38 témoins

Cinéma, Drame
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38 témoins

Une rue, la nuit. Un meurtre. Trente-huit témoins, à travers les fenêtres. Dont un seul, Pierre (Yvan Attal), dit avoir entendu des hurlements de mort cette nuit-là. Inspiré d’un polar de Didier Decoin (‘Est-ce ainsi que les femmes meurent ?’, lui-même tiré d’un fait divers des années 1960 aux Etats-Unis), ’38 témoins’ se concentre sur l’interrogation morale des témoins, plutôt que sur les enquêteurs ou sur le criminel. C’est ce qui rend le film déstabilisant. Et vraiment original. Mais n’en disons pas plus : ce serait éventer une part du suspense d’un film qui rend d’abord perplexe, puis d’un coup s’emballe et devient passionnant avec des échos du ‘Procès’ de Kafka ou de ‘Crime et Châtiment’ – même si Lucas Belvaux cite plus volontiers ‘Furie’ de Fritz Lang – avant de culminer dans une scène de reconstitution criminelle d’anthologie. Rien que pour celle-ci, le film mérite très largement d’être vu. Mais surtout, le cinéaste belge poursuit ici son parcours de moraliste, mais en l’affinant, l’asséchant, en lui donnant une opacité trouble à travers des partis-pris formels impressionnants de rigueur. Ce qui, au final, fait certainement de ce ’38 témoins’ l’un de ses meilleurs films.

Lire notre interview de Lucas Belvaux

Par AP

Détails de la sortie

Date de sortie mercredi 14 mars 2012
Durée 104 mins

Crédits

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