Paris accueille les Gay Games en 2018

Pour une fois qu'on pique un événement aux Anglais

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Presque deux ans après avoir organisé les Jeux Olympiques, Londres est défait par Paris lors de la compétition pour l'organisation des Gay Games 2018, dont l'issue se tenait hier à Cleveland, qui accueille l'événement en 2014. Attention, on entend d'ici des voix s'élever contre le communautarisme et l'absurdité d'une compétition « seulement » pour les gays. Rappelons que des sportifs gays peuvent tout à fait participer aux Jeux Olympiques « officiels » et que des hétérosexuels ont le droit – et sont même encouragés – de participer aux Gay Games. Créés en 1982 par le décathlonien américain Tom Waddell, ces jeux ont d'abord pour objectif de prôner la tolérance et le dépassement de soi. A une époque où les contrats juteux, la corruption, le business et le nationalisme ont sérieusement entaché l'image du sport en général et des Jeux Olympiques en particulier, ces Gay Games permettent donc de retrouver un esprit qu'on dira hérité du baron Pierre de Coubertin, celui que les winners détestent.

Au final, ils s'inscrivent dans une mouvance, qui voit d'autres jeux se lancer dans le bain, comme les Jeux Paralympiques qu'on connaît bien, mais aussi les Jeux Mondiaux, qui se consacrent aux sports oubliés par les JO, tels que le tir à la corde, l'ultimate frisbee (tellement badass), et le fistball (on vous laisse le soin de vous renseigner sur sa définition), et qui font défiler les athlètes en fonction des disciplines au lieu des nations. En mettant l'accent sur des sports et des sportifs amateurs, ces compétitions parallèles se veulent moins communautaristes que solidaires. Bien entendu, les Gay Games souhaitent avant tout lutter contre l'homophobie, et qui peut le leur reprocher quand on voit à quel point elle est répandue dans les milieux sportifs ?

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