10 concerts à ne pas manquer en octobre

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Alt-J

Clairement, les Alt-J possèdent le petit quelque chose en plus qui fait la différence. Là où la plupart des nouveaux groupes indie rock paraissent tristement interchangeables, Joe Newman, Gus Unger-Hamilton, Gwil Sainsbury et Thom Green ont tracé une voie originale. Leur premier disque, 'An Awesome Wave', est un modèle de songwriting et d’arrangements, servi qui plus est par une cohérence à toute épreuve. Si la voix de Joe Newman surprend au départ par ses intonations un peu forcées, on finit par s’y accommoder d’autant plus que les mélodies sont pénétrantes et toujours servies par des idées intelligentes. Au sein d’une même chanson, les instruments et les climats se succèdent de manière fluide, tout comme chaque chanson du disque provoque une émotion différente. Sur fond de beats trip-hop, le groupe pose ses harmonies vocales et ses inventions mélodiques avec une aisance déconcertante. Ainsi vont les singles "'Breezeblocks", saccadée et entêtante (cf. l’excellent final), le plus éthéré "Tessellate" et ses arpèges charmeurs, le lumineux "Something Good" qui alterne piano et guitare avec génie, ou encore le bipolaire "Fitzpleasure" aux chœurs envoûtants. Bref, les Alt-J méritent un Pomme S. Ils sont désormais des habitués des scènes françaises puisqu'ils ont écumé diverses salles à Paris entre fin 2012 et 2013. Preuve que leur succès n'a rien d'éphémère.

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Mercredi 2 octobre
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The Babyshambles

The Babyshambles ©Camille Tissot

Babyshambles

Pas de panique pour ceux qui ont raté le concert des Babyshambles place de la République le 8 juillet dernier, le groupe s’offre un nouveau bain de foule le 3 octobre au Zénith de Paris. Finies les infidélités cinématographiques, Pete Doherty, plus souvent sur grand écran ces derniers temps que sur scène, renoue avec son premier amour. L’ex-Libertines retrouvera donc en concert ses acolytes, Drew McConnell à la basse, Jamie Morrison à la batterie et Mik Withnall à la guitare, pour présenter leur nouvel album ‘Sequel to the Prequel’, attendu dans les bacs le 2 septembre prochain. Si vous n’avez pas eu la chance de goûter aux premiers sons de cet opus sur la place parisienne, le premier extrait "Dr. NO", un hommage au premier James Bond, circule déjà sur la toile.

  1. Le Zénith 211 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Jeudi 3 octobre
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Black Strobe + Yan Wagner

Etrange créature mise sur pied en 1997 par Arnaud Rebotini et Ivan Smagghe (qui quittera le groupe après la sortie du premier album), Black Strobe puise sa noirceur autant dans le blues électrique que dans l’électro bien dark ou le black metal. Autant d’influences assimilées et resservies froides dans un LP au titre évoquant la scène metal norvégienne, notamment le one-man band Burzum : ‘Burn Your Own Church’ (2007). Une créature étrange mais d’abord plutôt facile et aguicheur ; pas de doute, le grand moustachu possède une « sacrée » collection de disques, en plus des synthés analogiques dont il a fait son outil de travail principal, et un talent certain pour la production (son épais et textures riches). Avec un seul album – mais une avalanche de singles et remixes – au compteur, le groupe au line-up bien instable a su se tailler une belle réputation, dès son morceau "Me and Madonna" en 2002, et surtout créer une énorme attente quant à son nouvel album prévu pour 2013, dont on a pu avoir un avant-goût avec le single "Boogie In Zero Gravity". Leur passage à la Gaîté Lyrique le 3 octobre, avec Yan Wagner en première partie, sera l’occasion idéale d’avoir la primeur de nouveaux morceaux.

