Roadmetal Sweetbread

  • Théâtre
  • Expérimental
© Jan Poloczek

Devenue actrice à part entière, la vidéo s’invite fréquemment sur scène. Plus ou moins invasive, plus ou moins légitime. On l’a vue en ouverture du Festival d’Avignon 2012 (‘Le Maître et Marguerite’), au Festival d’Automne l’an dernier avec Meg Stuart (‘The Fault Lines’) et à venir dans ‘Forecasting’ à la Ménagerie de verre. C’est dire si la pratique est entrée dans les mœurs. Dans ‘Roadmetal Sweetbread’, elle est ainsi omniprésente, constitutive de l’acte scénique. Sur le plateau, un couple – pantalon marron et chemise lie de vin pour monsieur, déshabillé en satin turquoise pour madame – partage l’espace de représentation avec son double cinématographique. Scènes du quotidien projetées plus ou moins avec fidélité en fond de scène. Un « reflet » grandeur nature qui dévoile avec humour et facétie les interstices entre nos pensées et nos comportements, entre la conscience et le corps.