Gong

En 1966, l’Australien Daevid Allen co-fonde à Londres The Soft Machine, l’une des formations de rock progressif les plus fondamentales de l’histoire du rock. Un an plus tard, il ne peut plus retourner en Angleterre et s’installe en France, où il crée Gong, avec Don Cherry, Gilli Smyth et Didier Malherbe. Devenu rapidement culte, le groupe appartient à la même mouvance que The Soft Machine, Magma ou le Mahavishnu Orchestra, c’est-à-dire le rock progressif. Rock « adulte » pratiqué par des musiciens surdoués techniquement, le rock progressif intègre des éléments du jazz et de la musique classique et s’accompagne souvent d’un discours ésotérique et fantastique hérité du psychédélisme. Poussés par leurs « visions » (les hallucinogènes sont alors monnaie courante dans la "communauté" Gong), les musiciens inventent des morceaux planants et parfois complexes qui se veulent plus expérimentaux que les chansons à trois accords du rock’n’roll. Entre 1973 et 1975, Gong sort ses meilleurs disques avec le Britannique Steve Hillage à la guitare et le Français Pierre Moerlen à la batterie. Il s’agit de la « Trilogie Radio Gnome invisible » constitué de 'Flying Teapot', 'Angel’s Egg' et 'You', qui voit le groupe atteindre des sommets artistiques. Suite à ces trois albums, Gong s’oriente davantage vers la fusion jazz rock et connaît de nombreux changements de line-up et de noms, avec une longue pause durant les années 1980 : Pierre Moerlen’s Gong, PlanetGong, New York Gong, Acide Mother Gong. Depuis 2009, Gong revient sur scène avec Daevid Allen à la guitare et au chant. Steve Hillage et Didier Malherbe sont de l’aventure, mais pas Pierre Moerlen, décédé en 2005. La tournée de 2012 comprend les musiciens suivants : Daevid Allen (guitare, chant), Gilli Smyth (chant, guitare), Orlando Allen (batterie), Dave Sturt (basse), Fabio Golfetti (guitare), Ian East (flûte, saxophone). Le groupe passera deux soirs au New Morning, une salle parfaite pour ce genre d’événements rares et immanquables.