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Festival international du film d'environnement

Du 4 au 11 février 2014

A l'occasion du 31e Festival international du film d'environnement, 100 films et 22 webdocumentaires issus d'une trentaine de pays s'offrent au regard du public dans 10 cinémas d'Ile-de-France, et principalement au Cinéma des cinéastes (Paris 18e). Un festival hétéroclite qui peut se targuer d'être entièrement gratuit.


Ce petit bijou d'entremises et d'enchevêtrements de microcosmes est financé par la région Ile-de-France, qui s'est fixé pour objectif de réduire de 75 % les émissions de CO2 d'ici 2030 (heu... va falloir pédaler un peu, les gars) et qui entend promouvoir l'écologie et le développement durable tout en soutenant la création cinématographique. Par amour de l'art et de la biodiversité ? Certes, mais pas que... Rappelons que le cinéma fait partie des quatre plus gros secteurs créateurs d'emplois de la région. Pour une fois que ce n'est pas l'industrie de l'armement qui fait chauffer la popote, crions « youpi ! » et allons donc faire honneur aux centaines d'aventuriers du son, de l'image et de l'extrême qui gardent un œil vigilant sur la planète.


A travers sa programmation, le Festival international du film d'environnement tend à définir le concept de documentaire environnemental, avec pour colonne vertébrale l'idée que l'identité de l'homme est façonnée par la terre : une terre tantôt généreuse, tantôt appauvrie, souillée ou épuisée, fébrile et fertile, qui n'a de cesse de nourrir les hommes de peurs et d'espoirs. Pas étonnant que la question sous-jacente, pour nous autres cinéphiles et citadins occidentaux, tourne autour de la notion de progrès. L'envie de plus de confort, de plus de transports, de plus de chauffage dans le cinéma ! De plus, de plus... jusqu'à ce que l'image poignante d'un ours polaire sur un îlot de glace fondant et... déjà fondu, vienne murmurer l'idée que le progrès risque bien de prendre la forme d'une Arche de Noé.


Notre sélection par thématiques

Et pour favoriser la biodiversité des idées, nous les avons rebaptisées !

Sésame ouvre-toi (officiellement "Soirée d'ouverture")

La soirée d'ouverture projette en avant-première le film d'animation 'Tante Hilda !' avec les voix de Sabine Azéma et de Josiane Balasko. Ce fruit délectable a poussé dans le très qualitatif studio Folimage. Souvenez-vous de 'La Prophétie des grenouilles' et de ses  très quantitatives 1,2 millions d'entrées...

Cuicui les p'tits oiseaux (officiellement "Animaux")

Parmi les cinq crustacés du cinéma animalier proposés, 'Brochet comme le poisson' retient notre attention. Une femme, « Anne Brochet part à la rencontre de gens comme elle, Monsieur Pigeon, Madame Lerat, Isabelle Veaux ». Une manière brillamment farfelue d'interroger la filiation, la symbolique des noms et l'héritage que la nature nous offre.

Creuse et tais-toi ! (officiellement Exploitation des ressources et des sous-sols)

Les entrailles de la terre ont de quoi faire rêver et cauchemarder. Si vous souhaitez réviser vos cours de physique, huit créations se posent la question des enjeux énergétiques. Outre les classiques problèmes du charbon, des minerais et métaux précieux, l'angoissante 'Bataille du lithium' fait écho à nos quotidiens « Grrr j'ai plus de batterie »... Plus étonnant 'Le Sable, enquête sur une disparition' met le doigt sur une denrée convoitée, ignorée du grand public.

Métro boulot philo (officiellement Bistrot-philo)

Dans la famille « je filme donc je suis », nous demandons les deux soirées pumpidup du Bistrot des cinéastes. 'Le Cinéma et le Réel' interrogera le rôle du documentariste et de sa volonté de transparence (utopique ?). La soirée consacrée à 'L'Ethique animale', en plus de vous faire regretter votre kébab, se penchera sur la question de la sensibilité et du statut de personne morale, question qui peut se résumer comme suit : y a t-il une différence entre Margueritte la vache et moi-même ?

A la claire fontaine (officiellement Biodiversité aquatique)

Chronique d'un désastre annoncé, 'Les Invisibles de Belo Monte' donne un visage aux 40 000 familles sans-voix qui vont se faire expulser des 800 000 hectares de forêts et rivières amazoniennes réduites à peau de chagrin au profit d'un barrage hydroélectrique.

Mais il est tout vert ce gamin ! (officiellement Eco Bambin)

Et si les dessins animés étaient les mieux placés pour parler préservation de l'environnement ? Dans le génial 'Candy Tree' un petit garçon met de côté son dernier bonbon pour le planter dans son jardin...

Méditerranée je te kiffe (officiellement Focus Pays)

Zoom méditerranéen sur les créations égyptiennes, espagnoles et tunisiennes, vous pourrez choisir entre un tour en voiture au Caire, ville la plus embouteillée du monde, une descente sur un Nil malade, ou la crise immobilière espagnole. Petite préférence avouée pour l'angle original donné à la révolution tunisienne, dans 'Le Facebook de mon père'.

Dur dur le développement durable (Officiellement Enjeux sociaux du développement durable)

Les questions de l'habitat et des solidarités qui se créent autour sont mises en avant. De la cabane paisible au fond de l'Archèche (et pas du jardin) avec 'Les Ondes de Robert', aux expulsions de familles roms à Saint-Denis avec 'Le Terrain'.


Silence... action ! (officiellement Les Evènements)

Difficile de choisir entre la soirée européenne sur la lutte contre le gaspillage alimentaire avec 'The Food Savers', et les nombreuses soirées de débats qui honorent les paysans urbains dans 'Brooklyn Farmer', 'Le Pari(s) d'une nouvelle ceinture verte', ou encore la Midnight décalée autour du cinéaste Marvin Kren.

Il est bio ton déo ? (officiellement Santé et environnement)

Deux projections nous semblent incontournables. 'Cette couleur qui me dérange' se penche sur la dépigmentation des peaux de femmes noires, pour être « plus jolies ». 'In small print - La Letra pequeña' alerte sur les polluants cancérigènes qui envahissent nos maisons et nos salles de bain : meubles, détergents, crèmes, gels douches, et autres perturbateurs hormonaux et endocriniens.


Une sélection subjective grands et petits formats


Documentaires longs
'Though Bond' chronique sans appel sur le Kenya moderne et les enfants des rues.

Documentaires courts
'Alppikatu 25 - Home to the homeless', institution gigantesque pour les sans-abri à Helsinki.

Fiction longs métrages
'Night Moves' sur des militants radicaux dans une ferme de l'Oregon.

Fiction courts métrages
'Świebodzki', un espace que l'on pourrait croire vide dans l'ancienne gare de Wrocław.

Webdocumentaires
A vous de voter ! 11 films sont en compétition et visibles sur le site du festival.

> Consulter le programme complet du festival : ici.

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