L’avis de Time Out
Un peu à l’écart des autres disquaires du coin, Ground Zero s’est pourtant rapidement fait une réputation au-delà du 10e arrondissement. Il faut dire que les clients habitués de la précédente adresse, vers Oberkampf, ont suivi. Et on les comprend : la boutique dégage un je-ne-sais-quoi d’unique à Paris, et évoque les record shops à l’anglo-saxonne. Déco soignée, choix de vinyles imposant (en 33 et 45-tours), neuf et occasion, raretés et nouveautés, goodies… tout y est pour contenter le vinyl maniac (et le CD addict) en quête de nouvelles vibrations sonores.
Principalement orientée rock indé (sans oublier quelques bacs réservés à la black music et le sous-sol consacré aux musiques électroniques), la sélection étonne par sa profondeur, proposant de l’autoproduction et pas mal de petits labels français ou étrangers introuvables dans les grandes enseignes. Quoi de plus logique pour un disquaire indépendant, l’un des premiers à bénéficier du soutien financier et logistique du CALIF (Club action des labels indépendants français), que de défendre d’autres indépendants et, surtout, une culture musicale alternative ? Ground Zero ne s’y est pas trompé, et d’autres disquaires ont depuis suivi la même voie.
Auteur : Nicolas Hecht
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