam.paris.fr