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Critique
À l’heure où leurs esthétiques s’homogénéisent vers des horizons toujours plus scandinaves et Brooklynesques, il était temps de donner un coup de pied dans la fourmillière du kawa de spécialité. Mi-café mi-cantine, Zitoune est l’une de ces adresses combinant carte de barista et plats regardant vers l’Afrique du Nord et le Proche-Orient.
Façon mouchoir de poche dans une rue Mazagran qu’on ne fait habituellement que traverser, le lieu nous embarque dans une ambiance chaleureuse au souffle méditerranéen. Au gouvernail de cet ancien atelier d’artiste enroulé autour d’un escalier en colimaçon rouge, on trouve Ahcène Amrouz, Gaëlle Cornibert ainsi que la cheffe d’origine iranienne Minou Sabahi. Ce midi-là, la Marzocco ronronne doucement quand on nous sert notre assiette de spaghetti boulettes (plats entre 9€50 et 13€50). En dessert, le cookie zitoune, signature sucrée de la maison (3,50 €), termine de nous câliner le palais avec son chocolat blanc relevé de morceaux d’olives noires.
Quand l’air est doux, le petit trottoir d’en face se pare de chaises dépareillées pour accueillir les mangeurs débordant sur la rue. Chez Zitoune, le bonheur, simple, peut se trouver dans une tartine de Ifelfel, salade de poivrons totémique des cuisines amazigh et algérienne.
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