Lescop

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Lescop

Il y a quelque chose de ridicule dans l’engouement médiatique dont Lescop a bénéficié, que tout le monde avait décidé d’adopter avant même la sortie de son premier album. Consensus prémédité, coup de poker commun, impossible de vraiment savoir (bien que l’intro de "Tokyo la nuit" aurait fait un parfait jingle pour le "Grand Journal" – coïncidence ?). Quand enfin le précieux nous tombe entre les mains, une inquiétude se fait sentir : de quel côté se rangera-t-on après son écoute ? D’un point de vue presque plus politique que musical, il serait tentant de ne pas l’aimer par principe, de concéder à l’artiste quelques qualités du bout des lèvres, et de s’en tenir là. Mais jusqu’où pourrait aller notre mauvaise foi ? A contrecœur, il faut l’admettre, l’ex-chanteur d’Asyl a du talent, et sait comment le mettre en valeur. Fan des années 1980, il tire ses influences des grands de cette époque, de Joy Division, d’Etienne Daho, de Daniel Darc… Un répertoire de bon goût qu’il s’approprie pour composer une musique bien à lui. Pop-rock glacée, cold wave à la française, peu importe finalement le nom, tant que le tout sonne bien. Mis à part "La Forêt" et "Tokyo la nuit", les deux singles qui l’on fait connaitre, on pourrait retenir l’entrainante "Ljubljana", ou encore "Le Mal mon ange", digne d’un Biolay très en forme. Difficile en effet de vraiment dégager de très bons titres tant l’ensemble parait lisse et uniforme. Bon artiste et bonne musique donc, mais un album qui finalement ne sort pas du lot. Il a en tout cas toutes les cartes en main pour réussir le prochain, et donner un concert correct le 26 février 2013 à la Gaîté Lyrique.

Téléphone de l'événement 01.53.01.51.51
Site Web de l'événement http://www.popnoire.com/lescop_fr
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