Biennale des antiquaires

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Marc Newson, 'Pod of drawers', 1987 / © DR
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Peter Brueghel Le Jeune, 'Paysage d'hiver avec trappe à oiseaux' / © DR
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Commode galbée de Jean-Charles Saunier, c.1745 / © DR
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Lucas Cranach Le Vieux, 'Portrait du roi Christian II de Danemark' / © DR
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Yves Klein, 'SE 161', 1959 / © DR
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Sômen (masque d'armure japonaise), XVIIIe siècle / © DR
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Stèle de Vishnu et Lakshmi, Inde, XIe siècle / © DR
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Ossip Zadkine, 'Jeunes femmes dans un paysage', 1927 / © DR
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Statue Dogon, Mali, c. 1820 / © DR

Pour sa 26e édition, la Biennale des antiquaires confie sa scénographie à Karl Lagerfeld. Une manifestation de la « haute » (haute culture, haute joaillerie, design de luxe, galeries prestigieuses et tout le tralala), glamour à souhait, qui ira assurément comme un gant au créateur allemand, sans doute las de commenter les tenues de mariage du gotha britannique sur le petit écran hexagonal. Décorer la nef et le salon d'honneur du Grand Palais pour y accueillir 150 exposants (contre 87 il y deux ans) : voilà qui paraît autrement plus ragoûtant que de gloser sur le fond de teint de Camilla Parker Bowles ou de créer, comme il l'avait fait l'an dernier, des vitrines de Noël kitsch pour les galeries Lafayette.

Car le défi est de taille quand on sait à quel point la Biennale peut prendre, selon ses éditions, des allures de joyeux fourre-tout. Cette année, les tableaux de Pieter Brueghel le Jeune devront ainsi cohabiter avec le bleu d’Yves Klein, les bijoux de la place Vendôme ou le statuaire chinois de la dynastie Tang. Côté design, il faudra trouver un moyen de concilier le mobilier métallique de Marc Newson (Carpenters Worskhop Gallery), les meubles Louis XVI de la galerie François Léage et les commodes opulentes d’André-Charles Boulle (galerie Steinitz). Eclectique, pour le moins.

Seulement, à trente euros l’entrée, on comprend que cette Biennale reste l’apanage des professionnels du milieu, habitants du quartier et autres collectionneurs cousus d'or. Car même si, comme à peu près tout le monde, on ne peut pas s’offrir une toile de Sonia Delaunay ou une statue Dogon, on devrait quand même pouvoir se rincer l’œil devant un Cranach ou un Chagall sans avoir à faire une petite entorse à son portefeuille. Dommage.

> Horaires
: tous les jours de 11h à 20h / nocturne jusqu'à 23h les mardi 18, jeudi 20 et samedi 22 septembre / fermeture à 16h le dimanche 23 septembre.

Site Web de l'événement http://www.sna-france.com/
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