Agnes Obel • 'Aventine'

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A l'automne 2010, l'on découvrait avec ravissement Agnes Obel. Masquée derrière l'esthétique austère et glaciale de la pochette de son premier disque 'Philharmonics', la chanteuse danoise révélait à l'Europe toute entière une voix saisissante et un talent de mélodiste incontestable. L'épure et le minimalisme gouvernaient des compositions aux harmonies pop, lointainement influencées par une tradition folk européenne ou par le modernisme d'Erik Satie. Ces caractéristiques restent aisément palpables sur 'Aventine', nouvel album de la Berlinoise d'adoption. Un bien pour un mal en définitive, puisque si l'on se réjouit de retrouver notre belle Agnes, son piano, son violoncelle tantôt legato ou staccato, et ses discrètes harmonies vocales, d'un point de vue purement technique, la musique n'a pas évolué d'un iota. A défaut d'avoir opté pour l'aventure, Agnes Obel s'est contenté d'écrire un postlude à retardement, venant prolonger nos souvenirs impérissables de 'Philharmonics'. Pourra-t-elle continuer ainsi longtemps ? Non, car notre esprit musical, en quête de vagabondages permanents, pourrait bien se lasser. Mais doit-on pour autant lui en faire le reproche ? Absolument pas : les morceaux nous séduisent bien trop encore, pour cela. Tout en se plaçant dans une tradition scandinave, celle de jouer avec le silence pour en faire le plus esthétique des sons, Agnes Obel continue à graver dans nos tympans ses gimmicks mélodiques et son timbre vocal reconnaissable entre mille. Un timbre mis en valeur par des arrangements qui respirent et excellent en économie de notes, rappelant qu'en musique comme ailleurs, le moins est souvent synonyme de mieux.


>>> Agnes Obel, 'Aventine', sorti le 30 septembre 2013, PLAY IT AGAIN SAM


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