Jeune sculpture, Daniel Dewar et Grégory Gicquel

Art, Sculpture
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 (Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky))
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Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky)
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Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky)
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Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky)
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Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky)
 (Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky))
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Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky)
 (Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky))
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Dewar & Gicquel / Courtesy galerie Loevenbruck, Paris, et Truth and consequences, Genève / Photo : © musée Rodin, Paris (Lola Pertsowsky)

Le penseur prend un air interloqué lorsqu'il pose les yeux sur cette étrange moitié de corps coupé au-dessus de la ceinture. Sexe nu, fesses nues, jambes nues, mais les pieds revêtus d'une paire de chaussures incongrues, qui résument bien l'humour de Daniel Dewar et Grégory Gicquel, capables de revisiter l'histoire de l'art en y apportant leur petite touche de décalage, rappelant qu'un corps pas tout à fait nu sera toujours plus subversif qu'un corps complètement dépouillé.

Autour de thèmes classiques, les vainqueurs du prix Marcel Duchamp 2012 hésitent entre un hommage au passé et une ironie bienveillante envers l'art pompeux du XIXe (comme ces éléments de salle de bains intitulés 'Allégorie') ; entre la modernité du béton et l'utilisation de techniques proches de l'artisanat. Cette fois, les deux acolytes qui travaillent ensemble depuis 1997 se sont appuyés sur le moulage à la manière de Rodin, insistant la plupart du temps sur les ornements, comme pour ce gilet de papy aux motifs torsadés.

Sans avoir forcément la puissance immédiate de certaines de leurs œuvres passées (on pense notamment à la Ferrari crépusculaire de 'Mason Massacre'), les œuvres réalisées pour les jardins du musée Rodin réussissent  à l'image de ce magma d'où jaillit un pied ou un gros orteil qui fait écho à la vitrine des pièces inachevées de Rodin , à dialoguer malicieusement avec le légendaire sculpteur mort en 1917.

> Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 17h45.

Par Mikaël Demets

Publié :

Téléphone de l'événement 01.44.18.61.10
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