Alabama Shakes + Michael Kiwanuka + Willy Moon + Wild Belle

Cigale, 18e arrondissement samedi 10 novembre 2012 17:30
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Alabama Shakes joue un rock vintage patiné de soleil et une soul intense, mené par la voix éraillée de la charismatique chanteuse Brittany Howard, dotée d'une puissance émotionnelle à la Janis Joplin. Si le groupe est originaire de Géorgie, ses guitares country rappellent les chevauchées dans les grandes plaines poussiéreuses des déserts d’Alabama sous un ciel toujours bleu. Les synthés jouent des mélodies acidulées qui s’envolent sous l’impulsion du batteur et Britanny encore et toujours, nous subjugue par sa voix. Si Alabama Shakes n’a qu’un album au compteur baptisé ‘Boys and Girls’ signé sur l’excellent label Rough Trade, il affiche déjà complet à chaque concert, grâce notamment à ses pépites "Hold on", très néo farwest, et "You ain’t alone", complètement soul qui ont tourné sur la blogosphère.

Otis Redding, Bill Withers, Al Green… si ces noms là évoquent pour vous le meilleur de la soul de la Motown et des 70’s, jetez une oreille sur le premier album de Michael Kiwanuka. Ce Londonien de 24 ans à la voix chaude et sensuelle rappelle les meilleurs soulmans de la génération de papa, et pourrait bien avoir hérité de leurs talents : songwriter de chansons d’amour frissonnantes, il est doté d’une  voix profonde, puissante, au timbre chaud et sensuel qu’il utilise à merveille pour sublimer l’intensité émotionnelle de ses mélodies vintages. Il s’accompagne d’une guitare nue un peu folk comme sur "Home Again" le titre phare de son premier album éponyme grâce auquel il a décroché le très couru prix  « BBC Sound 2012 », ou sur "Always Waiting". Ces autres morceaux rappellent le meilleur de la Blaxploitation par leurs arrangements acoustiques soul, comme "Tale me a Tale", une pépite teinté d’afrobeat, "Rest" habité par la soul d’Otis Redding ou "Bones" davantage teinté de gospel et des chœurs à la Supreme. Ce jeune crooner affiche complet partout où il passe. Après un concert à Guichet fermé l'année dernière, il revient cette fois à La Cigale pour une date unique.

Grand et mince, costard blanc, chaussures pointues, clips en noir & blanc et jeux de jambes très calculés : Willy Moon est le nouvel ovni sexy de la scène rock. Talentueux, il s'est même fait repérer par Jack White, qui le programme pour une partie de sa tournée, où il interprétera ses chansons très courtes inspirées du rock des années 1950, mélangées à de l'électro d'aujourd'hui - ''She Loves Me" en est d'ailleurs un bon exemple. S’il n’a sorti à ce jour qu’un EP, il y a bon espoir que son premier album soit une vraie réussite.

 Le clip de ‘’It’s Too Late’’ de Wild Belle annonce la  couleur : effets psychédéliques, cheveux longs, pattes d’éph’, nous voilà replongés dans les sixties. Grand avantage de cet énième jeune groupe : la chanteuse a une belle voix, et sait comment s'en servir. De la musique soul, des rythmes entraînants et un saxophone pour parfaire le tout. Pour l’instant, seules trois chansons du groupe sont disponibles, mais on est impatient de découvrir les prochaines. 

Nom du lieu Cigale
Contact
Adresse 120 boulevard de Rochechouart
18e
Paris

Heures d'ouverture Les horaires d'ouverture varient
Transport Métro : Anvers, Pigalle
Prix 34€
Téléphone de l'événement 01 49 25 81 75