René Wirths : Jazz

Art, Art contemporain Libre
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Jazz (© C.Gaillard)
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'Fenstera', René Wirths (2014)
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L'œil de René Wirths est aussi observateur que son pinceau est joueur.

Six ans après sa dernière exposition parisienne, René Wirths revient pour une (trop petite) rétrospective dans l’annexe de la galerie Daniel Templon. Reléguée au fond de l’impasse Beaubourg, l'exposition ‘Jazz’ du peintre berlinois fait écho à celle d'Arman, ‘Accumulations’, dans sa représentation des objets du quotidien. Cependant, elle n’est composée que d’une petite dizaine de toiles et s'oppose en ce sens à celle de l'artiste franco-américain dont les œuvres représentent le précepte d'abondance. Ce qui est bien dommage car les tableaux de ce spécialiste du dessin ultra-réaliste sont si étourdissants de précision qu’ils ressemblent à des photos. Et que, fasciné, on aimerait en voir des centaines. Or, on ressort de la galerie frustré et avec l’envie de dire : « C’est un peu court jeune homme. »

Le travail de René Wirths, terriblement subtil et intelligent, mériterait pourtant une plus grande visibilité. En plus d’avoir le souci du détail et une technicité hors pair – visibles dans les jeux de lumière ou les coutures usées d'une basket –, l’artiste s’amuse surtout de la notion de figuration. Ainsi, il découpe en quatre morceaux un ciseau et n’hésite pas à détourner l’art de l’autoportrait en s’intégrant, en train de peindre, dans le bombé d’une cuillère. Mais l’image est si discrète, presqu’imperceptible, qu’on se sent comme à la frontière du réel et du songe. Ai-je bien vu cette apparition ou est-ce une hallucination ?
D’ailleurs, René Wirths se plaît tant à tromper notre œil – comme avec ce tableau dans le tableau, illusion d’immersion dans un cadre factice – qu’on finit par se demander si la prise électrique au mur fait partie de l’exposition. 

Par Clotilde Gaillard

Publié :

Téléphone de l'événement 01.42.72.14.10
Site Web de l'événement http://www.danieltemplon.com
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