  1. La Gaîté Lyrique 3 bis rue Papin, 3e
  2. Jeudi 3 octobre
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Lucie BEVILACQUA© Lucie Bevilacqua

Christophe : Intime Tour

Auteur de certaines des plus belles chansons d’amour ("Aline", "Les Mots bleus"), de tueries pop méconnues ("Tu es folle"), d’un album insolite et génial ('Le Beau Bizarre', en 1978), puis d’expérimentations électro-pop fantastiques dans les années 2000, Christophe est l’un des plus grands chanteurs français en activité. Un ténor de la musique, doublé d’une crème dans la vie, la vraie. Dans une interview accordée à trois heures du matin, dans son appartement du 14e arrondissement, il nous confiait son désir d’entamer enfin cette tournée en solitaire, durant laquelle il va revisiter 50 ans de carrière au piano et à la guitare acoustique. Baptisée « l’intime tour », cette série de 10 dates précède la sortie d’un nouvel album attendu avec impatience. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Christophe ne renie aucun morceau de son répertoire, classiques joués mille fois comme raretés insolites, et il réserve toujours des surprises à ses fans. Surtout, le chanteur conçoit ses concerts comme un exercice sur le fil du rasoir, un échange sans filet avec le public, où les digressions verbales sont aussi passionnantes que les chansons.

  1. Salle Pleyel 252 rue du Faubourg Saint-Honoré, 8e
  2. Samedi 5 octobre
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MGMT

En sortant 'Oracular Spectacular', les MGMT en ont agacé plus d'un, pour cause de fluo kids über cool. Ils en ont toutefois conquis bien davantage, réussissant même à surprendre leur monde avec le disque suivant, l'étonnant 'Congratulations'. Ils perdent alors en hype ce qu'ils gagnent en estime, une tendance qui pourrait (ou pas) se confirmer avec leur troisième disque, plutôt servi par de bons singles, que ce soit le très bon "Alien Days", toujours aussi psychédélique et lo-fi, ou encore l'étrange mais un peu lassant "Your Life Is A Lie". Les deux morceaux sont très différents l'un de l'autre, ce qui promet un album totalement éclectique et bigarré. Une habitude, chez eux. On en saura plus en allant les voir à l'Olympia, avec en première partie Guards.

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Mardi 8 octobre
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© Romain Joly (Le Mensuel de Rennes)

Juveniles

Les Rennais de Juveniles se sont faits connaître en quelques mois et un EP, grâce à des morceaux brillants comme "We Are Young" et "Hard Working Girl". Du post-punk intelligent, entre Smiths et Talking Heads, qui a pris une nouvelle dimension avec la sortie récente d’un album entier et du single Fantasy, un tube immédiat, dansant et accompagné d’un clip fait pour casser la baraque. Résultat, un succès, qui reste encore à confirmer, notamment en live à la Maroquinerie.

  1. La Maroquinerie 23 rue Boyer, 20e
  2. Mercredi 9 octobre
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©Benoit Peverreli

Rokia Traoré

L’électrique diva du blues mandingue Rokia Traoré chantera son dernier album ‘Beautiful Africa’. Une ode à l’Afrique, poétique et métissée, une déclaration d’amour à ce continent où elle n’a pas vraiment vécu mais où elle puise ses racines et ses inspirations musicales. Née à Bamako, Rokia est une fille de diplomate qui tangue entre le Mali et l’Europe, à l’image de sa musique. On l’a découverte dans les années 2000 avec ses trois premiers albums purement world (‘Mouneïssa’, ‘Wanita’ et ‘Bowmboï’). A travers des chants et orchestrations traditionnels tournés vers un blues-folk mandingue acoustique entendus au pays pendant les mariages et les cérémonies, elle renoue avec ses racines et fait la part belle aux chœurs féminins, au luth n’goni, au balafon et au djembé.Cette artiste charismatique au crâne rasé a de multiples talents : elle compose, arrange, joue de la guitare électrique et chante d’une voix grave voilée, habitée d’un vibrato caractéristique des griots maliens. ‘Beautiful Africa’ est dans la même veine que son album précédent ‘Tchamantché’, toujours inspiré des musiques maliennes traditionnelles mais teinté d’arrangements rock, grâce à son jeu de guitare électrique, une ligne de basse et de batterie claquante et rythmée. Elle alterne morceaux électriques et acoustiques donnant du rythme à l'album, et exprime sa vision d’une Afrique progressiste, en bambara, français et anglais, comme sur "Mélancolie" et surtout sur "Beautiful Africa", où elle répète « je t’aime Afri

