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Critique
Exit le strass et le stress de l’événementiel, Andrea Pittaluga a pris le large. Son projet de reconversion la destinait d’abord à devenir masseuse. Après réflexion, la jeune femme franco-uruguayenne a choisi une autre manière de chouchouter sa clientèle : la toucher en plein ventre. En 2023, elle lève donc le rideau sur La Ola, un resto de résidences. Un nom comme une caresse iodée, un hommage aux vagues qui lèchent aussi bien les plages de José Ignacio (station balnéaire au sud-est de l’Uruguay où son oncle tient un resto de plage) que les calanques du Sud.
Ici, pas de carte figée, mais une programmation vivante. À la Ola, les toques invitées prennent possession des fourneaux le temps d’un pop-up pour y déposer leur univers, leurs épices et leurs racines. Khouloude Ben Thayer, Sarah Tan, Ely Tran… Quand on lui demande le point commun entre les talents qui défilent dans ses cuisines, Andréa Pittaluga répond d’abord qu’elles sont toutes des femmes. Ce n’était pas un critère absolu « mais c’est vrai que c’est mieux comme ça », nous fait-elle comprendre.
Le soir où l’on découvre les lieux, c’est la cheffe Ely Tran qui mène la danse, en attendant d’ouvrir Khantok, son propre resto, à l’automne 2025. En cuisine, ça frétille, ça crépite, ça parfume. Les assiettes fusionnent Vietnam et Laos avec une précision affolante : nem thadeua, bánh cuốn, saucisse maison et la lot… Chaque bouchée ultra-condimentée est une vague qui claque et réveille. Jusqu'au 20 septembre prochain, Charlotte Carenou prend le relais. Aucun doute : la Ola fait monter la marée des sens.
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