Foudil Kaibou, 'Un Arabe qui cache la forêt'

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Ceux qui vont au théâtre l’auront sûrement déjà remarqué : il n’y a guère que dans les salles de stand-up que les publics se mélangent. Ados, retraités, couples et bandes de copains réunis pour combattre la morosité du quotidien. Les salles de théâtre deviennent ainsi des lieux où l’on vient enthousiaste exercer ses zygomatiques. Une décontraction qui n’est pas étrangère au théâtre de Dix Heures, véritable tremplin pour les comiques en devenir.

20h, une longue file d’attente se dessine dans le hall. Le ballet des spectateurs peut commencer. Pendant que certains sortent, d’autres entrent. On s’installe, on se met en condition.

Sur scène, c’est Foudil Kaibou, petite dégaine tranquille et sourire en bandoulière qui régale. A ne surtout pas confondre avec le petit chanteur de raï qui porte à quelques voyelles près le même prénom. Le jeune homme originaire d’Alsace commence fort. Il multiplie les jeux de mots, s’attele à quelques exercices de gymnastique faciale, tacle Al Qaeda au passage… Pas question pour lui de s’excuser de faire dans l’humour communautaire. Et à en croire le titre de son spectacle, ‘Un Arabe qui cache la forêt’, c’est même là son fonds de commerce. Un cocktail de dérision, d’anecdotes familiales, de situations cocasses et de chutes bien trouvées. Si le rythme patine parfois, il sait aussi s’emporter avec fougue, comme pendant ce sketch d’anthologie sur les différences culturelles dans l’éducation. Un bijou d’humour sociologique.

Site Web de l'événement http://www.theatrededixheures.fr/
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