  1. Trianon 80 boulevard de Rochechouart, 18e
  2. Vendredi 11 octobre
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Christophe Agou

Tindersticks

  • notre sélection

Figure du rock indé anglais des années 1990, Tindersticks a réalisé de grands disques à leurs débuts (on pense beaucoup au magnifique 'Curtains') qui ont révélé le chanteur et guitariste Stuart Staples comme un auteur important de sa génération. Si la réussite du groupe doit beaucoup à la guitare lancinante et à la voix particulière de Staples, elle doit aussi une partie de sa personnalité aux arrangements aux claviers et à l’accordéon de Dave Boulter, qui a composé certains des titres du dernier disque, 'The Something Rain' paru en 2012. Une belle réalisation qui prouve que les musiciens n’ont rien perdu de leur sensibilité en dépit des années. Après une courte séparation au milieu des années 2000, les Tindersticks continuent en effet leur bonhomme de chemin, intégrant à chaque nouvelle étape une dimension nouvelle à leur musique, toujours de façon naturelle et progressive. Quelques éléments de soul, de jazz, voire d’électro s’insèrent donc au fil des albums comme un poisson dans l’eau. Pour leurs 20 ans, les Tindersticks reviennent cette année avec un album rétrospectif, 'Across Six Leap Years', et fêtent leur anniversaire à l'Olympia.

  1. Olympia 28 boulevard des Capucines, 9e
  2. Lundi 21 octobre
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Frustration

Frustration (c) Julien Lachaussée

Buzzcocks + Frustration

Quand tout a ce goût amer de lose généralisée, il est bon de trouver des compagnons d’infortune. Les membres de Frustration (tout un programme) sont de ceux-là. Fidèle à son label Born Bad depuis 2006, le groupe n’a pour le moment qu’un LP à son actif, ‘Relax’ (2010), et quelques titres mémorables sur des EPs dont "Blind" et "Sad Face". Pas franchement des stakhanovistes de studio donc, mais vu l’originalité et l’énergie qui se dégagent de leurs compos – entre new wave, post-punk et ce que vous voudrez –, on ne s’en plaindra pas. Sur scène, le charisme de Fabrice Gilbert (chant) tranche franchement avec cette discrétion, d’autant que le groupe se fait plutôt rare en live. Enfin ça, c'était avant, car avec la sortie cette année du très bon 'Uncivilized', le groupe ne cesse de tourner et on ne s'en plaindra pas.

  1. Cité de la musique 221 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Jeudi 24 octobre
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Cheveu + Kap Bambino

Davantage connu outre-Manche qu'en France, Cheveu est en pleine ascension depuis la sortie de son album 'Mille' en janvier 2011, dont la compositrice Maya Dunietz a fait les arrangements de cordes. Un virage plus subtil pour un groupe qui pratique surtout une musique brute de décoffrage, inspirée par le blues cradingue d’un Captain Beefheart ou le garage punk des pionniers. Aux guitares sauvages d'Etienne Nicolas, s'ajoutent les effets de boîte à rythmes et le synthé psyché d'Oivier Demeaux, ainsi que la voix rocailleuse de David Lemoine, parfaite pour le genre. On se délecte sans fin de leur single "Quattro Stagioni" issu du dernier album, qui pour un peu se danserait presque. D’ailleurs le groupe s’investit à 200 % sur scène et leurs prestations live sont toujours captivantes. Ils seront accompagnés par le duo bordelais Kap Bambino.

  1. Cité de la musique 221 avenue Jean Jaurès, 19e
  2. Samedi 26 octobre
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