Olivensteins + Magnetix + Michel Cloup Duo

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Pour ouvrir son festival, le BBMIX a choisi d'organiser une soirée 100 % rock français le jeudi 21 novembre, avec en tête d'affiche les Olivensteins. Si vous ne connaissez pas les Olivensteins, sachez juste qu'il s'agit d'un groupe originaire de Rouen, à l'époque où la ville connaissait une effervescence rock et punk (on citera notamment les Dogs, l'un des plus grands groupes français) durant la fin des années 1970. La particularité du groupe, c'est son choix de chanter du punk en français, une gageure quand on sait la difficulté de la chose. Pourtant, le groupe réussira à graver des hymnes inoubliables à la fois par l'énergie de la musique et la satire des paroles : "Je suis fier de ne rien faire", "Euthanasie" ou "Je hais les fils de riches", tout un programme. Avec le recul, ces titres sont tout simplement des tubes qui s'ignorent, mais qui ont rapporté aux Olivensteins une sérieuse fanbase, surtout depuis la réédition de leur disque par le label Born Bad il y a quelques années.

Alors qu'ils se sont formés en 1998 (!) à Bordeaux, The Magnetix n'a commencé à se faire une belle réputation qu'après avoir signé sur Born Bad à la fin des années 2000. Publiant surtout des EP depuis quelques années, le groupe trace toujours son sillon garage rock et éclectique, capable de passer de l'électrique à l'acoustique, de la saturation au son clair. Le punk et le psychobilly ne sont jamais très loin non plus dans leurs compos simples et efficaces. Leur tout nouveau EP, 'Mannix', est chanté en français, ce qui pourrait les rapprocher de la tradition des Olivensteins par exemple. On aime tout particulièrement le morceau "De pire en pire", sorte de variation sur le thème de "Louie Louie" comme l'avaient été "Smells Like Teen Spirit", "Wild Thing" et bien d'autres.

Beaucoup de groupes de rock français ne valent pas un Cloup. Co-fondateur de Diabologum dans les années 1990, Michel Cloup a gardé l’esprit et les sonorités de cette période écorchée vive, le temps révolu du grunge, du shoegaze et du noise rock. Plutôt que des mélodies traditionnelles, le guitariste propose des récits illustrés en musique, des mots scandés par une voix frêle et habitée, qui flotte par-dessus arpèges et accords lancinants. Mais Michel Cloup s’appréhende surtout comme un artiste contemplatif et mélancolique assez unique en son genre, la bande originale parfaite pour un dimanche après-midi champêtre un peu triste, par exemple.

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