Festival Le Standard idéal

Du 27 janvier au 13 février 2012 à la MC93

0

Comments

Add +
Standard idéal

Standard idéal Ouka Leele

C'est à Bobigny et plus précisément à la Maison de la culture du 93 qu'a lieu chaque année fin janvier l'un des meilleurs festivals de théâtre de l'Hexagone. Une poignée de spectacles joués sur deux ou trois jours, tous d'origine étrangère. Patrick Sommier invite en Seine-Saint-Denis des metteurs en scène espagnols, hongrois ou encore anglais à venir montrer leur dernière production. Un festival qui diagnostique l'état du monde afin de circonscrire ses failles autant que ses attentes. A l'heure où les chefs de gouvernements s'agitent aux quatre coins de l'Europe, la démarche de Patrick Sommier est furieusement à l'ordre du jour.


Le théâtre européen et ses multiples visages

Desaparecer

Desaparecer David Ruano

« Où en est le théâtre ? Où en est le monde ? Qu'est-ce qui a changé en un an ou deux, depuis la dernière édition du Standard idéal ? Tant de choses dans le monde, dans nos vies, dans notre regard sur le monde. Et comment cela s'est exprimé/imprimé sur les scènes de théâtre ? », se questionne le directeur de la MC93. Festival politique s'il en est, le Standard idéal s'inscrit fermement dans un désir de repenser les normes. Après avoir longtemps axé la programmation sur le théâtre d'expression allemande en invitant (l'immense) Frank Castorf ou encore David Bösch, le directeur consolide ses liens avec de nouvelles identités. Avec un penchant cette année pour la Hongrie, puisque sur les cinq spectacles, deux viennent du bassin des Carpates : 'Le Clavier tempéré' de David Marton et 'Les Actes de Pitbull' de Péter Kárpáti. Théâtre, opéra, philosophie, installations performatives, musique... Le langage du spectacle ne se limite pas à un seul idiome.

Quinze jours, cinq spectacles

« La curiosité théâtrale et l'ouverture sur le monde sont vraiment les mots-clés du festival. Patrick Sommier excelle dans l'art de dénicher des artistes peu connus du public mais dont le talent n'est plus à démontrer », analyse Adeline Préaud, chargée des relations avec le public. Si autrefois d'importantes compagnies se partageaient l'affiche, aujourd'hui la programmation se fait plus intimiste (cinq productions contre huit en 2010), plus risquée peut-être aussi.

Une nouvelle édition haute en couleur

Le songe d'une nuit d'été

Le songe d'une nuit d'été Alípio Padilha

Cette année pour sa neuvième édition, le festival peut donc se vanter d'une affiche particulièrement alléchante. De Lisbonne à Budapest en passant par Barcelone, ce sont des artistes des quatre coins de l'Europe qui viennent confronter leur regard sur le théâtre. Mises en perspective et prises de position, le plateau dyonisien risque de voir passer quelques perles du théâtre contemporain. Et notamment une belle interprétation en musique des contes d'Edgar Allan Poe par Calixto Bieito et une performance détonante de la compagnie Teatro Praga.

Auteur : Elsa Pereira

L’avis des utilisateurs

0 comments