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Le Quai Branly vous invite au 'Before Tiki Pop'

Vendredi dans les limbes du Pacifique


Dans l'imaginaire collectif, qui dit Hawaii dit chemises à fleurs, cocktails au rhum et moustaches frétillantes. Ce triptyque, qui rappelle les mythiques séries américaines des années 1980, prend pourtant ses racines quelque cinquante ans auparavant, quand le Texan Ernest Raymond Beaumont Gantt implanta à Hollywood son premier restaurant exotique Don the Beachcomber. De ce lieu et de sa carte mélangeant sans scrupule les cultures asiatiques, polynésiennes et caribéennes naîtra le rêve américain des mers du sud qui fit de l'archipel océanien un Club Med pour classe moyenne nord-américaine.

Toujours intéressé par les rapports entre cultures colonisées et colonisantes, le Quai Branly, à qui l'on doit déjà les sublimes 'Exhibitions' et 'Tatoueurs, tatoués', a décidé de reconstituer l'histoire de cet exotisme rêvé, de la découverte des îles du Pacifique par les explorateurs aux objets ramenés en Amérique, dans le cadre de l'exposition 'Tiki Pop' qui court du 24 juin au 28 septembre. Parmi eux, la figure centrale du tiki, premier homme et demi-dieu dans la culture maorie, que les commerciaux américains transformeront en figure de proue du kitsch des années 1950 et 1960. A défaut de trouver le Saint-Calice, Ernest Raymond Beaumont Gantt aura su créer le sien, fait de bois comme l'original et doté du même pouvoir d'éternité. La présence de son ombre au Quai Branly en atteste.

Vendredi 4 juin, le musée organisera également un 'Before Tiki Pop', invitant plusieurs artistes et artisans à animer des ateliers de création de mugs tiki, de colliers de fleurs cordyline, de tatouages éphémères et de cocktails type Mai Tai préparés par l'équipe du Tiki Lounge. En ouverture, Jimmy Virani et Ariel Wizman viendront mixer autour du thème de l'exotica pour vous faire savourer en musique le rêve polynésien.


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