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On a vu l'expo 'Europunk' à la Cité de la musique

Et voici, avant la critique, nos impressions sur le vif

  • Affiche pour la sortie de 'God Save the Queen', 1977. Sex Pistols artwork designed in collaboration with Jamie Reid © Sex Pistols Residuals

  • Affiche promotionnelle pour The Clash, album 'Clash City Rocker', 1978. © DR

  • 'Never Mind the Bollocks Here’s The Sex Pistols', LP US, 1977. Sex Pistols artwork designed in collaboration with Jamie Reid © Sex Pistols Residuals 

  • Bazooka Productions, Bazooka Production n°1, Paris 1975, collection Bernard Vidal.    

  • Fanzine Je-vous-emmerde n°1, Bruxelles 1977.    

  • Jamie Reid, 'I Hate French Cooking', 1976 © Sex Pistols Residuals

  • Malcolm McLaren et Vivienne Westwood. T-shirt 'Two Cowboys' (collection Seditionaries), 1977. Courtesy Estate of Malcom McLaren

  • Bazooka Productions, Olivia Clavel, Libération 24-25/12/1977, p. 1.    

  • Peter Saville, Fac 10 P, affiche Fact 10, Joy Division, 'Unknow Pleasures', 1979, sérigraphie sur papier, Courtesy Peter Saville. 

  • Malcolm Garrett & Linder, Buzzcocks, pochette du disque 'Orgasm Addict' EP, 1977, collage par Linder.    

  • Eric Débris, pochette de disque Métal Urbain, 'Paris Maquis', EP 1977 © Eric Débris.

  • Kiki Picasso, 'Pour une dictature graphique', maquette pour Libération 1977, bromure sur gabarit de montage, collection Kiki Picasso. 

  • Tampax & Hitler SS, pochette de leur split single, 1979.

  • Loulou Picasso, 'Machine-outil', maquette pour Un regard moderne n°5, 1978, bromure, acrylique et collage sur bristol, collection André Campana. 

  • Peter Fischli, Kleenex, pochette du disque 'Hedi's Head' EP, 1978.    

Affiche pour la sortie de 'God Save the Queen', 1977. Sex Pistols artwork designed in collaboration with Jamie Reid © Sex Pistols Residuals


Le punk au musée, vraiment ? On était dubitatif, pour tout vous dire. Comment pouvait-on exposer sur des murs l’essence de ce mouvement foutraque et rebelle, sans pour autant l’institutionnaliser ou le dénaturer ?

C’est donc avec les poches pleines d’a priori que nous nous sommes pointés hier midi à la Cité de la musique. Et finalement, ce fut une excellente surprise. ‘Europunk’ réussit à dessiner un parcours fourni et passionnant – et un poil bordélique, mais après tout, ça colle au sujet –, sans jamais tomber dans la mystification ou la facilité. Il y a bien quelques défauts, certes, mais globalement c'est bien pensé.

Chronologie sociale et politique de l’Europe des années 1970 et 1980, dates-clés du mouvement punk, affiches, vidéos, t-shirts et autres lambeaux de cette histoire-là… L’expo présente un tableau assez complet, qu’il s’agisse de la musique, de l’esprit Do It Yourself, de l’imagerie punk (via notamment le travail de Bazooka), de la réflexion politique, du contexte social et économique (photos du collectif Belle Journée en Perspective), sans oublier d’être ludique.

Alors, on va, on revient sur ces pas, on explore. A chacun de tisser les liens, de rapprocher les faits. Ici, personne ne vous prend par la main pour vous faciliter le travail de compréhension. Et tant mieux, car c’est peut-être la vraie force de cette exposition.

>>> 'Europunk', Cité de la musique, jusqu'au 19 janvier 2014.

Les concerts :

PiL, Buzzcocks, Frustration, Kap Bambino, Cheveu... Découvrez les concerts programmés à la Cité de la musique en marge de l'exposition.



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