Sherlock Holmes 2 : Jeux d'ombres

Cinéma, Action & aventure
  • 2 sur 5 étoiles
0 J'aime
Epingler
Sherlock Holmes 2 : Jeux d'ombres

Comme les histoires du célèbre détective de Sir Arthur Conan Doyle, mises en scène par Guy Ritchie, avaient fait un carton en 2009, il était inévitable qu'une suite se prépare. Les cyniques diront que l'un des fléaux des « sequels » – la loi des rendements décroissants – était tout autant inévitable, mais cela n'empêche pas le film d'être en lui-même une complète déception.

Nous retrouvons donc Holmes (Robert Downey Jr), évidemment prêt à bondir sur les traces de son ennemi juré, le « Napoléon du crime », James Moriarty (Jared Harris). Projetant de tuer Holmes, il manigance un complot meurtrier qui plonge notre héros en dépression, jusqu'à ce que le retour de son fidèle Watson (Jude Law) le secoue de sa torpeur et le remette sur le chemin vers Paris, ou vers l'Allemagne et – inévitablement –, les chutes de Reichenbach en Suisse, détruisant tout sur son passage.

Tout cela n'est pas sans rappeler la suite de 'Pirates des Caraïbes' : encore une fois, le casting et l'équipe restent inchangés, mais un ingrédient-phare manque à l'appel. Peut-être la spontanéité, simplement. Là où le premier opus se voulait vif, l'aboutissement de toutes les scènes d'action bourrées d'images de synthèse paraît complètement mécanique. Même Downey Jr semble tenter d'incarner une sorte de Jack Sparrow, forçant sur l'eyeliner et s'autorisant quelques clins d'oeil et apartés inappropriés.

Le salut arrive cependant sous les traits de Stephen Fry, qui joue Mycroft, le frère de Sherlock, un homosexuel nanti aux manières professorales et à la culture encyclopédique. C'est surprenant de retrouver l'animateur de jeux préféré des anglais dans ce rôle, et une maigre distraction pour détourner l'attention des plaisanteries de plus en plus éculées des deux protagonistes. La conclusion ? C'est un film d'action, amusant de temps à autre, mais globalement sans surprise ni entrain : élémentaire, mon cher Watson, mais pas dans le bon sens du terme.

Par Tom Huddleston / trad. Charlotte Barbe

Détails de la sortie

Date de sortie mercredi 25 janvier 2012
Durée 100 mins

Crédits