Valérie Belin : Les Images intranquilles

Art, Photographie
  • 3 sur 5 étoiles
0 J'aime
Epingler
 (Valérie Belin, 'Michael Jackson #1', 2003 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles)
1/6
Valérie Belin, 'Michael Jackson #1', 2003 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles
 (Valérie Belin, 'Lido (Sans titre)', 2007 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles / © Adagp, Paris 2015)
2/6
Valérie Belin, 'Lido (Sans titre)', 2007 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles / © Adagp, Paris 2015
 (Vue de l'exposition / © TB / Time Out)
3/6
Vue de l'exposition / © TB / Time Out
 (Valérie Belin, 'Mannequins (Sans titre)', 2003 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles / © Adagp, Paris 2015)
4/6
Valérie Belin, 'Mannequins (Sans titre)', 2003 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles / © Adagp, Paris 2015
 (Vue de l'exposition / © TB / Time Out)
5/6
Vue de l'exposition / © TB / Time Out
 (Valérie Belin, 'Métisses (Sans titre)', 2006 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles / © Adagp, Paris 2015)
6/6
Valérie Belin, 'Métisses (Sans titre)', 2006 / Courtesy Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles / © Adagp, Paris 2015

Trop parfaites, trop léchées, les photographies de Valérie Belin ont comme le goût du faux. On s'y sent piégé, comme si la vérité nous mentait. A moins que ce ne soit l'inverse. C'est là toute l'ambiguïté de l'œuvre de cette artiste française, qui prend un malin plaisir à séduire notre regard pour mieux l'induire en erreur. Tout au long de l'été, le Centre Pompidou expose, en marge du parcours des collections permanentes, une trentaine de ses photos, entre sosies de Michael Jackson, poupées métisses et danseuses de French Cancan.

Ici, chaque portrait renvoie à une forme « de robotisation, de déshumanisation du vivant », confie l’artiste, qui cultive l’incertitude en exposant des corps aux faux airs de mannequins de vitrine ou d’images de synthèse. A l’époque du tout-visuel, Valérie Belin cherche ainsi à brouiller les pistes, en montrant que l’artifice n’est pas toujours là où on l’attend. Si l’exposition est un peu brève à notre goût (voyez là comme un complément de l’exposition permanente plus qu’un événement à proprement parler), elle offre néanmoins un bel aperçu de « l’inquiétante étrangeté » qu’affectionne la photographe. Ou comment interroger le rapport entre l'image et le réel, à l'heure de Photoshop.


Tous les jours sauf le mardi de 11h à
21h.

Par Tania Brimson

Publié :

Site Web de l'événement https://www.centrepompidou.fr/
LiveReviews|0
1 person listening