Les Gens

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Enterrer et se taire «Enterrar y callar» les désastres de la guerre vers 1810-1812 GOYA - INHA/RMN collections Jacques Doucet

C’est un casting 3 étoiles que nous propose bientôt le TGP. En solo, Jacques Gabel pour planter le décor. En duo, Edward Bond au texte et Alain Françon à la mise en scène. Sur le plateau, trois hommes et une femme joués par un quatuor exceptionnel : Carlo Brandt, Dominique Valadié, Alain Rimoux et Pierre-Félix Gravière. Tout ce beau monde réuni dans un TGP tout neuf, intimiste et convivial, en plein cœur du glacial mois de janvier.

Le texte, qui ne risque pourtant pas de nous réchauffer, prend son origine dans une citation de Margaret Thatcher : « La société n’existe pas. Il y a seulement des hommes, des femmes et des familles. » Fidèle à lui-même, Edward Bond va au bout de la proposition et nous montre à quoi ressemblerait ce monde-là. L’histoire ? Une femme qui vole les cadavres pour survivre croise la route de trois tueurs bannis de chez eux. Nous voilà transportés dans une vision apocalyptique de l’avenir de notre société.

Le théâtre d’Edward Bond, c’est d’abord une fiction. Les questions sociétales et philosophiques mises en évidence ne prennent jamais le pas sur l’histoire qui est racontée. Et c’est cela qui fait la beauté de ses textes : ils sont aussi profonds que concrets, contemporains donc.  

Des 'Gens' bien ? Certainement pas. Mais bouleversants de fragilité.