Pol Bury, Instants donnés

Art Libre
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 (©LP/ TOP / Pol Bury, instants donnés)
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C'est au bout de la petite impasse pavée, rue Récamier, que se cache la fondation EDF dont le but est d'exposer des artistes, de soutenir des projets novateurs jouant avec les cartes d'un environnement en perpétuelle évolution. Jusqu'au 23 août, Pol Bury est à l'honneur. Décédé en 2005, il nous fait voyager dans son univers à la fois onirique et mécanique à travers quatre-vingts œuvres hypnotisantes...

On connaissait déjà ses « cinétisations » vendues dans les boutiques touristiques du centre de Paris : des images d'Epinal de la capitale retouchées (en déplaçant les bandes circulaires). Certes, elles ne font pas partie de l'exposition qui, elle, honorera plutôt les sculptures animées de ce peintre et sculpteur.

Bien que la galerie soit petite et se parcourt habituellement en peu de temps, on s'y attarde, les œuvres de Bury ayant le don de capter notre attention. Le système électrique mis en place affuble ces tableaux d'une capacité de mouvement presque imperceptible tout en les inscrivant dans une lenteur reposante. De telle façon que l'on se retrouve à fixer chaque œuvre comme foudroyé par la progression de ces formes sphériques qui semblent stagner dans leur dégringolade. Un esprit zen s'empare de nous et questionne notre rapport aux œuvres d'art en stimulant notre patience et notre concentration. L'extrême lenteur de ces minuscules déplacements crée ainsi une atmosphère vivante avec des œuvres qui laissent échapper de légers grincements respiratoires.

On vous invite de tout notre cœur à faire un tour dans ce bel espace où les enfants eux-mêmes sont désarmés face à ce manège électrique qui les amuse et les captive.

Par Louise Pierga

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