Le Cercle de l'art moderne

'La Parisienne de Montmartre', c. 1907-1910
Musée national du Luxembourg, Saint-Germain-des-Prés jeudi 20 septembre 2012 10:00 - 19:30
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Soleil sanguin, cheminées enfumées, reflets ruisselant sur l’eau… En 1874, Monet sortait ses huiles et son pinceau pour peindre le lever du jour sur le port du Havre. Sans savoir que sa toile, ‘Impression soleil levant’, allait donner son nom au mouvement impressionniste ; sans se douter que la capitale industrielle de la Normandie allait devenir, contre toute attente, l’un des centres névralgiques de l’art du début du XXe siècle.

Au milieu du XIXe, déjà, à l’heure où le Havre connaît un essor économique fulgurant, quelques grands négociants de coton et de café décident d’investir leur fortune dans les mouvements émergents du modernisme. La ville fait alors ses premiers pas dans le monde de la culture : de quoi ouvrir la voie à une nouvelle génération d’amateurs d’art qui, au tournant du siècle, s’entichent des mouvements d’avant-garde naissants. Très portés sur la jeune création, certains d’entre eux font preuve d’un flair aigu : notamment Olivier Senn, Charles-Auguste Marande, Georges Dussueil, Pieter Van der Velde et Franz Edouard Lüthy, qui s’arrachent les toiles de Van Gogh, Bonnard et autre Matisse.

Une émulation qui dépasse rapidement l’initiative individuelle pour devenir un mouvement fédérateur et influent : en 1906, les grands collectionneurs havrais créent le Cercle de l’art moderne qui, pendant quatre ans, organisera expositions, débats et concerts, pour promouvoir la création contemporaine. Impressionnisme, postimpressionnisme et fauvisme rythment ainsi la vie du Havre pendant un certain temps : on y voit défiler les toiles de Renoir, Signac, Van Dongen ou Derain, au fil des achats et des saisons.

C’est à ces amateurs d’art audacieux, qui se sont échiné à enrichir les collections de nombreux musées pour rendre leurs découvertes accessibles au plus grand nombre, que le musée du Luxembourg consacre une riche exposition cet automne. L’ensemble de leurs trésors vernis à la térébenthine, dispersés entre le Havre, Londres, New York, Venise et Zürich, devraient y être réunis.

Nom du lieu Musée national du Luxembourg
Contact
Adresse 19 rue de Vaugirard
6e
Paris

Heures d'ouverture Du vendredi au lundi de 9h à 22h, du mardi au jeudi de 10h à 20h
Transport Métro : Saint-Sulpice et Mabillon
Prix De 7,50 à 11 €
Site Web de l'événement http://museeduluxembourg.fr